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04/08/2011

La Russie vient de valider la condamnation de Damas au Conseil de Sécurité des Nations-Unies. Sa servilité, depuis 1999, écoeure.

Libye – De quelques médiamensonges de cette guerre

Verbatim :: Jeudi, 4 août 2011 :: Jacques Borde

Libye – De quelques médiamensonges de cette guerre

Q – Peut-on vraiment soutenir que la Guerre de Libye est une guerre énergétique ?

Jacques Borde – Oui. Mais pas seulement ! Pourquoi, nos gouvernements noient-ils la Libye sous les bombes ? Vaste question. Nous ne le saurons vraiment que dans une dizaine d’années, au minium, quand les documents auront été déclassifiés. C’est une guerre géopolitique donc, quelque part, une guerre énergétique.

Notez que je ne suis pas le seul à le dire. William Blaine Bill Richardson III, ancien Secrétaire US à l’Énergie (de l’administration Clinton), est encore plus catégorique que votre serviteur, affirmant, à propos de la via factis occidentale en Libye, qu’« Il y a un autre intérêt et c’est l’énergie. La Libye est parmi les 10 principaux exportateurs de pétrole dans le monde. Vous pouvez dire, en toute certitude, que la hausse du prix du pétrole aux États-Unis est due à l’arrêt de la production en Libye. Aussi ce n’est pas un pays sans importance et je pense que notre engagement est justifié ».

Q – Est-elle, au moins, la guerre humanitaire que prétendent ceux que vous appelez les « Quatre âniers de l’Apocalypse » ?

Jacques Borde – Là nous parlons du médiamensonge primal. Celui qui, depuis le début de cette affaire, sert de viatique à MM. Cameron, Sarkozy, Hague et Juppé pour justifier leurs agissements. Hélas, leur argumentaire ne tient pas la route.

Q – Dans quel sens ?

Jacques Borde – Dans un article du Boston Globe, le Pr. Alan J. Kuperman, de l’Université du Texas et auteur de The Limits of Humanitarian Intervention, est revenu sur les annonces de massacres à Benghazi, par lesquelles le président nord-américain, Barack H. Obama, à justifié l’intervention en Libye.

Il y a fait remarquer que depuis les presque deux mois qu’a duré le siège de Misrata, les données publiées par Human Watch montrent que, pour une population d’environ 400.000 habitants, seules 257 personnes, y compris les combattants, ont été tuées, et que parmi les 949 blessés, seulement 22 étaient des femmes. Notez que ces pertes incluent, forcément, les victimes des insurgés pro-occidentaux et celles causée par les Guernica ininterrompus des appareils de l’Axe atlantiques. Acteurs dont il ne serait pas surprenant d’apprendre, un jour, qu’ils ont été les principaux contributeurs à ces pertes civiles…

En revanche, ce ratio des pertes civiles montre bien que Kadhafi n’est pas en train de massacrer délibérément sa population, mais que les forces loyalistes ciblent les contre-révolutionnaires pro-occidentaux qui se battent contre le pouvoir issu de la Révolution des officiers libres.

Le Pr. Kuperman fait remarquer que le massacre des civils de Misrata n’a tout simplement pas eu lieu. Pas plus que celui d’une autre ville. Ces éléments démontrent clairement, nous dit-il, que le massacre de Benghazi n’aurait pas davantage eu lieu non plus, en cas de prise de la ville par les forces loyalistes et qu’il ne s’agit, en l’espèce, que de propagande de guerre. Le Pr. Alan J. Kuperman rappelle également que, dans son discours du 17 mars 2011, quand Kadhafi a promis d’aller à Benghazi, « maison par maison », chercher les rebelles, il a, aussi, promis l’amnistie à ceux qui déposeraient les armes, montrant là que c’était bien les insurgés pro-occidentaux qui étaient visés, et non les civils.

