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13/08/2011

La Russie reste zen face à la crainte d'une possible nouvelle phase de la crise. Elle est prête à d'éventuelles attaques contre sa monnaie.

Le moment est à redonner des forces à une économie abattue

 
12.08.2011, 17:29

© Flickr.com/Brooks Elliott/cc-by-sa 3.0
     

L’économie mondiale se trouve actuellement dans une zone de turbulence, mais pour le moment rien ne présage son glissement dans une nouvelle crise, estime l’économiste en vue russe Rouslan Grinberg. Dans son interview à la « Voix de la Russie » le directeur de l’Institut de l’Economie auprès de l’Académie russe des sciences a cependant noté qu’à ce jour personne n’avait proposé de recette pour guérir la faiblesse économique pésente.

On doit reconnaître que l’opposition politique entre républicains et démocrates aux Etats-Unis sur le plafond de la dette d’Etat dure trop. Cela a conduit d’abord à une baisse de la notation des Etats-Unis et ensuite, a provoqué une fièvre aux bourses mondiales. Rouslan Grinberg a comparé la situation en Amérique à une partie de poker :

La lutte politique en Amérique est un thème passionnant. D’un côté, une telle concurrence politique est bien utile pour avoir une économie saine. Mais d’autre part, cette partie de poker dure trop. On a remarqué à juste titre que les républicains ont voulu affaiblir les positions du président Obama. Si le plafond de la dette d’Etat sera rehaussé cela lui permettra quand même de continuer d’encourager l’économie nationale.

Mais là se sont ajoutés les problèmes européens. Tout d’abord, la panique concernant les dettes d’Etat en Europe et l’absence d’un programme clair de salut de l’euro. A la fois l’économiste désapprouve le fait même de la baisse de la notation des Etats-Unis :

C’est révoltant que les agences de notation, qui n’avaient pas signalé à temps la faillite du secteur financier et prédisaient de bonnes perspectives, à présent prennent des précautions inutiles. Et vont jusqu’à abaisser la notation souveraine des Etats-Unis.

Et comme résultat – la panique et l’incertitude des investisseurs, constate M. Grinberg. Des dépenses publiques sont nécessaires pour redresser la situation et redonner des forces à l’économie. Mais là un nouveau problème surgit : pour le moment le secteur privé réagit très peu aux diverses mesures prises par l’Etat. La conclusion : il faut trouver un équilibre pour que les turbulences financières ne dégénèrent pas en une nouvelle catastrophe.

Pour la Russie, la grande question touche les prix du pétrole. Leur forte baisse ne va-t-elle pas frapper l’économie russe ? Rouslan Grinberg considère qu’il n’y a pas de raisons pour s’inquiéter.

Aujourd’hui on peut dire assurément que la Russie est prête à d’éventuelles attaques contre sa monnaie nationale. C’est différent pour les plans ultérieurs, qui dépendent pour beaucoup de la répartition de recettes supplémentaires du budget. Autrement dit, il importe pour la Russie de trouver un juste milieu entre la nécessité de mettre de côté et celle de se développer. La recette de l’économiste russe est la suivante : les revenus supplémentaires du budget doivent être dépensés dans la proportion de six (pour les besoins de développement) à quatre (pour constituer des réserves).

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