23.10.2010
Le Comité des Régions roule les Etats dans la farine pour réduire leur limes en frontières administratives. Leur destruction est en bonne voie.
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05.10.2010 - La stratégie Europe 2020 doit s'inspirer du modèle de gouvernance de la politique de cohésion, déclare le CdRLa politique de cohésion de l'UE jouera un rôle clé dans la transposition des objectifs de la stratégie Europe 2020 sur le terrain. Sa principale finalité demeure toutefois de combler les écarts entre les régions. En associant tous les niveaux de gouvernement, la politique de cohésion constitue un exemple pour les pactes territoriaux destinés à mettre en œuvre la nouvelle stratégie, affirme un avis adopté aujourd'hui par le Comité des régions à l'occasion de sa session plénière à Bruxelles. Le rapporteur du CdR, Michael Schneider (DE/PPE), prévient également du danger d'une multiplication des programmes sectoriels de financement de l'UE et insiste sur la nécessité de maintenir le Fonds social européen dans le périmètre de la politique de cohésion. En vue de la réunion du Conseil informel sur la cohésion des 22 et 23 novembre à Liège, la présidence belge a demandé au Comité des régions de mettre en évidence les liens entre la politique de cohésion et les objectifs de la stratégie Europe 2020. S'exprimant hier à l'occasion de la séance d'ouverture des OPEN DAYS à Bruxelles, le ministre-président wallon, Rudy Demotte, responsable de la politique de cohésion dans le cadre de la présidence belge, a souligné la valeur ajoutée d'une telle contribution. En réponse à la demande formulée, le CdR vient donc d'adopter un avis, qui considère que la politique de cohésion et la nouvelle stratégie "vont de pair", tout en préconisant que la première reste une politique à part entière, dont les objectifs ont d'ailleurs été définis par le traité UE. Les membres du CdR insistent également pour que les initiatives "Europe 2020" n'entraînent pas une augmentation de la paperasserie pour les villes et les régions. C'est exactement ce qui se produirait si l'on introduisait de nouvelles obligations d'information, si l'on déplaçait des crédits des Fonds structurels vers de nouveaux fonds sectoriels ou si l'on retirait le Fonds social européen du cadre de la politique de cohésion. C'est pourquoi le CdR s'y oppose fermement. Le rapporteur de l'avis, Michael Schneider (DE/PPE), secrétaire d'État en charge des affaires européennes du land de Saxe-Anhalt, a déclaré: "Il est de plus en plus généralement admis que la participation insuffisante aux niveaux local et régional a contribué à l'échec de la stratégie de Lisbonne. Nous appelons donc les gouvernements nationaux à travailler en partenariat avec les villes et les régions pour définir leurs programmes nationaux de réforme dans le cadre de la stratégie Europe 2020. Nous leur demandons également de veiller à ce que tous les niveaux de gouvernement soient associés aux phases de conception et de mise en œuvre des politiques. La politique de cohésion, grâce à son approche transversale et son modèle de gouvernance à plusieurs niveaux, pourrait ainsi apporter une aide significative à la réalisation des objectifs de la nouvelle stratégie." Johannes Hahn, le commissaire européen en charge de la politique régionale, a salué l'avis et a indiqué: "Les investissements régionaux et le financement judicieux et ciblé de nos régions sont la clé pour sortir l'Europe de la crise. Nous devons préparer nos régions à la compétition mondiale, dans laquelle ce ne sont plus des pays qui vont se faire concurrence, mais des continents. En axant nos futurs investissements sur l'efficience énergétique, le développement écologique et durable, ainsi que la création de nouveaux emplois, nous obtiendrons les résultats que nous voulons atteindre dans le cadre de la stratégie Europe 2020. C'est pourquoi je remercie le Comité des régions d'avoir souscrit à cette approche. Nous pourrons ainsi travailler ensemble avec succès dans l'intérêt de tous." Pour susciter les synergies et déclencher les effets systémiques nécessaires pour engendrer une croissance intelligente, durable et inclusive, le Comité des régions a donné son feu vert à une campagne à l'échelle de l'Europe en faveur des "pactes territoriaux". Cette décision, prise lors de sa réunion de bureau, s'inscrit dans le droit fil du livre blanc sur la gouvernance à plusieurs niveaux. Le CdR appelle à des efforts convergents des institutions européennes pour soutenir ce processus et encourager la conclusion de tels pactes entre les gouvernements nationaux et les autorités locales et régionales. Mercedes Bresso, la présidente du Comité des régions, a expliqué la finalité de ce concept: "La stratégie Europe 2020 exige un large partenariat. Elle doit être mise en pratique dans chaque région et dans chaque ville au moyen de mesures concrètes et d'un partage des responsabilités entre le niveau national, d'une part, et les niveaux local et régional, de l'autre. Le CdR suivra l'ensemble du processus en publiant des rapports réguliers." La présidente du CdR a également demandé l'élaboration de nouveaux indicateurs permettant de mesurer de manière plus pertinente la prospérité, le bien-être et la qualité de la vie en Europe, comme l'a proposé M. Vicente Álvarez Areces (ES/PSE), le président de la région autonome des Asturies, dont l'avis intitulé "Mesurer le progrès – au-delà du PIB" a également été adopté aujourd'hui.
