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15/08/2011

Conseil tribal libyen: les tribus ne sont pas encore toutes réunies pour bouter l'OTAN hors Libye et lui disons que ne nous ne cesserons pas.

Libye – Un Occident de plus en plus en porte-à faux avec ses principes

Verbatim :: Samedi, 13 août 2011 :: Jacques Borde ::

Q – Quelque part, une Europe elle-même confrontée à des contestations de plus en plus violentes, ne va-t-elle pas être, à terme, gênée aux entournures, avec un Orient survolté et pas nécessairement disposé – voir Damas et Tripoli – à tout accepter ?

Jacques Borde – Effectivement, cela pend aux nez des Européens tout particulièrement. Les Américains aussi, mais ils gèrent ça de manière plus intelligente…

Q – Comment cela ?

Jacques Borde – Un exemple : après Katrina, la Nouvelle-Orléans, rebaptisée K’Ville par les forces de l’ordre, a vu débarquer des SMP[1] pour prendre le relais d’une police débordée dans certaines zones. Les contractors s’y sont, alors, comportés, peu ou prou, comme en Irak ou en Afghanistan. Avec des règles d’engagement au feu sommaires – en clair, du shoot to kill, du tir pour tuer – mais efficaces, appliqués aux pillards ou supposés tels. Seulement plusieurs éléments sont à prendre en compte :

1. Cela n’a que, très peu, intéressé les media. À commencer par les media nord-américains qui n’ont pas l’affect pathologique des nôtres pour les bad guys…

2. Les honnêtes gens, l’immense majorité des habitants de K’Ville, n’y ont pas vu grand-chose à redire.

3. Les règles d’engagement en vogue au sein des forces de l’ordre US sont beaucoup plus dures qu’en Europe. Royaume-Uni excepté.

4. Les Américains, quant au dossier libyen, sont seulement intéressés par les matières premières. Business as usual. Le moment venu, Washington saura mettre ses grands principes au fond de sa poche.

Q – En quoi une crise sociale musclée, et durable, peut-elle embarrasser les Occidentaux?

Jacques Borde – Cela dépend des pays. Prenez le Royaume-Uni. Le Premier ministre, David Cameron, peu satisfait du travail de la police, n’a pas caché qu’il pourrait faire appel à l’armée pour rétablir l’ordre face aux émeutiers. Comment cela va-t-il se passer ? Si vous prenez la dernière expérience en date des forces armées de Sa Très Gracieuse Majesté dans ce domaine, l’Irlande occupée, les Britanniques y ont fait preuve de la plus extrême sauvagerie : Bloody Sunbay, torture, exécutions parajudiciaires, procès truqués[2]. Au point que lors d’une Conference of Chiefs of police, sise aux États-Unis, le patron[3] de la Royal Ulster Constabulary[4], le Chief Constable Sir Hugh N. Annesley se fera traiter de « gestapiste » par un homologue états-unien, certes passablement éméché et d’origine irlandaise…

Qui sait ce que donnera, sur le terrain, l’entrée en scène des troupes britanniques ? En tout cas, politiquement, on voit mal comment Londres pourra continuer à critiquer l’engagement des forces de sécurité libyennes et syriennes dans des zones insurgées, si l’armée britannique est lâchée dans les rues de Londres ou de Birmingham et que les choses s’enveniment et prennent trop de temps. Cela d’autant que les règles d’engagement au feu des Brits sont, à peu de choses près, les mêmes que celles des Américains : du tir pour tuer et non pour neutraliser. Ce qui, éthiquement, ne me choque absolument pas. Mais, en ce cas, je vois mal en quoi ce qui serait licite de la part de soldats britanniques à Tottenham deviendrait intolérable dans les rues de Syrte ou d’Alep ?

Gardons aussi à l’esprit que les affrontements – qu’ils soient, aujourd’hui, de Bréga, Syrte, de Lattaquié, d’Hama, de Londres ou de Croydon, demain – sont TOUS urbains ou périurbains. De ce fait, ils appellent, et appelleront, à des comparaison entre eux. Que cela soit justifié ou non !

