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03/09/2011

L'euroland doit obligatoirement se réduire pour sa survie. Le doute vient de gagner un fervent adepte tchèque qui garde sa monnaie.

Les europessimistes remportent la victoire

2.09.2011, 18:48

Photo: RIA Novosti
     

La Tchéquie a fait son choix en faveur de l’euro. Le premier ministre tchèque Petr Necas a déclaré que le maintien de la couronne en tant que monnaie nationale indépendante, était la condition sine qua non de la stabilité économique. Les pays déclinant l’idée de monnaie commune deviennent de plus en plus nombreux dans le contexte de la crise.

La Tchéquie comme, d’ailleurs, la Pologne se sont montrées sceptiques dès le début. Selon Varsovie et Prague, la renonciation à la monnaie nationale mettrait fin à l’indépendance économique. Au micro le consul général de la République tchèque à St Petersbourg Vladimir Votapek :

Il ne s’agit plus de passer à l’euro. Il faudrait réserver à la Tchéquie la possibilité d’utiliser à l’avenir également sa monnaie nationale. 65-67% des habitants partagent cette opinion.

Les autorités tchèques estiment insensée l’adhésion à l’UE avant qu’elle n’applique les réformes structurelles. Vaclav Klaus envisage deux scénarios, à savoir : réduire radicalement le nombre de pays où circulera l’euro ou appliquer une politique économique plus dure au sein de l’UE. Le leader tchèque se prononce pour la première variante.

L’état d’esprit de l’élite politique et économique polonaise est à peu près le même. Varsovie entendait adhérer à l’eurozone en 2012. Cependant, vu le comportement de l’Allemagne et de la France à l’égard de la Grèce et de l’Italie, la Pologne n’a plus d’envie de partager les problèmes économiques communs.

Plusieurs pays de l’eurozone y ayant adhéré sur une vague d’optimisme en 2007-2011 le regrettent aujourd’hui. Ainsi, beaucoup de Slovaques et d’Estoniens sont mécontents que les pays se heurtant aux problèmes sérieux doivent dépenser d’importants moyens pour sauver la Grèce.

La question de l’avenir de l’eurozone, de l’UE et de l’euro est ouverte. Selon la plupart des économistes, l’euro est un facteur substantiel et l’acteur du système financier mondial et on n’y renoncera pas. L’eurozone, ne fut-ce que réduite, sera donc conservée. Sinon, on ne saurait exclure l’écroulement de l’ordre européen d’après-guerre.

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