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09/08/2011

Libye. Une opération au sol est effective, preuve en image. Un char qatari en plein Benghazi. Violation flagrante de la résolution 1973.

Libye – Des blindés qataris à…

Point Fort :: Dimanche, 7 août 2011 :: Charlotte Sawyer

Libye – Des blindés qataris à…

Après l’exécution du chef militaire des insurgés pro-occidentaux, feu le controversé Abdel-Fattah Younès, le 28 juillet 2011, le chaos s’est abattu (durablement?) sur Benghazi.

La plupart des documents sonores et vidéos qui nous parviennent, depuis, font état de combats, assez violents, et de tirs, à l’arme automatique.

Mais il y a plus intéressant et révélateur : sur l’une de ces vidéos – voir l’image en illustration – identifiée de manière indépendante et de plusieurs sources successives, est clairement visible un blindé se frayant son chemin à travers la foule. Or ce blindé arbore, de manière bien visible et indiscutable, le drapeau du… Qatar peint sur son flanc gauche !

À ce stade, deux éléments sont à préciser :

1. Aucune livraison (et pour cause la Libye est officiellement sous embargo militaire) de matériel militaire qatari n’a été signalée.

2. La règle impose que les matériels, éventuellement livrés, employés sur le terrain arborent les marquages des forces auxquelles ils ont été affectés (armée, police, gendarmerie, paramilitaires, etc.).

Que diable peut bien faire un blindé arborant la livrée officielle qatarie, dont on peut raisonnablement penser qu’il soit donc qatari, dans les rues de Benghazi ? L’on est en droit de s’interroger sur la manière fantaisiste dont l’Otan applique l’embargo sur les armes votés contre la Libye. Cet embargo est, à l’évidence appliquée de manière peu respectueuse des injonctions onusiennnes en la matière. Sinon, comment s’expliquer la présence de blindés qataris évoluant dans les rues de la (si peu, il est vrai) capitale de l’insurrection pro-occidentale.

Il pose, également, la question du rôle que joue le Qatar au côté des forces rebelles. Rappelons, en effet, que si la No Fly Zone autorise les Mirage 2000-5EDA qataris à conduire des missions de suprématie aérienne, le déploiement de troupes au sol, lui, n’a toujours pas été autorisé par le Conseil de sécurité des Nations-unies, dans sa Résolution 1973.

Il apparaît clairement que l’Otan – par l’un de ses États membres (la France) et par l’un de ses alliés (le Qatar) – est désormais totalement disqualifié pour mener la mission de sécurisation des populations civiles libyennes et que les instances internationales doivent reprendre la main sur ce dossier. Ce pour, entre autres, les raisons suivantes :

1. L’Otan, elle l’a reconnu elle-même, est l’une des parties au conflit dans la guerre civile opposant le pouvoir central, sis à Tripoli, cherchant, notamment, à obtenir le départ du colonel Mouammar Kadhafi. Y compris en ayant tenté de l’assassiner à plusieurs reprises. Objectif qui ne figure en rien dans son mandat officiel.

2. L’Otan, elle l’a reconnu elle-même, tue, proprio motu, c’est-à-dire sans répondre à des tirs et attaques dont elle serait, elle-même, l’objet, de ces civils qu’elle est censée protéger.

3. L’un de ces membres, la France, a reconnu avoir procédé à des livraisons d’armes à l’une des parties au conflit : les insurgés pro-occidentaux, ce qui constitue, à l’évidence, une violation avérée de l’embargo sur les armes frappant la Libye.

4. L’un de ces membres, la France, a reconnu avoir aidé (si ce n’est l’avoir planifié et dirigée elle-même) et collaboré à l’ouverture d’un nouveau front militaire, à partir du Djebel Néfoussa, au profit de l’une des parties au conflit : les insurgés pro-occidentaux, ce qui constitue, à l’évidence, une violation avérée de la Résolution 1973 visant la Libye.

5. L’un des membres de son dispositif militaire, la Qatar, a aidé, et aide probablement encore, aux opérations militaires au profit de l’une des parties au conflit : les insurgés pro-occidentaux, à Benghazi, en faisant participer des éléments des ses forces armées (ou de sécurité) à des opérations au sol qui constitue, à l’évidence, une violation avérée de la Résolution 1973 visant la Libye.

Aux instances internationales, dont la si verbeuse Russie, de prendre leur(s) responsabilité(s), en obtenant, sous la contrainte des armes si nécessaire, le retrait des opérations onuso-otanesques, des pays ayant aussi ouvertement, violé les résolutions concernant la Libye, à savoir :

1. La France et :

2. le Qatar.

La France ayant déjà retiré du dispositif l’un de ses principaux atouts, le Charles-de-Gaulle

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