Q – Mais l’Otan a présenté ses excuses…

Jacques Borde – Et ça vous suffit ? Cette manière de se défausser donne véritablement le vertige. Je tue, et, après, je demande pardon ! Cool, pourquoi s’arrêter, alors ? Et si Eichmann s’était simplement excusé lors de son procès à Jérusalem, cela aurait-il justifié son acquittement ? Notez, en passant, que grâce au double jeu des Services de Renseignements de l’Allemagne fédérale, il avait déjà échappé à la justice française pour l’assassinat de Jean Moulin…

Q – Sinon, pensez-vous que les dirigeants occidentaux ont été abusés par les insurgés et leurs mentors ? Ou qu’il s’agit d’une opération de mystification visant à justifier leur via factis sur la Libye?

Jacques Borde – Clairement, la seconde hypothèse. En l’espèce, il s’agit d’un grossier travail de manipulation, voire de déception comme disent les gens du Renseignements. Les bellicistes occidentalo-centrés – qu’ils soient Américains, Britanniques, Français, ou appartiennent à la mangeoire des pseudo intellectuels-spécialistes arabo-musulmans qui se disputent leurs passages sur les plateaux télés, n’a aucune espèce d’importance – nous récitent, comme un mantra rouillé, cette affirmation des massacres annoncés de Benghazi et Tobrouk. Leur logorrhée ne repose sur rien de d’objectif.

Elle relève du montage grossier. Comme le fut l’Opération Himmler ou Incident de Gleiwitz qui, le 31 août 1939, a servi de prétexte aux hitlériens pour déclencher la guerre contre la Pologne…

Q – Pouvez-vous nous en dire plus ?

Jacques Borde – C’est un classique du genre. Un commando de SS et d’opérationnels du SD nazi, déguisés en soldats polonais, ont attaqué l’émetteur radio frontalier de Gliwice (Gleiwitz, en allemand) et ont diffusé un message appelant la minorité polonaise de Silésie à prendre les armes. Ce prétexte, repris par le propaganda staffel nazi comme casus belli, permit à Hitler dès le jour suivant d’attaquer la Pologne, entraînant la déclaration de guerre de la France et du Royaume-Uni, et la 2ème Guerre mondiale.

Cette action surnommée Opération Himmler fut dirigée par l’agent du Sicherheitsdienst (SD) Alfred Helmut Naujocks – lisez son livre[1], il est très éclairant des dessous de l’hitlérisme – sous les ordres de Reinhard Heydrich[2]. Des détenus, provenant de camps de concentration tués et habillés avec des uniformes de l’armée polonaise, furent abandonnés sur place comme « preuve » (sic) de l’attaque.

Q – Un peu cousu de fil blanc, tout de même ?

Jacques Borde – Si. Mais, ce sont les vainqueurs qui écrivent l’Histoire ! Reinhard Heydrich dira, à propos de Gleiwitz : « Quand les blindés rouleront, plus personne n’en parlera ». C’est la défaite de l’Axe et la victoire des Alliés – et de la France Libre, j’y tiens – qui a permis de faire de l’incident de Gleiwitz un cas d’école dans le domaine de la manipulation. Mais prenez l’Affaire des couveuses de Koweït-City et des Armes de destruction massives (ADM) de Saddam Hussein. Avec, en point d’orgue le numéro de cirque, le 5 février 2003, du général (CR) Colin L. Powell, devant le Conseil de sécurité des Nations-unies, avec son éprouvette-bidon.

C’est bien l’appartenance des auteurs de ces forgeries avérées au camp de l’Occident qui fait qu’ils ne croupissent pas aujourd’hui derrière les barreaux, non ? En ce qui concerne les forgeries mises en place pour déclencher, et poursuivre, la Guerre de Libye, j’ai plus d’espoir dans l’avenir…

Q – Donc, c’est clair, pour vous, il y a bien eu manipulation et forgerie ?