Q – Et, en France ?

Jacques Borde – Là, pas vraiment de risques. La France – quels que puissent être les risques encourus par les forces de l’ordre et les violences faites aux victimes – reste l’adepte du tir pour neutraliser. Je parle, là, des cas extrêmes où la force publique ose encore faire usage d’armes létales ! La norme c’est de ne pas faire bobo à la vermine. En off, les policiers parlent du syndrome Malik Oussekine ! Bien que je vois pas vraiment le rapport entre une authentique victime de violence policière lors de manifs estudiantines, et des bandes organisées de pillards, de voleurs et de violeurs qu’il est légitime de juguler !

À noter qu’à la différence des Britanniques qui ont une longue expérience de l’engagement urbain, Irlande occupée oblige, les Français sont relativement novices dans ce domaine. Les Français ont, également, à peu près entièrement perdu la connaissance théorique de la guerre contre-insurrectionnelle. Trinquier et Galula, à ma connaissance, ne sont plus sérieusement enseignés en France. Ironie du sort l’une des meilleures recensions françaises de Galula vient d’un officier français de retour de stage… des États-Unis !

Alors qu’elles le sont aux États-Unis. Outre-atlantique, pour les spécialistes des guerres irrégulières, David Galula est même un classique. Son ouvrage Counterinsurgency Warfare, Theory & Practice a été republié en 2005 chez Hailer Publishing (et, en France, chez Economica). David Kilcullen et David Petraeus le citent volontiers dans leurs contributions respectives. Ahmed S. Hashim, dans son livre Insurgency & Counter-Insurgency in Irak (2006), lui, fait l’éloge de « ce théoricien français par trop sous-estimé, dont les écrits redeviennent d’actualité »[5]. De mémoire, mais je peux me tromper, le général David King Petraeus[6], aurait dit voir en lui le « Clausewitz de la contre-insurrection ».

Q –Mais, il y a l’expertise de Vigipirate ?

Jacques Borde – Quelle expertise ? Il n’y a jamais eu d’engagement armé. Donc une expertise ZERO. De plus, je vous rappelle que les armes des soldats engagés dans Vigipirate ne sont pas approvisionnées ! Nos braves bidasses auraient des manches à balai au lieu de leurs Famas, cela serait du pareil au même.

Q – Quelle est la position de l’Europe sur ces sujets ?

Jacques Borde – Mais, il n’y a pas de position européenne sur ce sujet ! Tout simplement parce qu’il n’y a ni Europe politique, ni Europe sécuritaire, ni Europe militaire.

Pire, les Européens font ce que bon leur semble, en fonction de leurs intérêts. Je vais vous donner un exemple assez éclairant, bien qu’il ne concerne ni la Libye, la Syrie ou les printemps arabes. Les autorités lituaniennes et polonaises – ce qui, en passant, est strictement leur droit – ont communiqué des informations au Bélarus sur son opposition[7]. La Lituanie a, notamment, fourni des informations sur les comptes bancaires de 400 opposants, dont le controversé Aleś Bialacki. Une enquête à laquelle a collaboré le parquet polonais. Bialacki a été arrêté le 4 août 2011 par la police biélorusse. Ce qui tendrait à prouver que, conformément à ce que soutenait Minsk, Bialacki serait bien impliqué dans des affaires de fraude fiscale. Et, probablement, à vaste échelle pour les Polonais et les Lituaniens aient, ainsi, accepté d’aider leurs collègues biélorusses !

Que faut-il en déduire ? Pour peu que les émeutes londoniennes fassent tâche d’huile dans le reste de l’Europe, les pays touchés réagiront, un par un, individuellement et sans concertation ou presque. Quitte à se créer des problèmes les uns aux autres. Ne serait-ce que parce que nombre d’entre eux (Pays baltes, Croatie) ont une formation calquée des USA ; d’autres, parmi leur corpus, des reliquats de ce qui se faisait à l’Est ; et les plus mous (France, Pays scandinaves) sont connus pour leur laxisme face à la violence et à la délinquance. Évidemment, plus les réactions (légitimes, au demeurant) de ces États européens seront violentes, plus leurs remontrances à l’égard de Damas et de Tripoli finiront par apparaître grotesques.

