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21/08/2011

L'Allemagne n'est pas une oie blanche dans le conflit libyen puisqu'elle planifie les sorties aériennes et en choisit les cibles.

Des militaires allemands impliqués dans l’opération de l’Otan en Libye

20 août 2011 – 16:01

Au moment de voter la résolution 1973 autorisant une intervention militaire en Libye afin d’y instaurer une zone d’exclusion aérienne et de protéger les populations civiles, l’Allemagne, membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, s’était abstenue et cela lui avait valu des critiques. Et en toute logique, Berlin n’a pas engagé la Bundeswehr au sein de la coalition internationale mise en place pour l’occasion depuis le 19 mars dernier.

Depuis, l’Allemagne a reconnu comme légitime le Conseil national de transition (CNT), l’organe politique de la rébellion libyenne, après une visite à Benghazi de Guido Westerwelle, son ministre des Affaires étrangères, le 13 juin. Puis, un peu plus d’un mois plus tard, Berlin a annoncé vouloir accorder une aide civile et humanitaires aux rebelles d’un montant de 100 millions d’euros.

Mais les militaires allemands ne sont pas tenus totalement à l’écart des missions menées en Libye. En effet, le gouvernement a fait savoir que 11 officiers de la Bundeswehr participent actuellement à la planification des sorties aériennes conduites dans le cadre de l’opération Unified Protector, sous commandement de l’Otan. Et cette annonce a suscité la polémique outre-Rhin.

Ainsi, le député Vert Hans-Christion Ströbele, a fait remarquer que le Parlement n’a pas donné son accord pour que des militaires de la Bundeswehr soient « directement impliqués dans cette guerre ». « La participation de soldats allemands dans le choix des cibles militaires en Libye, qui vient d’être révélée, montre que les annonces crâneuses du ministre des Affaires étrangères (Guido) Westerwelle étaient une farce », a pour sa part estimé son collègue du Parti Social-Démocrate (SPD), Gernot Erler.

Face à ces critiques, le ministre allemand de la Défense, Thomas de Maizière, a répondu que le travail de ces 11 officiers « allait de soit » et qu’il n’a pas à faire l’objet d’un mandat en particulier.

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