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25/08/2011

Pourquoi viser El Assad qui est un président élu? C'est comme si la Russie se mettait à armer les radicaux de gauche pour chasser Sarkozy.

Syrie : utiliser l'opposition pour renverser le président

 
24.08.2011, 17:55

Photo: EPA
     

L'opposition syrienne a créé à Istanbul le « Conseil national » destiné à coordonner les efforts visant à évincer du pouvoir le président syrienBachar el-Assad.

Mardi, le Conseil des droits de l'homme des Nations unies a adopté la résolution exigeant du gouvernement syrien à mettre immédiatement fin aux violations des droits de l'homme et aux actes de violences et de protéger la population du pays. Il a été, par ailleurs, proposé d'adopter de nouvelles sanctions contre Bachar el-Assad et son entourage.

La Russie, la Chine,Cuba etl'Équateur ont voté contre cette résolution. Selon le représentant permanent russe auprès de l'ONU, Valery Loschinine, elle est politisée et unilatérale. En voulant éliminer el-Assad l'Occident ne tient pas compte des démarches entreprises par ce dernier pour démocratiser le pays, dit le directeur du Centre du partenariat des civilisations auprès de l’Institut d’État (université) des relations internationales de Moscou (MGIMO), l'ancien ambassadeur russe en Libye et en Tunisie, Veniamine Popov :

« Les forces très hétéroclites – des islamistes aux associations laïques lésées par le régime – ressentent le soutien de l'Occident. Celui-ci les poussent à se réunir. Dans sa récente allocution télévisée Bachar el-Assad a dit des choses, à mon avis, très justes. L'Occident exige sa démission mais c'est par le peuple syrien que le président a été élu. Par ailleurs, le gouvernement syrien a programmé de nombreuses réformes afin de démocratiser la société. Ces réformes sont en train d'être mises en œuvre. Enfin, le plus important, c'est que le président est ouvert au dialogue avec l'opposition ».

Pourtant l'Occident est bien déterminé et semble ne pas vouloir revenir sur sa position. Selon le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, une intervention militaire en Syrie est peu probable. Mais l'Occident ne laissera pas tranquille le régime syrien, dit Veniamine Popov :

« La Syrie avait toujours sa position bien à elle dans le conflit palestino-israélien. A la différence de l'Egypte et de la Jordanie, elle n'a pas accepté le traité de paix le problème du plateau du Golan étant en suspens. Elle était ferme dans son soutien à la Palestine et insistait toujours sur le règlement équitable du conflit en tant que point de départ des pourparlers avec Israël. La Syrie entretient, par ailleurs, des rapports particuliers avec l'Iran. Elle est en fait le seul pays arabe lié à l'Iran par une sorte d'union. L'Iran représente une grande prise de tête pour nos amis occidentaux. Je crois que c'est cela qui rend la position occidentale à l'égard du régime syrien aussi ferme et intransigeante »

Ne pouvant pas intervenir directement, l'Occident essaye à le faire en utilisant l'opposition syrienne. Il est dès lors pratiquement impossible de faire ce que l'Occident exige de Bachar el-Assad à savoir normaliser la situation dans le pays.

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