Q – Faut-il s’attendre, à terme, à des condamnations de la violence étatique européenne de la part de l’Orient compliqué ?

Jacques Borde – Mais c’est déjà le cas. En Iran, le président de la Commission de la Sécurité nationale & de la Politique étrangère du Majlès-é-Shora-é-Eslami[8], Hossein Ebrahimi, a proposé l’envoi d’un groupe de rapporteurs pour enquêter sur les « violations des droits de l’Homme » au Royaume-Uni. D’après Ebrahimi, le groupe aurait vocation à interroger des « détenus politiques » anglais afin de rédiger un rapport sur les traitements réservés aux manifestants. Hossein Ebrahimi en a profité pour presser le gouvernement anglais, ainsi que l’ambassade britannique à Téhéran, de faciliter une telle visite « sans invoquer de fausses excuses ».

Q – Un peu tiré par les cheveux, tout de même ?

Jacques Borde – D’un point de vue occidentalo-centré, peut-être. Mais Ebrahimi n’est pas le seul représentant iranien à tancer les autorités britanniques. Le 10 août 2011, c’est le porte parole du Vézarat-é-Kharejeh[9], Ramin Mehmanparast, qui a appelé la police britannique à la « retenue », avant de conseiller à l’administration Cameron d’entamer un dialogue avec les manifestants afin d’« apaiser la situation ». Ce qui, quant on y réfléchit un tantinet, mérite réflexion, non ?

Q – Sinon que pensez-vous du fait que la Russe prenne, à son tour, des sanctions contre Tripoli ?

Jacques Borde – Qu’elle ne me surprend guère. La call-girl diplomatique moscovite aura simplement monnayé ses charmes avec son, de longtemps, proxénète états-unien ! Dès le début de la crise libyenne, la lâcheté endogène des apparatchiks ex-soviétiques aura été mise à profit par l’Occident (comme elle l’a été vis-à-vis de l’Irak lors des guerres du Golfe, de l’ex-Yougoslavie, de l’Iran vis-à-vis du nucléaire et des commandes de matériels de défense antiaérienne jamais honorées par Moscou). Et, comme elle le sera, sous peu, je vous fiche mon billet là-dessus, vis-à-vis de la Syrie. Les Russes finissent toujours par trahir et vendre leurs amis et alliés. Le proxénétisme – qu’il soit charnel ou géopolitique – au bout du compte, c’est toujours une question d’argent.

Q – Aux Russes d’en tirer les conséquences aux prochaines élections, alors…

Jacques Borde – Ah ! Parce que vous croyez que cela va changer quelque chose….

Q – Pas pour vous ?

Jacques Borde – Non. Pouvons-nous passer à des sujets dignes d’intérêt. Autre que la vacuité de l’existence des bonniches moscovites et de leurs relations ancillaires avec leur maître états-unien.

Q – Quid de l’annonce qui voudrait que les membres du Navy Seal Team 6 qui avaient participé à la liquidation de Bin-Laden, soient morts dans ce crash d’hélicoptère, vendredi dernier ?

Jacques Borde – J’ai vu l’info passer. Cela voudrait dire que, désormais, il n’y aurait plus AUCUN témoin direct de l’exécution du fondateur du Al-Jabhah al-Islamiyah al-Alamiyah li-Qital al-Yahud wal-Salibiyyin (Front islamique mondial pour le combat contre les juifs & les croisés), feu Oussama Bin-Moḥammed Bin-Awaḍ Bin-Laden. Cela semble un peu hollywoodien, mais reste un scenario possible.

