30/07/2011

Tout le monde tient à se dédouaner face aux pressions médiatiques qui forgent l'opinion.

Pat Condell est en colère (et nous aussi) : « La violence n’est pas la réponse », notre éditorial et sa nouvelle vidéo sous-titrée

Éditorial

Pat Condell est en colère. Nous le sommes aussi. En colère contre la folie meurtrière. En colère contre l’insondable stupidité humaine. En colère contre Anders Breivik, le terroriste norvégien. En colère contre la classe médiatico-politique qui instrumentalise à qui mieux-mieux la tuerie norvégienne pour tenter de colmater les brèches de la chape de plomb du politiquement correct qui se lézardait. Le terrorisme intellectuel et l’inquisition judiciaire se refont une santé sur le dos de 76 innocents. Quelle indécence et quelle honte.

 

Ainsi lorsqu’un individu isolé commet un acte qui va à l’encontre des valeurs que l’immense majorité des islamocritiques défend, c’est ces derniers, et la critique de l’islam, qui se voient mis au banc des accusés. Mais lorsqu’un barbu massacre des infidèles conformément aux enseignements de l’islam, c’est, selon la formule consacrée, un acte qui n’a rien à voir avec l’islam et les musulmans. Admirez la logique à géométrie variable de nos bienpensants.

 

Soumises à la pression conjuguée du politiquement correct, de la judiciarisation de la parole, du multiculturalisme, de la soumission croissante de nos quartiers aux diktats et aux interdits de l’islam, nos sociétés sont de plus en plus telles des cocottes-minute au bord de l’explosion. Et les responsables de cet état de fait sont précisément les Tartuffes qui en ce moment tendent un doigt accusateur. Cruelle ironie.

 

La folie meurtrière d’Anders Breivik ne change rien à la réalité des problèmes. Absolument rien. Le climat de sexisme, d’homophobie, d’antisémitisme, de racisme anti-français et de soumission aux diktats musulmans dans un nombre croissant de nos quartiers, la désintégration de l’école républicaine (lire les extraits du rapport du Haut Conseil à l’Intégration ainsi que l’explosif Rapport Obin), les revendications religieuses et communautaristes dans les entreprises et dans le système de santé public, la halalisation des cantines, les prières de rue, etc., cette somme de problèmes chaque jour plus nombreux liés à l’islamisation de notre environnement ne sont pas moins présents aujourd’hui qu’à la veille de l’acte fou d’Anders Breivik. L’islam n’est pas moins un totalitarisme réactionnaire, archaïque, en totale contradiction avec les Droits de l’Homme, du fait des agissements criminels d’Anders Breivik. L’islam n’appelle pas moins à la mise à mort des apostats, des athées, des homosexuels aujourd’hui qu’avant l’attentat d’Oslo. L’islam ne recommande pas moins la soumission des femmes aux hommes, et des juifs et chrétiens aux musulmans aujourd’hui qu’avant la tuerie de l’île d’Utoeya. L’islam n’enjoint pas moins ses fidèles au djihad contre les infidèles jusqu’à ce « que la religion soit entièrement à Allah » (Coran 2:193) aujourd’hui qu’avant le coup de folie d’un meurtrier isolé. L’acte d’Anders Breivik n’efface pas par magie l’horreur et la violence du dogme islamique. N’en déplaise à tous ceux, et ils sont nombreux, qui s’évertuent en ce moment de nous le faire croire.

 

La lutte contre ce fascisme, cette idéologie totalitaire et réactionnaire qu’est l’islam n’est en rien un combat d’extrême-droite, mais une lutte pour des valeurs occidentales acquises de haute lutte, celles des droits de l’homme, de la démocratie et du progrès. C’est un combat qui transcende naturellement les questions d’appartenance aux différentes chapelles de l’échiquier politique, contrairement à ce qu’une caste médiatique intellectuellement malhonnête et ses grilles d’analyse obsolètes essaient de nous faire croire.

 

La violence n’est pas la réponse. La violence fait le jeu des barbus et de leurs idiots utiles. La réponse, c’est la liberté d’expression. Entière et inconditionnelle. C’est parce que sur ces sujets, nous en avons été privés au cours des trente dernières années que des cultures incompatibles avec nos valeurs ont pu prendre racine et se développer dans nos pays. C’est en reprenant possession de notre droit de citoyens à aborder tous les sujets, à les mettre sur la place publique, là où ils auraient toujours dû être, et à engager enfin un débat sans tabous que nous pourrons reprendre les rênes de notre destin et empêcher nos sociétés de basculer dans un processus irréversible de libanisation.

 

C’est la liberté d’expression que nous réclamons, et c’est elle qui est sur la sellette, aujourd’hui encore plus qu’hier.

