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13/08/2011

La Russie, partie intégrante du système avec ses dirigeants prônant le libéralisme, apporte une voix dissonnante sur la Syrie.

La situation en Syrie: l'envoyée d'une chaîne de télévision russe parle

12.08.2011, 16:07

Photo: EPA
     

L'ONU rédige encore un rapport sur la situation en Syrie qui sera lu à la séance à huis clos du Conseil de sécurité des Nations unies la semaine prochaine. Pour que le document soit maximalement objectif l'ambassadeur de Russie à l'ONU Vitali Tchourkine a appelé Damas à autoriser l'entrée dans le pays des représentants de l'ONU et des media.

Les travailleurs des media sont très largement responsables de la création d'un fond informationnel objectif autour des événements dramatiques en Syrie. La veille le chargé d'affaires syrien en Russie Souleimane Abou Diab a accusé les media étrangers de la déformation de la situation. Le diplomate s'est attaqué surtout à la chaîne de télévision par satellite arabe Al-Jazeera. C'est elle qui avait annoncé que dans la ville de Hamas des chars et des mitrailleuses étaient utilisées contre la population civile et les opposants au régime d'al Assad. L'envoyée de la chaîne de télévision russe Rossia Anastassia Popova s'est rendue ces jours-là en Syrie pour vérifier la véracité des informations diffusées par les media. Dans son interview à la Voix de la Russie elle a noté:

"En effet, il y a beaucoup de dégradations mais elles ont touché essentiellement les postes de police et les établissements publics. On voit des traces de tir de fusils automatiques et de fusils à pompe. Des voitures sont cassées, dont les voitures de police, et l'on a impression qu'il ne reste aucune voiture de police intacte dans la ville. Elles ont été clairement l'objectif principal des émeutiers. Les autres bâtiments, dont les immeubles résidentiels, n'ont aucunement été endommagés et les mosquées non plus", précise Anastassia Popova.

Voici le témoignage d'Anastassia Popova sur ses contacts avec la population locale (il serait intéressant aux experts à l'ONU qui rédigent le nouveau rapport sur la Syrie):

"Les gens sont un peu tendus, ils craignent de parler au caméra notamment dans les villes comme Hamas. Ils demandent premièrement de quel pays viennent les journalistes? Ils craignent que ce ne soit Al-Jazeera. Ils détestent Al-Jazeera et les chaînes occidentales car ils suivent les informations par Internet et s'étonnent de voir comment les informations y sont déformées. Ainsi, on montre par exemple les mêmes cadres avec des commentaires tout à fait différents. On montre des vidéos enregistrés avec un téléphone portable et indiquent la ville mais les habitants locaux disent qu'ils n'ont pas de ces rues, ni de ces ponts et qu'ils n'avaient jamais eu de manifestations contre le président. Et puis ils s'inquiètent que leurs interview soient montrées à la télévision et que des émeutiers viennent les menacer à cause de leur soutien au président et aux réformes", note Anastassia Popova.

Selon de nombreux politologues arabes, la Syrie est devenue la cible d'une guerre psychologique féroce lancée par les Etats-Unis via leurs pays satellites dans la région arabe. Ainsi, notamment le politologue libanais, le journaliste Faysal Abd el-Sater estime que la déclaration récente du chef du ministère des Affaires étrangères égyptien Mohamed Amr avait été dictée par Washington.

Dans une interview à la Voix de la Russie le rédacteur en chef du magazine russo-arabe Al-Muttawasit Hussein Nasroullah a noté que le rappel des ambassadeurs d'Arabie saoudite, de Koweït et de Bahreïn aurait été aussi dicté par Washington.

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