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16/09/2011

Logique des va-t-en-guerre démocrates contre leur population.

15/09/2011 Christian Merlinki

 

       En vertu des principes de la double pensée machiavélienne et montesquieuse, peu importe que la guerre ne soit pas réelle ou, lorsqu'elle est, que la victoire soit impossible. La guerre n'est pas faite pour être gagnée, mais pour être permanente et ruineuse; car le gain ne se situe pas dans la victoire armée mais dans la consolidation des structures démocratiques du pays qui sont un vivier de corrupteurs et usuriers mêlés aux myriades de   profiteurs un tantinet crédules gravitant dans les cercles rapprochés du pouvoir. Que ce soit sous forme de conflit ouvert avec un ou d'autres Etats dans une situation de tension internationale, ou envers les composantes de la société à l’intérieur du pays qui est gouverné par ces « va-t-en-guerre », en temps de paix ; même si cette guerre suit une ligne directrice stratégique que les officiers et géostratèges sont à même de comprendre comme seul mobile offensif pour s’approprier par la force des biens étrangers, alors que les trésors éventuels ramenés des campagnes militaires n’occasionneront aucune retombée positive sur la population du pays mais apporteront à coup sûr une sécurité accrue du confort de la classe dirigeante ; excellent moyen de creuser davantage l’écart avec la classe moyenne et bien plus avec le monde ouvrier, pour assurer la pérennité de cet écart qu’il faudra encore et toujours agrandir jusqu’au point de non retour pour la gloire personnelle des va-t-en-guerre ; plus ils ont, plus ils en veulent, ainsi se démarquent-ils de ceux à qui ils ont pris en confortant leur pouvoir sur les populations. Vanité tout est vanité répétait l’Ecclésiaste. L’acte essentiel de la guerre moderne est la destruction du produit du travail des hommes et des outils de production, au temps de paix de poursuivre son œuvre funeste par la concurrence déloyale et l’imposition de règles supranationales inhumaines régissant le suivi de ce produit du travail et la délocalisation de l’outil de production participent d’une efficiente stratégie souterraine pour saper les fondements sociaux de l’économie; mais surtout en corollaire – là on touche un point sensible par trop vite éludé des discussions sinon jamais invoqué dans les débats - l’abrutissement accéléré de ces mêmes hommes pour leur ôter la faculté de réfléchir en profondeur sur ce qu’ils vivent et subséquemment les déraciner de leurs traditions et leur histoire pour en faire des hommes nouveaux, des « citoyens du monde » déconnectés de leur identité nationale au profit d’une identité nouvelle régionale ; c’est à cette fin aussi qu’aura servi la politique migratoire imposée depuis plus de quarante ans par le patronat dans le but de remplacer les autochtones par des allogènes aux coûts salariaux revus à la baisse et à la flexibilité et mobilité qui étaient impensables dans le monde travailleur autochtone d’avant. Chaque belligérant au pouvoir s'arrangera pour qu'il en soit ainsi dans son pays pour en sortir finalement gagnant même s'il n'est pas vainqueur. Win-Win. Si l’outil de production n’est pas touché, la dette engendrée par les campagnes militaires viendra toutefois grever durablement le pouvoir d'achat des populations. Imaginez le coût d'un missile! Le nombre de missiles tirés, sans négliger les coûts de mobilisation et d’immobilisation d’une armada et de son entretien. Tout cela pour détruire quoi? Des sites culturels et des objectifs industriels civils. Ca doit faire réfléchir ça! Si l’on prend les dernières guerres de ces vingt dernières années, depuis la « Tempête du désert » d’Irak en 1991, passant par la destruction des sites hautement culturels en Croatie, puis en Serbie avec la guerre du Kosovo, après quoi en Afghanistan (2001) avec la destruction des statues de Bouddha préislamiques de Bâmiyân, ensuite derechef avec le brigandage des sites dans le sud de l’Irak, on constate qu’il y a bien plus de dommages collatéraux que militaires. Détruire un pays naturel, pas l’ennemi ou alors son icône au pouvoir pour l’impact psychologique, est la priorité dans son sens historique de ces guerres visant un but de découpage régional. Que du gaspillage! Toutes ces armes sont obsolètes, onéreuses et ne restent que « objet justificatif » du cahier des charges militaires qui appauvrira les populations après coup, alors qu’une gamme nouvelle d’armement moderne à bien plus faible dépense au rapport efficacité/coût indétrônable (télécommunications/internet, électricité, finances, etc.) et de moyens de gagner une guerre sans même y recourir sur un front ouvert a vu le jour il y a des décennies déjà (atteinte du corps ouvrier par l’utopie, mirage boursier, jeux de hasard alimentant les caisses de l’aide au développement servant à conforter la mainmise hors frontières – les ¾ des gains du Lotto belge s’y destinent-, distiller l’altruisme pour des organisations faussement humanitaires ou écologistes, ONG, subversion du syndicalisme – déjà subventionné par le gouvernement - dans le pays visé). Les maffias n’étant que des armées de l’ombre, peuvent louer spontanément leur service pour un puissant lobby officiel en vue d’assurer un nouveau couloir de marché parallèle qui gangrènerait une région ou un pays ciblé « stratégique ». Et ainsi, le cycle infernal de l'endettement et du fossé s'agrandissant, au fil des interventions armées, entre une classe moyenne appauvrie et le club des rentiers protégés par leur staff juridique. Le fossé doit se creuser et les cartes se redistribuer en un nombre de rentiers réduit inexorablement au cours des crises successives. De sorte que toute la richesse se retrouve, in fine, en très peu de mains. Plus la société est régie par les règles démocratiques, qui ne peuvent se fonder que sur la pauvreté et l'ignorance croissante des populations car subordonnées à la rentabilité usurière, plus celles-ci seront la cible principale de toutes guerres déclarées officiellement contre un ennemi extérieur comme justification cynique des destructions dans le pays même. En principe, l'effort de guerre vise à maintenir la société au bord de la famine. La guerre est faite par le groupe dirigeant contre ses propres sujets, et elle n'a pas pour but la victoire sur l'ennemi déclaré mais le renforcement de l'étanchéité de la structure même de cette société, et ceci quelque soit l'issue de la crise internationale. Si les belligérants arrivent à dérober des trésors sur le sol étranger, ce sera tout bénéfice confortant la structure de la société, mais même celui qu'on désigne comme perdant y gagnera en affaires intérieures grâce à la reconstruction qui se fera toujours sur le dos des populations et à la douleur qui prendra une dimension nouvelle dans la réconciliation nationale, dans la prise de conscience par les populations qu'il sera nécessaire de se retrousser les manches pour tenter vainement de recouvrer le confort et la qualité de vie précédents (avec taux d’intérêts exorbitants des prêts accordés dans cette optique). Tout n'est qu'une question de mots. La paix est la préparation de la guerre et la guerre la préparation de la paix mais les deux idées n'ont de sens que perçues dans le prisme d'une justification à l'opinion publique encadrée par les médias ; car la paix n’existe que pour les croyants dont la perception du monde est imbibée d’irénisme déconnecté du réel.

 

·         Lorsque les femmes seront pourvues de l’appendice du mâle, tant envié, le calme s’imposera de lui-même universellement sur le monde. Patience donc… Aérons ! Trop du fumée.

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