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07/09/2011

Les responsables des dérives bancaires doivent être condamnés au pénal et leur fortune rembourser les banques des préjudices subis..

Les bourses mises knock-down

6.09.2011, 18:41

Photo: EPA
     

L’économie mondiale glisse dans une zone dangereuse, considèrent les chefs de la Banque Mondiale, Robert Zoelillick et du Fonds Monétaire internationale (FMI), Christine Lagarde. Une répétition de la crise de 2008 était pronostiquée lundi par le président de Deutsche Bank, Josef Ackermann. La chute continue des cotes aux bourses de l’UE, suivie de celle d’Asie, l’illustre bien. Les acteurs craignent une érosion du marché financier en raison de l’aggravation de la crise d’endettement en Europe et aux Etats-Unis. Et comme sa conséquence – une récession économique. Des grèves d’ampleur en Italie et en Espagne traduisent le mécontentement populaire par des mesures gouvernementales d’austérité à l’encontre des contribuables. Le thème est développé par l’observateur Sergueï Gouk. Les experts invités sont: le membre correspondant de l’Académie russe des sciences Rouslan Grinberg, directeur de l’Institut de l’Economie et Iakov Mirkine, directeur de l’Institut des marchés financiers et de l’économie appliquée à l’Académie des Finances.

Les politiques d’Allemagne, France, Pays-Bas, Finlande se cassent la tête pour trouver une issue. De gros banquiers de l’UE tiennent d’urgence conférence à Francfort. Et un murmure de réprobation se fait entendre de plus en plus souvent. Peut-être, serait-il plus simple de délester le navire européen en jetant dans la mer des partenaires économiquement faibles et politiquement immatures? L’exclusion de la Grèce signifierait le début de la fin de l’Europe unie, est persuadéRouslan Grinberg, membre correspondant de l’Académie russe des sciences, qui dirige l’Institut de l’Economie.

« La tendance est maintenant à attendre la fin du monde, la fin de l’euro, la fin de l’Amérique, la fin de tout. Une stricte coordination des politiques économiques avec un bon équilibre du bâton et de la carotte est nécessaire. Mais l’idée européenne passe avant tout. S’ils veulent rester dans ce monde changeant, fuyant à titre d’acteurs, ils doivent se tenir ensemble. Et l’euro est une base essentielle de la solidarité. On comprend que les choses n’iront pas jusqu’aux Etats-Unis d’Europe. Il est possible à présent d’expulser la Grèce. Cela vous donnera des pays périphériques avec des monnaies faibles, qui rétabliront les frontières, formeront des unions douanières. Ce sera marche arrière, voilà tout ».

La question est de savoir si les bouleversements aux bourses ont un caractère passager et se remettront prochainement du knock-down ou bien la situation de 2008 frappe à nouveau à la porte?

« Les finances globales étaient (en août) au bord des risques systémiques graves. Un exemple – la probabilité d’un défaut technique de payement des Etats-Unis. Ou bien les rumeurs sur une possible faillite de grosses banques. Le risque peut avoir un autre effet que celui de balancier, si seulement nous aurons à faire face à un facteur matériel : défaut de payement d’une quelconque grosse banque, surendettement d’un des grands pays, attaque spéculative contre un marché émergent. Toutes ces choses sont toujours possibles, étant donné que les risques systémiques accumulés ne sont pas entièrement éliminés », dit Iakov Mirkine, directeur de l’Institut des marchés financiers et de l’économie appliquée à l’Académie des Finances.

Le grand inconvénient, de l’avis de nombreux économistes européens, est que ni en UE, ni aux Etats-Unis il n’y a pas de mouvement du côté de l’élimination de la menace de la crise d’endettement. On a la sensation que les pasteurs ne savent pas eux-mêmes quel sens emprunter. De là viennent des états d’esprit alarmistes de la fin du monde qui approche, dont parlait notre expert Rouslan Grinberg.

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