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03/08/2011

Ah si les Européens avaient eu le même bon sens que les Russes ont montré pour sauver leur nation dans la guerre des ventres.

Le rêve démographique russe

2.08.2011, 18:48

Photo: RIA Novosti
     

L’Allemagne est le dernier pays de l’UE en termes de taux de natalité. En 2010 il y a eu seulement 8,3 nouveau-nés sur 1 000 habitants. C’est l’Irlande qui affiche le meilleur résultat avec 16,5 nouveau-nés sur 1 000 habitants. Quant à la Russie, elle est au-dessus de la moyenne européenne et a toutes les chances de réaliser son rêve démographique.

La population de la planète est en progression constante. Mais ce sont les pays africains, l’Inde et la Chine qui sont les moteurs de cette croissance. La situation en Europe est toute autre : en 2050 la population européenne sera moins nombreuse qu’en 2005.

Déjà aujourd’hui pour pouvoir se renouveler les pays d’Europe doivent avoir 50% de familles à trois enfants ou plus, explique Anatoly Antonov, le chargé de cours en sociologie de famille et de démographie à l’Université d’Etat de Moscou :

« Dans notre pays il n’y a que 6% de familles à trois enfants ou plus. En Europe elles sont 12 ou 15%. Mais le niveau de vie en Europe est deux ou trois fois supérieur. C’est pourquoi il y a deux fois plus de familles nombreuses. Mais ce chiffre est toujours inférieur à la normale. Cela explique pourquoi ni en Europe, ni en Russie il n’y a de renouvellement de la population. C’est-à-dire la génération des filles ne vient pas remplacer la génération des mères d’où la diminution de la population ».

Ces derniers temps les chercheurs parlent beaucoup de la théorie de genre qui explique pourquoi les parents modernes ne veulent plus avoir plus de deux enfants, dit le directeur adjoint de l’Institut de démographie auprès de l’Université d’Etat-Haute Ecole de l’Economie, Sergueï Zakharov :

« Dans les conditions où la famille a deux sources de revenus c’est-à-dire que le mari et la femme travaillent tous les deux, le taux de natalité élevé est, en principe, impossible. Il faut développer la structure sociale, il faut rendre les écoles maternelles plus accessibles, il faut aménager les horaires de travail pour les femmes afin que la vie de famille n’entre pas en conflit avec les considérations de carrière. Les pays qui ont su remédier à ce problème, sont gagnants côté natalité ».

Depuis 2006 on observe en Russie une hausse constante du nombre de nouveau-nés. Cette dynamique positive est expliquée en partie par la mise en place de ce qu’on appelle le « capital maternel ». C’est une mesure des autorités russes destinée à encourager les femmes à avoir le deuxième enfant. Ce « capital maternel » peut être utilisé pour acquérir un bien immobilier, éduquer ses enfants, intégrer la retraite déjà cumulée de la mère voire pour acheter une voiture ou rembourser de façon anticipée un crédit auto.

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