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08/08/2011

Les Varègues font l'objet de débats en Russie pour leur rôle dans la création de l'Etat Russie.

Visages de l’histoire russe → Rurik

 
4.08.2011, 12:35



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C’est depuis au moins deux siècles que se poursuit le débat sur les Varègues : Rurik, Sinéus et Trouvor, invités à gouverner les terres russes. Il n’existe à ce jour que certains éléments qui paraissent plus au moins incontestables.

Premièrement, la dynastique des Rurikides gouverna les terres russes de 862 à 1598. Fedor Ivanovitch, le fils d’Ivan le Terrible fut le dernier descendant de cette lignée.

Deuxièmement, Rurik fut invité ou, pour reprendre le terme de l’historien russe N. Karamzine, élu comme régent par deux tribus slaves (les Slovènes du lac Ilmen et les Krivitchis) et deux tribus finnoises (les Vess et les Tchoudes). Rurik était un gouverneur à poigne qui ne tarda pas à élargir son territoire en y associant d’autres tribus (Les Merias, les Mouroms, les Karéliens etc.), organisa une bonne gouvernance et la levée du tribut sur les territoires soumis à son contrôle.

Troisièmement, la population actuelle du nord-ouest de la Russie garde toujours le souvenir de Rurick (Staraïa Ladoga, Novgorod, Priozersk), de Sinéus (Beloozero) et de Trouvor (Isborsk) bien que l’influence varègue sur la culture russe originale soit marginale. En tout état de cause, les Varègues « vivaient eux-mêmes et laissaient vivre les autres » et se fondirent très rapidement dans la chaude ambiance de l’hospitalité slave.

Quatrièmement, la « théorie nomannique » qui fait état de « appel des Varègues » n’est qu’une version parmi tant d’autres du « contrat social », quant on fait appel à un arbitre venu de l’extérieur lui préférant une guerre interminable de tous contre tous (« un clan s’est dressé contre l’autre », - lisons-nous dans « La Chronique des temps passés »). A la question de savoir si Rurik avait jamais existé, les historiens répondent : « S’il n’avait pas existé, on aurait dû l’inventer ! ».

En tout état de cause, Rurik figure en bonne place sur le monument du « Millénaire de la Russie » inauguré en 1862 à Novgorod par Alexandre II. Le croiseur « Rurik » qui se saborda en août 1904 en livrant un combat inégal à 4 croiseurs japonais, faisait depuis 1895 partie de la Marine russe. De nombreuses éditions bilbiographiques et illustrées reproduisent son image.

Peu importe que l’on trouve ou pas la tombe de Rurik dans les environs de Priozersk, puisque l’histoire de l’État de Russie commencera toujours par ce vocable bref qui sonne si bien à l’oreille russe.

 

Visages de l’histoire russe → Oleg le Sage

 
5.08.2011, 17:55

© ru.wikipedia.org/

 



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Prince et guerrier de la Russie ancienne, Oleg le Sage vécut et gouverna à la charnière du 9ème et du 10ème siècles. Il succéda à Rurick à la mort de celui-ci en 879.

Il resta trois ans à Novgorod, puis, après avoir affermi sa position, entreprit une expédition militaire vers le sud par les fleuves Volkhov et Dniepr. Il soumit les villes qu’il rencontrait sur son passage et s’empara par ruse de Kiev où il s’installa définitivement. Oleg annonça : « Que la cité de Kiev soit la mère des villes russes ». Conformément à la chronique, c’est pour cette raison que Oleg et non pas Rurik est considéré comme fondateur de l’État russe ancien, événement qui se serait produit en 882. Après avoir renforcé sa position et contraint les peples soumis à payer le tribut, Oleg lança une expédition militaire contre Byzance en visant sa capitale Constantinople. Cette campagne n’est pas mentionnée chez les auteurs byzantins mais certains historiens modernes ne doutent pas de sa réalité.

Selon « La Chronique des Temps passés », la flotte russe comprenait 2000 vaisseaux, chacun transportant quarante guerriers. L’Empereur de Byzance fit fermer les portes de la ville et condamna le havre par des chaînes, mais Oleg choisit une autre façon de monter l’assaut. « Il ordonna à ses guerriers de fabriquer des roues et fit mettre les vaisseaux sur roues. Lorsque le vent propice se leva, ils levèrent les voiles en plein champ et marchèrent sur la ville ». Les Grecs furent saisis d’une grande frayeur et offrirent à Oleg la paix et le tribut. En signe de sa victoire, Oleg cloua son bouclier sur la porte de Constantinople. L’expédition eut pour résultat la conclusion du traité qui assurait aux marchands russes un commerce franc de droits d’entrée. Dans ce texte Oleg se fait appeler « le Grande prince de Russie ». L’authenticité du texte est confirmée par l’analyse linguistique et ne fait aucun doute.

Oleg périt en 912. Il existe plusieurs versions controversées des circonstances de sa mort mais toutes racontent qu’il fut mordu par un serpent. Selon « La Chronique des Temps passés », la mort lui fut prédite par un prophète et viendrait de son cheval favori. Oleg ordonna d’emmener le cheval et ria de bon coeur se souvenant de la prophétie quatre ans plus tard. Il alla voir les ossements du cheval et posa le pied sur son crâne en disant : « Dois-je avoir peur de lui? ». Un serpent venimeux qui avait élu domicile dans le crâne de l’animal en surgit et mordit Oleg.

11:26 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : www.ruvr.ru

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