Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31/08/2011

Est-ce que la position russe sur la Syrie changera des habitudes équivoques de soumission masquée comme elle nous y a déjà rôdée?

La Russie a présenté son plan de règlement de la crise en Syrie

30.08.2011, 16:06

Photo: EPA
     

Le vice-ministre des AE de Russie Mikhaïl Bogdanov a transmis au leader de Syrie Bachar al-Assad à Damas un message du président Dmitri Medvedev. Selon le service de presse du Kremlin, la partie russe y a mis l’accent sur la nécessité d’un arrêt immédiat et complet des violences, de part et d’autre.

Le représentant du président russe a appelé les autorités officielles syriennes à des démarches concrètes en vue de mettre en œuvre des réformes annoncées par la direction du pays. Il a relevé en même temps que l’opposition ne devait pas esquiver le dialogue proposé par le pouvoir. Moscou a exprimé le soutien à la ligne de changements politiques et économiques, proclamée en Syrie.

Le message de Dmitri Medvedev a constitué la base au projet russe de résolution du CS de l’ONU. Il a été déjà positivement évalué par les partenaires russes pour le BRICS – Brésil, Inde, Chine, Afrique du Sud. L’initiative diplomatique de Moscou est devenu un pendant à la variante occidentale de la résolution. D’après l’ambassadeur de Russie à l’ONU Vitaly Tchourkine, celle-ci est absolument partiale et boiteuse. La résolution doit stimuler le dialogue et un compromis politique, et non user d’un langage de sanctions et aggraver le conflit interne dans le pays.

La position de Moscou vise à une solution pacifique de la crise syrienne. Elle appelle à des discussions actives. La communauté internationale doit avoir une position claire, afin d’éviter un scénario libyen et exclure le pire. Il importe aussi de tenir compte de la situation autour de la Syrie, prévient l’orientaliste Sergueï Demidenko, expert à l’Institut des évaluations stratégiques et de l’analyse.

Il y a un moment dangereux pour tous dans ce jeu à propos de la Syrie, à savoir la sécurité d’Israël. Car si le régime d’Assad tombe, la sécurité d’Israël sera mise en question dans ses territoires du nord. Aussi, des consultations sérieuses sont-elles en cours. Dans la question syrienne il importe de ne pas aller trop loin. Là on ne peut pas agir comme on l’a fait en Lybie. Il faut agir avec précaution pour ne pas admettre les islamistes au pouvoir.

Pour cette raison on ne peut pas traiter Damas à coups d’ultimatums. Il est inacceptable de refuser un dialogue avec la direction syrienne. Comme on le fait à Paris, qui a déjà gagé exclusivement sur l’opposition. Pour éviter une guerre civile il n’y a qu’une seule option – encourager le dialogue entre les Syriens et refuser la violence.

Les commentaires sont fermés.