La vidéo

http://www.dailymotion.com/swf/video/k35ff5jDrEp0eU2iwKy

Commentaires :

iskender le 30 juil 2011 à 10:12

Il y a 5 ans, j’ai passé 3 semaines en Norvège, souvent dans les endroits peu favorisés, et en contact avec la jeunesse.de Trondheim à Oslo, et jusqu”à Goteborg. Je ne peux que dire qu’a priori tout le monde y est gentil, tolérant, optimiste, intelligent et sympathique, au premier abord. Après, autre lecture. A Lillehamer, j’ai vu comment 3 femmes en niqab, en une journée, parvenait à pourrir toute l’ambiance de la ville en se montrant partout, sous l’oeil de placides Norvégiens, mi-étonnés, mi-terrorisés. Oslo, la zone à l’est de la gare centrale, le Petit Karachi comme ils disent: j’ai vu les bandes de Pakistanais qui attendaient et suivaient les filles ivres sortant de boîtes et de pubs. Vu des manifs haîneuses pro-palestiniennes devant le parlement. Vu des manifs anti-racistes, alors que je ne voyais pas de racisme. Vu à quel point les jeunes Norvégiens se moquaient de leurs origines, et ricanaient quand on leur parlait de Vikings. A l’école, m’avaient il expliqué, ils avaient des cours sur l’évitement des conflits, et tous les programmes possibles sur l’Afrique, et tous les moyens d’aider l’Afrique, et leur vision du monde pouvait chez certaines (surtout certaines), se résumer à un messianisme africain et le moindre Somalien devenait le Christ ressuscité, et la féministe la plus forcenée face ce machisme exotique se mettait à miauler, à feuler . Leur but ultime dans le vie était d’oeuvrer dans une mission humanitaire. Je n’en pouvais plus de cette grosse bonne conscience, qui faisait croire qu’en aidant le monde entier, en faisant venir le monde entier chez eux, le monde entier les aimerait.
A Gotebord, l’ambiance n’était pas meilleure. Le week end, je me souviens avoir du protéger, avec des Espagnols, des filles agressées par une bande plus ou moins kurde, dans un Mac Do. Les Espagnols et moi même avons dû leur faire une morale primitive fasciste et machiste, aux Suédois présents, en leur disant qu’il fallait protéger leurs femmes.

J’ai vu en trois semaines des sociétés dans un rapport masochiste au reste du monde, des attitudes terribles de Selbsthass, de déni. Les racines sont profondes, et j’imagine, aussi un peu luthériennes. Le pétrole n’a pas arrangé les choses.

 


 

Fahl le 30 juil 2011 à 10:38

@iskender:
“… des attitudes terribles de Selbsthass, de déni.Les racines sont profondes, et j’imagine, aussi un peu LUTHÉRIENNES”.

En quoi le luthéranisme serait-il lié à ces attitudes? Je suis Français, athée élevé dans le luthéranisme, et pourtant la haine de soi m’est un sentiment totalement étranger.
Les autres pays scandinaves sont eux aussi de culture luthérienne. Est-ce que le mode de pensée, le rapport à la Loi, à l’Etat, etc, y sont les mêmes?
Le Selbsthass dont vous parlez est-il la version “séculière” de la notion de péché qui taraude l’âme?
Merci de votre réponse.

 

iskender le 30 juil 2011 à 11:06

oui, du luthérianisme (ou calvinisme, à la rigueur, pour les Pays-bas, ou même à la limite, l’anglicanisme):les racines sont profondes. Mais il y a dans ces mouvements protestants (je ne milite pas pour la catholicisme! mon beau-père est un curé et c’est pas facile tous les jours) une volonté de ‘réforme’ qui implique un retour aux sources (imaginaires) qui intègrent le monde entier, toutes les cultures, et sûrement pas la sienne. L’autre est alors le Messie. Les pays catholiques auront une capacité de résistance bien supérieure (sans parler des orthodoxes, qui sont prêts à tirer tout de suite).
Pour connaître des spécialistes allemands de l’islam, il y a souvent chez eux (les protestants) la vague tentation de dire que l’islam est l’ultime réforme du christianisme. cf Gunther Lülling.

quoique de formation luthérienne, vous avez dû vivre dans un milieu mêlé.

Pour la haîne de soi, je vous renvoie à Freud, et mieux encore,à Ingmar Bergman! Dommage qu’il soit mort: ses films montrent les ravages du luthérianisme dans une société. La notion de faute es ttoujours présente.
Je pense plutôt que la Selbsthass a donné le péché, plutôt que le contraire. la poule et l’oeuf peut-être.
par exemple: pour les Norvégiens (et les autres dans une moindre mesure), la question essentielle est celle-ci: pourquoi suis-je plus riche qu’un Somalien? Suis je riche parce que je suis meilleur que lui? Serai-je meilleur si je l’aide? Serais je plus heureux (sinon je me saoûle, ou me suicide).

les catholiques ont inventé la confession: une idée de génie, qui a peut-être tout changé. Je vais souvent en Espagne: j’y vois des catholiques bien “tradi”: pas de haîne de soi à l’horizon: très contents d’eux.

désolé, je ne dis pas des choses trop cohérentes, mais j’ai plein de trucs à faire!

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