Jacques Borde – Oui. Mais plus encore quant aux effets. En effet, comme le note le Pr. Kuperman, cette manipulation, et la guerre qui en a découlé, a eu deux effets pervers majeurs :

1. La guerre civile libyenne serait déjà terminée sans la via factis décrétée par Washington, Londres et Paris.

2. À l’avenir, des rebelles comme ceux de Libye, seront enclins à provoquer et exagérer l’action des gouvernements contre lesquels ils se soulèvent, pour pousser à une intervention militaire extérieure. C’est déjà le cas en Syrie…

Q – Et l’argument d’un Kadhafi s’accrochant au pouvoir ?

Jacques Borde – Certes, le Guide Libyen a passé 42 année fidèle au poste. Mais, primo, en quoi est-ce une raison pour le déboulonner ? Le record de longévité des hommes politiques n’est, d’ailleurs, pas détenu ni par Kadhafi, encore moins par les Africains comme beaucoup le croient, mais par les Occidentaux eux-mêmes.

Non sans humour, Jean-Paul Pougala[3] est revenu sur ce point précis. Je vais donc vous citer TROIS exemples de TROIS pays qui bombardent la Libye, et qu’il nous donne :

Pays n°1 – Les États-Unis. « L’ancien membre du Ku Klux Kan, Robert Byrd, qui a reconnu dans ses mémoires en 2005 avoir orchestré une manœuvre au Congrès américain en 1964 pour retarder la loi sur les droits civiques des Noirs, a siégé au Sénat Américain de façon ininterrompue pendant 56 ans », ce jusqu’à sa mort, en fait, le 28 juin 2010. « Cela fait 63 ans au total en ajoutant les 6 ans qu’il a passé à la chambre des Représentants, où il est entré le 20 janvier 1953 lorsque le président Harry Truman cédait sa place à la Maison-Blanche à Dwight Eisenhower et il en est reparti seulement qu’à cause de la mort, sous la présidence Obama ». Avant lui, Carl Hayden « a été sénateur pendant 56 ans et 319 jours, de 1912 à 1969. Et bien d’autres encore. Lorsqu’on sait qu’un sénateur Américain est dix fois plus puissant qu’un chef d’État Africain, cela donne une idée de la profondeur de cette longévité politique ».

Pays n°2 – la France, ensuite où Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités & de la Cohésion sociale « a depuis 23 ans (1988) pris la succession de son père Jean Narquin qui avait été pendant 20 ans député du Maine-et-Loire de 1968 à 1988 ». Son fils, Pierre Bachelot, entre au parlement dès l’âge de 22 ans comme assistant de… Roselyne Bachelot ! Quelle chance ! Roselyne Bachelot devient ministre de la santé en 2007. La même année Pierre Bachelot est nommé à l’Inpes[4]. Quel mérite.

Pays n°3 – l’Italie. Giulio Andreotti y a été élu député en 1946 et « aujourd’hui il vote comme sénateur à vie, c’est dire depuis 65 ans (…). Il a ainsi cumulé ses fonctions de député et de Président du Conseil Italien, poste qu’il a occupé SEPT fois en 20 ans, du 17 février 1972 au 24 avril 1992. Pendant ce temps, son parti est resté au pouvoir sans interruption de 1946 à 1992, c’est-à-dire QUARANTE-SIX ans. Et ne sera balayé que par la justice pour corruption ». Pour comparaison, Kadhafi n’a fait que 42 ans, et n’a pas été soupçonné de collusion avec la Mafia. C’est cela la démocratie qu’il est si urgent d’exporter, par l’acier et par le feu, en Libye ?

Q – Autre question, pour vous l’Otan ne peut pas vaincre en Libye ?

