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23/08/2011

Rien de tel qu'un mini-trip touristique dans le pays pour convaincre les journalistes étrangers que la Syrie n'est pas la monstruosité annoncée.

Stabilisation en Syrie, est-elle apparente ou réelle?

 
22.08.2011, 21:11

© Flickr.com/delayed gratification/cc-by-nc-sa 3.0
     

L’Organisation de la coopération islamique est prête à assurer la médiation en vue d’un règlement de la situation en Syrie. A en croire les données officielles, une relative accalmie est observée dans le pays même. Le président Bachar el-Assad a déclaré dans un message à la nation que le peuple de Syrie avait su « défendre la patrie et déjouer le complot de ceux qui aspiraient à faire dégrader la situation ». Afin d’en convaincre les experts étrangers, Damas a pris des mesures extraordinaires, en invitant des journalistes étrangers en Syrie, dont un correspondant de la « Voix de la Russie ».

Les autorités ont décidé de soulever le voile de secret et de combler le vide informationnel concernant les événements en Syrie. Les autorités syriennes ont invité des journalistes étrangers à Damas. De là ils ont pu se rendre à Hama, ville dans le centre du pays. Oleg Gribkov, rédacteur en chef adjoint de la Rédaction de radiodiffusion vers les pays d’Asie, du Proche- et du Moyen Orient, raconte la situation présentée dans cette ville:

« Le chemin a été assez long: Hama est distante de quelque 200 km de Damas. A l’entrée de la province et dans la ville même il n’y a pas des barrages. Les soldats procèdent à un contrôle sélectif des voitures A ce que j’ai pu voir, la situation dans la ville est calme, je n’ai constaté aucune trace de combats ou bien il n’en reste plus. Tous les murs sont couverts de graffiti de contenu diamétralement opposé. A chaque carrefour on voit des sacs de sable et des soldats derrière. On en voit relativement beaucoup, mais en somme la situation est presque normale ».

Un scandale politique a eu même lieu à propos de Hama, où l’ambassadeur des Etats-Unis Robert Ford était venu sans le concerter avec les autorités. Damas a accusé Washington d’être impliqué dans les événements révolutionnaires. « Cette fois les correspondants ont entendu la même version sur les terroristes venus de l’étranger », a raconté Oleg Gribkov. D’ailleurs, un ambassadeur américain était aussi là, mais seulement ancien.

« Ici on pense qu’ils s’étaient infiltrés de l’Irak pour se concentrer finalement autour de Hama. Les combats, selon la vidéo des conséquences qu’on nous a montrée, étaient ici assez sérieux. J’ai réussi à m’entretenir avec l’ex-ambassadeur dans différents pays au Proche-Orient Edward Lionel Peck, qui est apparu d’une manière tout à fait inattendue à une conférence de presse du gouverneur. Il m’a expliqué que pour lui c’était en quelque sorte sa solidarité avec les Syriens et il estime que la couverture des événements en Syrie par les médias n’était pas juste. Les habitants locaux sont venus parler aux journalistes étrangers. Ils disaient être contents de voir les combats prendre fin et les terroristes – quitter enfin la ville ou être capturés et le calme revenir dans la ville ».

Il reste à savoir à quel point ce qu’ont montre aux journalistes étrangers est réel. Selon certaines données, un autre groupe de journalistes n’est pas parvenu, lui, à se rendre à Lattaquié, qui serait toujours fermée aux correspondants.

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