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06/08/2011

L'autorisation d'explorer les gisements de métaux précieux en Atlantique est une mine d'or pour le secteur de la géologie et ingénierie russes.

La Russie reçoit l'autorisation pour explorer les gisements de métaux précieux en Atlantique

 
5.08.2011, 18:34

© Flickr.com/Rita Willaert/cc-by-nc
     

La Russie a reçu le droit de mener des études géologiques en océan Mondial.

L'Autorité internationale des fonds marins, organisme intergouvernemental sous l'égide des Nations Unies, a autorisé la Russie à explorer les gisements de métaux précieux le long de la dorsale médio-atlantique en océan Atlantique. Cette zone est réputée pour receler les plus riches gisements d'or et de cuivre.

C'est la première fois que l'Autorité autorise l'exploration des gisements naturels au fond de l'océan Mondial dans les zones ne relevant pas de l'espace économique d'un Etat. La Chine a été la première à recevoir une telle autorisation pour explorer les sulfites polymétalliques dans la zone sud-ouest de l'océan Indien. Ensuite l'Autorité a satisfait les requêtes de la Russie et de deux Etats insulaires Nauru et Tonga.

L'intérêt de la Russie aux gisements de minéraux en Atlantique date de plus de 20 ans. Pendant de longues années plusieurs expéditions scientifiques russes y avaient travaillé, en faisant des études de l'eau et du sol. Ensuite les règles internationales pour ce genre de travaux menés au fond de l'océan Mondial ont changé. Il a fallu désormais recevoir l'autorisation d'un organe de l'ONU. La Russie a passé toutes les procédures et enfin reçu l'autorisation, se réjouit Gueorgui Tcherkachov, vice-directeur de l'Institut de géologie et de ressources minérales de l'océan Mondial, docteur ès sciences bio-minéralogiques:

"L'Autorité internationale des fonds marins auprès de l'ONU a satisfait la requête de la Russie pour le travail dans la zone de la dorsale médio-Atlantique poursuivant l'objectif de l'étude et exploration des sulfites polymétalliques en eau profonde. Le secrétaire général de cette organisation a conclu un contrat entre l'Autorité et le ministère russe des Ressources naturelles, le déposant de cette requête", a précisé Gueorgui Tcherkachov.

"Le contrat est signé pour 15 ans avec possibilité de renouvellement pour encore cinq ans. Ensuite viendra la phase de l'exploitation des gisements. On sait que la proportion de l'or et du cuivre en minerais sous-marins excède de 5-10 fois celle sur terre", souligne Gueorgui Tcherkachov.

Tout n'est pas pour autant aussi facile. Il faut premièrement mettre au point l'équipement pour l'exploitation des minerais in situ. Ces équipements n'existent pas encore en Russie ni dans le monde. Il faudra aussi développer un programme écologique et bien entendu former les spécialistes qui, dans 15 ans, entameront les travaux.

A propos, les experts estiment que les professions de géologues et ingénieurs marins ont aujourd'hui les meilleures perspectives. Compte tenu des intérêts de la Russie en Arctique et en océan Pacifique dans les prochaines décennies ces spécialistes ne devraient pas rencontrer de problèmes de l'emploi.

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