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10/08/2011

Si la Chine devenait un nouveau centre d'influence en réévaluant et détachant le yuan du dollar US, elle précipiterait la faillite des USA.

Le monde à la veille des changements

 
9.08.2011, 15:27

Photo: EPA
     

Suite de bouleversements économiques, problèmes d’endettement des pays de l’UE, menace de faillite des Etats-Unis, ralentissement de la croissance du PIB global ont donné aux experts matière à discussion sur une nouvelle crise mondiale. Les analystes russes ont fait part de leurs pronostics dans une interview à la « Voix de la Russie ».

Pendant que le spectre d’un défaut d’abord de la Grèce, puis des Etats-Unis et à présent de l’Italie, de l’Espagne et d’autres pays de l’UE met en émoi les spéculateurs boursiers, de vifs débats ont lieu dans les milieux des économistes. Les modèles, les formules et les schémas économiques, élaborés par des spécialistes au 20e siècle, donnent des à-coups. L’autorité économique de l’Europe est mise en question, les Etats-Unis vivent manifestement au-dessus de leurs moyens, alors que les anciens places financières - Francfort-sur-le-Main, Paris, Londres, New York - cèdent leurs positions.

La Chine peut et doit devenir un nouveau centre d’influence, est persuadé l’analyste du groupe « Kalita-Finance » Alexeï Viazovski.

La Chine peut parfaitement devenir le leader mondial, mais seulement si elle réévalue le yuan. Actuellement le yuan est strictement rattaché au dollar US et de ce fait ne peut pas assumer les fonctions d’une monnaie de change mondiale. Le yuan doit se lancer en navigation autonome et devenir librement convertible. Mais il faut encore développer le marché intérieur de la dette d’Etat. Alors les investisseurs chercheront à acquérir les obligations de l’Etat chinois et achèteront les yuans, tandis que la Chine sera en mesure de prendre la position de leader mondial.

Par contre l’économiste et président de la compagnie de consultation « NEOKON » Mikhaïl Khazine présage dans son pronostic la faillite du modèle économique global actuel de croissance des économies nationales moyennant l’afflux des crédits étrangers.

Ce modèle tire en effet à sa fin. Théoriquement il peut y en avoir quelques modèles alternatifs. Personne ne sait encore lesquels. Mais le grand problème est que le modèle à crédit a fait monter l’économie aux cieux. Et nous aurons à subir un atterrissage assez dur.

En attendant l’Occident cherche à se maintenir d’une façon ou d’une autre à la surface. Ainsi, le président des Etats-Unis Barack Obama a annoncé lundi qu’il présenterait prochainement au Congrès des propositions concernant une réduction du déficit budgétaire du pays. C’était une première intervention publique du maître de la Maison Blanche après que l’agence Standart & Poor’s eut abaissé la notation des Etats-Unis de « AAA » (triple A) maximale à « AA+ » (double A plus). D’ailleurs, les initiatives du président Obama n’auront, probablement, pas d’effet majeur. Suivant les prévisions, les Etats-Unis vont clôturer l’exercice financier actuel avec un déficit budgétaire de 1,5 trillions de $.

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