L’hélicoptère CH-47 Chinook qui s’est écrasé, vers 23h00, dans le centre de l’Afghanistan, après avoir été touché par deux roquettes RPG-7 tirées par les Taliban, aurait donc eu à son bord, parmi les 38 victimes, 30 membres du Navy Seal Team 6 ayant participé à l’Opération Neptune’s Spear ? Pourquoi pas ? Maintenant, rappelons-nous que les Taliban sont, aussi, chez eux en Afghanistan. Avec un bon Renseignement, et une connaissance approfondie des rotations des unités ennemies, c’est comme cela que se montent les plus belles des embuscades. En tout cas le succès militaire est d’envergure pour les Taliban.

Q – Et des infos venant de la CIA elle-même ?

Jacques Borde – Pas impossible à 100%. Mais un très long shot, comme disent les gens du Renseignement. Et très difficile à contrôler, du coté américain. Imaginez que les Taliban, informés de la sorte, aient choisi de capturer un ou deux Seal’s au passage ? Vous voyez les conséquences. Maintenant, deux choses importantes sont à souligner :

1. La nouvelle n’a pas été confirmée de manière indépendante et sûre.

2. Les Seal’s sont des combattants de première ligne. Il est inévitable qu’un certain nombre d’entre eux trouvent la mort au combat, non ? Surtout avec l’étiquette (vrai ou fausse) d’assassins du patron [Bin-Laden, NdlR] !

Q – Revenons à la Libye. Une Europe qui pourrait avoir d’autres chats à fouetter, des insurgés pro-occidentaux se crêpant allègrement le chignon : est-ce la fin de l’insurrection ?

Jacques Borde – Absolument pas. Primo, parce que les insurgés pro-occidentaux sont, en fait, un Janus multifrons. N’oublions jamais qu’une partie d’entre eux ont pris les armes de bonne foi. Ceux-là n’ont pas plus de raison de les déposer que les loyalistes de Tripoli. Sauf si on leur en donne de valables de le faire. Si, personnellement, je ne serai nullement gêné de voir les autres – entendez tous ceux qui ne sont que des agents de l’Occident spoliateur, des obscurantistes djihâdistes ou même des opportunistes sans foi ni loi – finir devant un peloton d’exécution ou au bout d’une corde, il est regrettable que la via factis enclenchée par Londres et Paris ait fait que des négociations, celles tentées par l’Union africaine notamment, n’aient pu aboutir et que des adversaires sincères n’aient pu régler leur différend autour d’une table au lieu d’en venir aux mains…

Naturellement, sur ce point, les Nations-unies – ce machin dénoncé à juste raison par le général De Gaulle – ont eu un comportement criminel aux antipodes de la Charte du machin, stipulant que tout doit être mis en œuvre pour éviter un conflit. Et donc, par là, ont failli de la manière la plus infâme qui soit au mandat qui est le leur. L’Onu a, a contrario, tout particulièrement sous la conduite de son Secrétaire général, le lamentable Ban Ki-moon, tout fait pour :

1. Que cette guerre ait lieu.

2. Qu’elle perdure.

3. Que toutes les tentatives pour y mettre fin échouent.

Mais, que pouvait-on raisonnablement attendre de l’instance génocidaire qui a voté, approuvé et organisé l’extermination à petit feu d’UN million ET DEMI d’Irakiens ? En toutes sincérité, je pense que Ban Ki-moon, le jour où la paix régnera enfin de nouveau en Libye, devra être remis à la justice de ce pays pour que les Libyens décident de son sort.

Q – Vous disiez Primo ! Quid du secundo ?

Jacques Borde – Oui ! Pardonnez-moi. Secundo, l’insurrection n’étant, quelque part, que le cache-sexe des détrousseurs de haut vol que sont les pays occidentaux, les combats ne s’arrêteront que lorsque les agresseurs de la Libye décideront que la partie, de pillages et de rapines, n’est plus rentable. Comprendre qu’elle ne leur rapportera pas les gains pressentis lors de leur mise de fonds initiale…

Q – Que reste-t-il de l’insurrection, par elle-même ?