Jacques Borde – Tout dépend de ce que l’on entend par victoire. Pour que le carnage imposé par les Otaniens soit « rentable » (sic) en Libye, il faudrait que l’éventuelle victoire sur le terrain – repoussée à des calendes désormais automnales, à en croire des prévisionnistes de l’Otan – soit durable. Or aligner des corps sans vie de loyalistes, et de civils, le long des routes n’est pas un gage de durée. Pour peu, bien sûr, que les Otaniens dégagent du pouvoir les loyalistes ! Car, comme l’a rappelé, Seïf el-Islam, « Dans l’histoire, aucun pays n’a conquis la victoire avec des espions, des traîtres et des collaborateurs (…) l’Otan, c’est vous les perdants ».

La phrase n’est pas sans emphase. Mais, concernant le cas libyen, elle est plutôt juste. On voit mal comment le marais (pour ne pas dire le cloaque) politique constitué par les insurgés pro-occidentaux pourrait accoucher de quelque-chose de pérenne. Or, l’Irak et l’Afghanistan l’ont amplement démontré, s’emparer par la force d’un pays n’est pas le plus difficile d’une conquête dans l’Orient compliqué. C’est l’après qui pose problème. Et, concernant la Libye, la conquête elle-même est toujours en devenir…

Q – Suite au voyage de Kirsan Ilioumjinov de la Fédération internationale d’échecs (FIDE) à Tripoli, s’est posé la question de l’opportunité de l’autorisation de l’Otan, en amont. Que penser de ce débat ?

Jacques Borde – Encore un médiamensonge, qui pose, en fait, plusieurs questions fondamentales. La première est de savoir pour certain type de déplacements – comme atterrir directement à Tripoli, sans faire l’étape intermédiaire de Djerba – s’il n’est pas, effectivement, opportun, si ce n’est indispensable, pour d’évidentes questions de sécurité de demander le feu vert de l’Otan. Là c’est selon.

Un exemple simple : Une ONG, l’Observatoire International Pour la Paix en Libye, qui a tenté (sans hélas y parvenir, mais qui ne tente rien, n’a rien !) de négocier une autorisation se se poser à l’aéroport de Tripoli, a dû y renoncer. Dans ce cas d’espèce, l’autorisation préalable peut apparaître comme un passage obligé compte tenu de la No Fly Zone mise en place par les Otaniens. Ces messieurs ayant la détente plutôt facile, comme le prouve amplement la litanie de victimes civiles innocentes tombées sous leurs GBU et autres engins de mort du même acabit, s’assurer de pouvoir arriver entier à destination semble une requête raisonnable pour tout voyageur à destination de la Tripolitaine.

Q – Peut-on passer outre ?

Jacques Borde – Techniquement, pourquoi pas ? L’option comporte une dose de risque calculé. Juridiquement, ça ne pose vraiment pas de problème. Éthiquement, encore moins ! Ni l’Otan, ni même l’Onu ne sont des divinités devant lesquelles on a obligation de génuflexion ! Le respect n’est pas un dû. Quelque part, il se mérite. Et concernant ces deux-là, la route est longue pour qu’ils aient droit au mien !

Q – Savez-vous si des personnes ont tenté de passer outre ?

Jacques Borde – De violer le blocus aérien otanien ? Je n’en ai aucune idée. Je crois que tous les périples tripolitains ont, à ce jour, impliqué une escale tunisienne (Tunis ou Djerba), parfaitement autorisée. Le seul projet de violation de l’embargo aérien imposé à la Libye dont j’ai jamais entendu parler est ancien. C’était en ces temps où le Conseil de sécurité des Nations-unies, avait mis la Jamahiriya au ban des nations et imposé un embargo aérien sur les vols à destination de la Libye. À l’époque, le regretté Hamza Kaïda[5], croisé à Tripoli, justement, m’avait proposé de participer à une tentative qui aurait impliqué feu Pierre Clostermann, une poignée de journalistes, un petit bimoteur de type Reims-Cessna F-406. Le tout se faufilant sous la couverture de l’US Navy, pour aller se poser à Tripoli sous le nez des F-14A Tomcat US. Quelle aventure cela aurait été ! Hélas, nos estimés confrères de la presse s’étaient tous défilé ! Dommage !

