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15/08/2011

L'OTSC devient un puissant instrument de dissuasion, une structure réagissant militairement dans les directions dangereuses.

La rencontre informelle des leaders de l'OTSC

 
14.08.2011, 12:51

© Скриншот: «Вести.Ru»
     

Les leaders des pays membres de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) – Russie, Kazakhstan, Biélorussie, Arménie, Tadjikistan et Kirghizie, se sont réunis vendredi dans la capitale du Kazakhstan pour participer au sommet informel présidé à nouveau par Noursoultan Nazarbaev en présence de Dmitri Medvedev, Alexandre Loukachenko, Serge Sargsian, Emomali Rakhmonov et Rosa Otounbaeva. La rencontre est de nature informelle et les participants ne portent pas de cravate ce qui n’influe aucunement sur le sérieux des sujets traités au plus haut niveau.

Les sommets informels des leaders de l’OTSC se sont montrés efficaces et les dirigeants des Six en sont à leur cinquième rencontre. Dans son allocution d’ouverture Noursoultan Nazarbaev a cerné les problèmes qui nécessitent un examen approfondi :

« Nous nous sommes réunis ici pour échanger nos opinions sur plusieurs questions à savoir les risques globaux et régionaux pour la sécurité et la stabilité des pays de l’OTSC, le prochain départ des troupes américaines d’Afghanistan et les catastrophes naturelles et technogènes dans la zone de responsabilité de l’OTSC. Nous sommes en outre en présence d’une montée des menaces liées au terrorisme international, au trafic d’armes et de drogues ».

La plus grande partie des négociations s’est déroulée à huis clos. Le président Alexandre Loukachenko qui assure la présidence tournante a déclaré à l’issue des consultations que les parties avaient convenu de terminer prochainement la mise en place et l’armement d’une force collection de déploiement rapide.

Les experts russes notent que l’Afghanistan peut devenir un grave problème pour l’OTSC parce que le retrait des troupes américaines prévu par Washington met en danger la stabilité dans la région d’Asie Centrale, surtout au Tadjikistan, en Ouzbékistan et en Kirghizie.

« L’OTSC se transforme progressivement en un puissant instrument de dissuasion à la fois militaire, informationnelle, diplomatique et politique. Il me semble qu’il faut en priorité mettre en place une structure puissante qui pourrait réagir dans les directions potentiellement dangereuses par des moyens militaires mais surtout de nature non militaire », dit Igor Panarine, professeur à l’académie diplomatique du MAE russe.

Le sommet informel de l’OTSC au Kazakhstan a deux volets et notamment les négociations officielles à Astana et les contacts officieux dans la station de cure Borovoïé dans la région d’Akmolinsk. D’ailleurs, c’est exactement il y a trois ans qu’a eu lieu la première rencontre sans cravate des leaders des pays de l’OTSC.

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