Jacques Borde – Pour peu que les insurgés pro-occidentaux aient jamais été autre chose que la vitrine de groupes ne s’entendant que sur leur détestation commune des Kadhafi, aujourd’hui, assez peu de choses. Ces groupes, unis par leur envie de plonger les mains dans la gamelle pétrolière, ont révélé leur vraie nature après l’élimination physique du chef militaire de l’insurrection, Abdel Fattah Younès. Sa mort, a estimé Geoff Porter[10], « est révélatrice de schismes qui apparaissent ces derniers mois au sein du CNT (…) On pourrait assister aux exemples les plus extrêmes de ces divisions entre les anciens membres du régime et les pionniers de la rébellion ».

Younès a été liquidé, sans autre forme de procès, après avoir été rappelé, du front Est à Bréga qu’il commandait, pour un interrogatoire à Benghazi sur ses prétendues relations avec les gens de Tripoli. Sa mort n’a été annoncée que le 28 juillet 2011. Depuis, aucune information sérieuse – en dépit des incantations béhachéliennes en ce sens – n’a filtré sur les motifs de cette exécution ni sur l’identité de ceux qui s’y sont livré…

Q – Avec quelles conséquences ?

Jacques Borde – La première et la plus importante est que des membres de sa tribu (les Obeidi) considérée, à bien des égards, comme la plus importante de Libye, n’ont pas hésité à se désolidariser de l’insurrection. Et, probablement, leur position ne variera pas si des réponses à leurs questions n’arrivent pas. Cela pourrait même aller jusqu’à un changement de camp…

Q – Comment le CNT a-t-il pris la chose ?

Jacques Borde – Assez mal. Mais il n’est pas le seul à avoir un rôle à jouer. Le Conseil tribal libyen (représentant 2.000 tribus), qui a toujours soutenu la feuille de route de l’Union africaine pour une sortie de crise, avait adressé un message déterminé à l’Otan à travers un manifeste publié le 26 juillet. « Les tribus de Libye ne se sont pas encore complètement réunies pour repousser les agresseurs de l’Otan. Alors que nous nous y préparons nous avertissons l’Otan que nous ne nous arrêterons pas avant qu’ils n’aient quitté notre pays et nous ferons en sorte qu’ils ne reviennent jamais ».

Le Conseil se serait, de nouveau, manifesté. Mais de manière encore plus radicale. Que vont pouvoir faire les pays occidentaux, Paris à leur tête, qui, quoi qu’en dise Sarkozy, sur le Charles-de-Gaulle ou ailleurs, ne semblent plus avoir grand-chose à obtenir de leur engagement armé en Libye ? Vont-ils mettre un peu plus d’eau dans leur vin et afficher des intentions moins belliqueuses ? Le CNT va-t-il finir par manger son chapeau et… négocier ? Ses dispositions récentes en faveur de la feuille de route de l’Union africaine sont une indication à ne pas perdre de vue.

 

Note(s) :
[1] Sociétés militaires privés. Clairement celles qui opèrent désormais à Misrata et Benghazi.

[2] Les affaires les plus emblématiques étant celle des Birmingham Six et des Guilford Four, au cours desquelles des activistes de la Résistance irlandaise furent torturés puis condamnés par forgerie lors de procès montés de toutes pièces par la justice de la Couronne. Ce n'est qu'après de longue années de lutte que ces patriotes, innocents des crimes dont on les accusait, furent arrachés aux griffes de leurs tortionnaires et geôliers britanniques.

[3] À partir de juin 1989.

[4] Devenue la Police Service of Northern Ireland (PSNI), à partir de 2001.

[5] « David Galula, the much under-appreciated French counter-insurgency theorist, whose writings are making a comeback ». Ahmed S. Hashim, professeur d’études stratégiques à l’US Naval War College, a été entre novembre 2003 et septembre 2005 conseiller du commandement américain en Irak, dont il a dressé un bilan sans concession de la stratégie, conduite pendant trois ans. Il a rejoint l’équipe du général Petraeus en 2007.

[6] Actuellemen patron de la CIA et Director of Intelligence.

[7] Pourtant, officiellement, soutenue par l’Union européenne.

[8] Assemblée consultative islamique.

[9] Ministère iranien des Affaires étrangères.

[10] Analyste du cabinet North Africa Risk.

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