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20/09/2011

Lors d'une rencontre des ministres des finances avec Tim Geithner (Trésor US), Reynders déclare: il aurait dû écouter au lieu de parler.

C'est la crise entre les Etats-Unis et l'Europe

Par Europe1.fr avec Isabelle Ory, à Wroclav.

Publié le 16 septembre 2011 à 21h56Mis à jour le 17 septembre 2011 à 09h15

Le secrétaire d'Etat américain au Trésor, Timothy Geithner, est l'invité exceptionnel de la réunion des ministres européens des Finances. © MAXPPP

Les Américains demandent aux Européens de faire plus d'effort, ce que l'Eurogroupe n'apprécie pas.

Les ministres européens des Finances sont réunis en Pologne jusqu'à samedi pour sauver la Grèce et l'euro. Invité exceptionnel de ce sommet, le secrétaire d'Etat américain au Trésor, Timothy Geithner, a reçu un accueil plutôt frais. Ses homologues n'ont visiblement pas apprécié ses mises en garde.

Après la première réunion, l'Américain a été poliment reconduit à la porte. Selon Jean-Claude Juncker, le président luxembourgeois de l'Eurogroupe, on ne parle pas des mécanismes de solidarité ou des prévisions économiques devant un pays qui n'est pas membre.Timothy Geithner a tout de même prodigué quelques conseils et demandé aux Européens d’accélérer leur train de réforme.

Des recommandations qui sont restées en travers de la gorges des ministres européens. L'Autrichienne, Maria Feckter, n'a pas apprécié l'attitude de l'Américain. "Il vient nous donner des leçons alors que nos fondamentaux sont meilleurs que ceux des Etats-Unis. Il vient nous expliquer quoi faire avec l'argent de nos contribuables et il rejette les mesures que nous lui proposons. Je ne trouve pas cela normal", a-t-elle déclaré en marge de la réunion.

A Wroclaw, l'objectif de départ qui était de concrétiser le second plan de sauvetage à la Grèce, de près de 160 milliards d'euros, n'a pas été atteint alors qu'il est pourtant vital pour éviter la banqueroute au pays. La zone euro bute encore et toujours sur les garanties demandées par la Finlande en échange de nouveaux prêts à Athènes, une question qui empoisonne les relations au sein de la zone euro. "Des progrès ont été réalisés" mais aucun accord n'a été trouvé, a indiqué Jean-Claude Juncker.

Pour autant, les Américains n'ont pas l'intention de relâcher la pression sur les Européens. Vendredi après-midi, Barack Obama lui-même a indiqué qu'il parlerait en personne de la crise avec ses homologues la semaine prochaine, en marge de l'assemblée générale des Nations-Unies.

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