Q – Et Clostermann était partant ?

Jacques Borde – Oui, oui. Il nous avait assuré que, si nécessaire, il prendrait lui-même les commandes ! Au côtés du héros du Grand Cirque, compagnon de la Libération, aux commandes, serré par une paire de F-14 ou de F-18 ? Quel honneur !

Q – Vous parliez d’AUTRES questions fondamentales ?

Jacques Borde – Oui. Pardon ! Ce qui me gêne beaucoup dans tout le dispositif actuel, c’est quand même cette idée de devoir demander quoi que ce soit à l’Otan qui, est, primo, une partie au conflit. Et, secundo, une partie au conflit aux méthodes fortement controversées. Au nom des principes, j’ai du mal à m’y faire…

Q – Pourquoi ?

Jacques Borde – Je n’aime pas trop quand on vous colle des balises de tous les côtés. Pourquoi l’aval de l’Otan ? La Croix Rouge aussi demandait l’autorisation préalable des Nazis pour aller visiter les camps de concentration ! On a su, après coup, ce que valaient ces visites, non ? Alors, non, désolé, je ne vois pas en quoi ce que je peux aller faire, à Tripoli ou ailleurs, devrait dépendre du bon vouloir d’une organisation militaire qui a du sang de civils innocents sur les mains !… Et pourquoi pas une fatwa des obscurantistes-djihâdistes alliés de l’Axe ? Ou un mot du patron de la CIA et Director of Intelligence, le général David King Petraeus, tant que nous y sommes ?

Q – D’autres commentaires sur ce sujet ?

Jacques Borde – Oui. Le plus scandaleux dans cette affaire c’est qu’il se trouve des journalistes pour poser de genre de question à Kirsan Ilioumjinov : « Avez-vous demandé l’autorisation de l’Otan pour vous rendre à Tripoli ? ». Que dans la pratique, l’on soit contraint de passer par les fourches caudines otaniennes, admettons. Il faut faire avec, en quelque sorte !

Que des Je Suis Partout médiatiques aillent jusqu’à poser ce genre de questions est davantage nauséeux et indigne. Cela prouve l’étendue de leur abyssale servilité…

Mais puisque j’en suis au registre de l’abyssale servilité, je terminerai avec celle, malheureusement prévisible, de la Russie au Conseil de sécurité des Nations-unies, qui vient de valider la condamnation de Damas. Pour quel plat de lentilles avariées les zombies moscovites ont-ils vendu leur âme cette fois-ci ? Il se disait que le Kremlin avait échangé la tranquillité du président syrien, le Dr. Bachar el-Assad, contre l’abandon du Guide Kadhafi. Alors, prenons les paris : une résolution onusienne lâchant les chiens de guerre occidentaux sur la Syrie pour la livrer à l’obscurantisme-djihâdiste, validée par la Russie ? Trois mois ? Six mois ? Encore que, face un aplatissement de la géopolitique moscovite d’aussi bon augure, Washington et l’Otan pourraient être tentés d’agir hors de tout cadre onusien. Après tout, cela avait été le cas avec la Serbie, sans que les nains du Kremlin ne s’en offusquent autrement que verbalement…

Note(s) :
[1] Naujocks, l'homme qui déclencha la guerre, Günter Peis, Arthaud, 1961. Le texte de Günter Peis est précédé d'une sorte de préface par Alfred Naujocks qui authentifie le reste du texte.

[2] Patron du Reichssicherheitshauptamt (RSHA), coiffant lui-même le Sicherheitsdienst (SD).

[3] Écrivain Camerounais, Directeur de l’Institut d’Études Géostratégiques et Professeur de Sociologie et de Géopolitique à la Geneva School of Diplomacy en Suisse.

[4] L'Institut national de prévention & d'éducation pour la santé.

[5] De Jeune Afrique.

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