Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04/09/2011

Ayons en mémoire le douloureux souvenir de la tragédie de Beslan où une école fut prise en otage et où plus de 300 enfants y sont morts.

Se souvenir de Beslan

3.09.2011, 16:47

Photo: RIA Novosti
     

Le 3 septembre est le jour où les gens en Russie et dans le monde entier commémorent les victimes de l’attaque terroriste contre l’école N1 de Beslan. Les événements qui ont eu lieu en automne 2004 dans la république caucasienne d’Ossétie du Nord constituent un des crimes les plus abominables et inhumains de ces dernières années et de toute l’histoire humaine. Les terroriste s ont alors visé les enfants ce qui était un grave défi lancé à la société. La tragédie avait emporté 335 vies humaines en faisant des centaines de blessés, de mutilés et d’orphelins. Les cérémonies de deuil ont ces jours-ci eu lieu à Beslan sur fond des mesures de sécurité renforcées. Les gens convergent vers l’école. Ils portent des bouquets de fleurs, allument des cierges et récitent des prières.

Les cérémonies ont commencé le 1 septembre par la sonnerie qui annonce la rentrée en Russie, Elle a résonné dans la ville comme chaque année à 09 heures 20 minutes (heure de Moscou), au moment précis ou les terroristes ont pris possession de l’école. La cloche installée dans la cour de l’école a donné le départ de la cérémonie. Les pleurs de femmes couvraient par intermittences les accents de la musique funèbre. Les dirigeants de l’Ossétie du Nord et les membres des organisations sociales et de jeunesse étaient également présents ce jour-là à Beslan. Voici le reportage du correspondant de la Voix de la Russie Tatiana Doubrovina.

Les enfants sont venus à l’école il y a sept ans le premier septembre en portant des bouquets de fleurs. La procédure solennelle de rentrée de classes a commencé à 9 heures et vingt minutes plus tard on les faisait rentrer en salle de sport de l’école sous le menace des mitraillettes. La salle avec ses murs carbonisés et tant de vies mutilées est un rappel de cette terrible tragédie. Les murs sont couverts de photos de morts dans le halo de cierges. La petite ville de Beslan est toujours pleine de douleur qui le temps est impuissant à émousser.

La composition sculpturale « Le bon ange de la paix » en hommage aux victimes de l’attaque terroriste a été inaugurée à Beslan le 2 septembre. La sculpture a été offerte à la ville par l’Union internationale des organisations caritatives « Le monde de la bonté ». Les sculptures semblables ont pris place dans 27 villes du monde. L’idée de cette action consiste à unir les hommes de toutes les nations et confessions. Des flots de gens convergeaient dès le petit matin vers les ruines de l’école pour rendre le devoir de mémoire aux morts. Une messe des morts y a également été célébrée comme dans toutes les églises d’Ossétie du Nord.

Aslan Tetov figurait parmi les enfants qui ont survécu il y a sept ans. Il avait 10 ans en 2004 et c’est lui qui en cet automne 2004 était cité par tous les médias du monde. Quand ce gamin d’aspect chétif et aux grands yeux a repris connaissance après une opération longue et complexe, il disait : « Je suis un homme, je suis Ossète, je n’ai pas mal, je peux tout supporter ». Aujourd’hui il n’a rien oublié de ces événements mais raconte ses projets d’avenir et ne cache pas son admiration face à la sculpture même si elle a été installée à une occasion plutôt triste.

Je veux devenir quelqu’un qui pourrait rendre des services à la Russie, tels sont mes projets. Je ne sais pas si j’y arriverai ou non mais je ferai tout mon possible pour réaliser mon rêve. Nous auront désormais à Beslan notre « Bon ange de la paix » qui donnera sa bénédiction à toutes les bonnes actions et incarnera la charité, l’amitié et la bonté. Les gens au cœur bon et généreux ne manquent pas sur Terre et les habitants de Beslan ont s’en convaincre quand le monde entier nous est venu en aide. Je tiens à remercier du fond de mon cœur tous ceux qui ont offert à notre ville ce monument qui symbolise le bonté et l’union.

Ce n’est le premier monument apparu à Beslan en commémoration de l’attaque terroriste. Il vient s’ajouter à « L’arbre de la douleur » inauguré il y a 6 ans.

Un autre participant de ces événements se trouve aujourd’hui à Beslan. De nombreux survivants lui sont reconnaissants pour son exploit. Le lieutenant-colonel de l’unité anti-terreur « Vympel » a été un des premiers à pénétrer à l’école. Il a éliminé plusieurs terroristes, aidait à évacuer les enfants. Il se souvient dans le moindre détail de tout ce qui se passait pendant ces minutes.

Beaucoup de choses ont changé depuis 2004 et même depuis 2007 parce que l’école est en train de se transformer en mémorial et plusieurs fragments ont été enlevés. Mais peu importe parce que je sens toujours la tension de ces instants et je suis en pensée tout le chemin que j’ai parcouru depuis le début de la manœuvre jusqu’à la blessure, quand j’ai perdu connaissance.

Le 3 septembre une procession religieuse depuis l’école en ruines jusqu’au cimetière mémorial « La cité des anges » ou sont enterrés les victimes des terroristes, principalement les enfants, s’est pour la première fois déroulée à Beslan. A 12 h 30 précisément on y donné lecture des noms des victimes aux sons d’un métronome. Ont suivi la minute de silence et la cérémonie de dépôts de gerbes au pied de « L’arbre de la douleur ».

Plus tard dans la journée, 335 ballons blancs ont été lancés en souvenir des victimes et de ceux qui sont morts après les événements. Selon la douloureuse tradition, des bouteilles d’eau ont été posées sur les tombeaux pour rappeler que les enfants que les terroristes ont amassés dans la salle de sport ont été privés d’eau pendant trois jours.

Les commentaires sont fermés.