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04/08/2011

Angela Merkel est mise au pilori dans son parti et une majorité de personnages influents. Sa conduite des affaires européennes déçoit.

Révolte contre Angela Merkel dans ses propres rangs                       
3 août 2011 - 19:08

3 août 2011 (Nouvelle Solidarité) — Une faction battante de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) d’Angela Merkel a lancé une offensive contre la Chancelière et ses politiques intérieures et européennes. Cette faction a choisi comme porte-parole Erwin Teufel, l’ancien Premier ministre de Bade Wurtemberg (1991-2005). Dans une déclaration d’une page dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung du 31 juillet, il affirme que l’Europe doit être rebâtie à partir de la base, afin de servir le citoyen plutôt que les banques.

Une restructuration de la dette dans les pays surendettés de la zone euro, comme la Grèce, est la seule solution viable, estime-t-il, en fustigeant le sommet du 21 juillet de l’UE et plus encore les négociations préparatoires de la veille entre Angela Merkel, Nicolas Sarkozy et Jean-Claude Trichet. Il note que d’importants éléments des critères de stabilité établis « ont été balayés en une seule nuit par les chefs d’État et de gouvernement. Comment peut-on demander la loyauté des citoyens envers le droit, si leurs chefs d’État et de gouvernement ne respectent pas la loi et les traités en vigueur ? »

Les citoyens n’ont plus confiance en leurs dirigeants, constate Teufel, et pour cause. « Aucun d’entre nous n’est au-dessus de la loi. Telle est l’essence même de l’Etat. » Le FAZ annonce la déclaration de Teufel à sa une sous le grand titre : « Des chefs d’Etat en violation de la loi. » Puisqu’il laisse entendre que les hommes politiques violent la constitution, ses propos peuvent être interprétés comme un appel implicite à la Cour constitutionnelle à restreindre la politique de Merkel. Teufel fait aussi référence aux valeurs chrétiennes, qui constituent le « C » de la CDU, qui sont bafouées par la politique de la Chancelière, laquelle préfère de fausses valeurs mesurées en termes monétaires.

Teufel, un homme politique très estimé, a immédiatement reçu le soutien d’importants dirigeants de la CDU, comme le Premier ministre de la Hesse, Volker Bouffier, l’ancien dirigeant du groupe parlementaire Friedrich Merz, le chef du groupe parlementaire de la Thuringe Mike Mohring, et le chef des petits et moyens entrepreneurs de la CDU/CSU Josef Schlarmann.

Avant la déclaration de Teufel, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schaeuble avait démontré la folie régnant à Berlin dans une tribune du Financial Times du 29 juillet, co-signée avec son nouvel homologue français François Baroin, s’engageant à défendre l’euro à tout prix. « Nous persévérerons et surmonterons tout obstacle qui puisse survenir sur la voie que nous avons choisie, écrivent-ils. C’est seulement en faisant évoluer les structures institutionnelles de l’Union monétaire européenne de telle manière que les membres de la zone euro soient obligés d’adopter une ligne économique et budgétaire qui traduise une responsabilité commune vis-à-vis de la monnaie unique [c’est-à-dire un gouvernement européen] que nous relèverons les défis qui nous attendent. »

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