NB : A la lecture de ce communiqué de presse qui date du 5 octobre, on comprend mieux la déclaration de Mr. Magnette (voir note précédente), car il faut que vous sachiez que le Comité des Régions ainsi que l'Aerb (ARFE) et bien d'autres associations régionales sont dirigées majoritairement voire fondées purement et simplement par des intérêts allemands qui émanent soit de Länders si pas de l'Etat fédéral allemand lui-même, ou de think tanks très influents outre-Rhin dont les visées sont financièrement pangermanistes. Ce qui corrobore la thèse de Pierre Hillard. Et il ne m'étonne plus maintenant, à la lumière de ce document parmi d'autres, que les partis politiques wallons préparent presque avec allégresse les populations de Wallonie et de Bruxelles à l'éclatement de la Belgique. Elle est belle la mise en scène interprétée du Nord au Sud sur le drapeau d'une moribonde. Je vous rappelle que le 1er parti de Wallonie est le PS, que Mr. Demotte est PS, que Mr. Magnette est également PS. Mais, dès lors, je me pose une question : pourquoi le prince Philippe fut invité à la réunion annuelle du groupe Bilderberg de 2008 (je pense)? Etait-ce pour le préparer au trône suite à l'abdication d'Albert II prévue en décembre? Mais pour devenir le roi de quels peuples? Ceux de Wallonie unis à celui de Bruxelles ajoutés aux Germanophones des cantons de l'Est? C'est en effet une suggestion fréquemment retenue par les média francophones. C'est donc cela le fameux plan B dont la teneur n'a jamais été clairement établie par les politiciens en vue. Depuis les élections, je trouvais aussi que les partis francophones, à contrario des autres crises du passé, empoignaient allègrement la crise, sans amertume aucune, et même avec une décontraction nonchalante et des sourires à la pelle. La Comedia dell'Arte. Bravi signori! Vous confirmez ce que je n'ai jamais cessé de clamer autour de moi depuis mon adolescence, que vous n'étiez que des comédiens. Mais qu'est-ce au juste la "Stratégie Europe 2020"? Je suis donc retourné sur le site du Comité des Régions pour y trouver une explication :
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AN INTEGRATED STRATEGY EUROPE 2020
And The Post-Lisbon Strategy
Rencontre conjointe de think tanks dans le cadre de la consultation par la Commission sur la "stratégie post-Lisbonne". La rencontre examinera comment la stratégie post-Lisbonne doit être dessinée pour être la source des innovations systémiques nécessaires pour assurer paix, compétitivité, emploi et croissance durable. Les conclusions de la rencontre seront adressées à la Présidence Suédoise et devraient contribuer au débat dans le cadre de la consultation lancée par la Commission à l'élaboration d'une "Stratégie Intégrée Europe 2020" telle que proposée par le Président Barroso. Cette stratégie serait soumise au Conseil Européen au printemps 2010.
Si l'Europe veut être leader en matière d'innovation et pour un "agenda de transformation" comme proposé par le Président Barroso, les objectifs des innovations devront changer et la phase initiale de la stratégie "post-Lisbonne" doit être structurée autrement que la procédure qui conduisit à l'adoption de la stratégie de Lisbonne. Autorités Locales et Communautés sont le creuset de l'innovation. Une source majeure de nouvelles opportunités d'affaires sera liée à des innovations sociales et culturelles conduisant à de nouveaux "business modèle", technologies et produits facilitant le découplage entre croissance et utilisation des ressources dans des domaines comme les transports, l'aménagement du territoire, les bâtiments, la biodiversité, etc. D'autres innovations se développent déjà au plan local et concernent les buts, les attitudes et les habitudes de consommation.
Dans ces domaines plus de changements doivent être attendus dans les 20-30 prochaines années que durant les dernières cent années. L'atelier débattra d'un processus "bottom up" et "d'innovation ouverte", qui serait lancé par la présidence Espagnole pour une période de six mois et facilité par les autorités locales : " l'Europe à l'écoute des Citoyens , des Champions et tête de pelotons dans le domaine du développement durable"
22:32 Publié dans Echanges continentaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : www.europa.eu, comité des régions



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