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24/09/2011

La Serbie se prépare à annuler la Gay Pride de Belgrade sous la pression de la rue. C'est donc là que se trouvent les hommes...

Serbie : « il vaudrait mieux annuler la Gay Pride de Belgrade »

Traduit par Jacqueline Dérens
Sur la Toile :

Publié dans la presse : 23 septembre 2011
Mise en ligne : samedi 24 septembre 2011
Voilà ce qu’a déclaré le ministre serbe de l’Intérieur Ivica Dačić, estimant « trop fort » le prix payé par la police pour assurer la sécurité de la Parade des fiertés LGBT. En 2009, la Gay Pride, jugée trop risquée, avait finalement été annulée. En 2010, de très violents affrontements ont opposés les forces de l’ordre à des bandes de hooligans venus protester contre la marche.
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Un policier blessé lors des affrontements avec les hooligans en marge de la Gay Pride 2010

Le ministre de l’Intérieur serbe Ivica Dačić a déclaré qu’il vaudrait mieux annuler la prochaine Gay Pride de Belgrade car la police a payé « le prix fort » pour la tenue de cet événement l’an dernier. « Pas seulement en termes financiers mais aussi en blessés. Beaucoup de policiers ont été blessés l’an dernier », a-t-il souligné.

Le ministre a ajouté que si la police agissait selon les normes de sécurité, la Gay Parade devrait être classée événement à hauts risques et qu’il réfléchissait à son interdiction.



  • « Ce n’est pas à la police de prendre cette décision, de dire si tel ou tel rassemblement peut avoir lieu ou non ». Pour Ivica Dačić c’est aux institutions étatiques et à la société de faire entendre leurs voix sur la parade.

    Il s’est déclaré ne pas être surpris de voir les syndicats de policiers faire des déclarations sur la Gay Pride puisqu’il n’y avait pas de position officielle de la part du gouvernement.

    Pour le ministre de l’Intérieur, la Gay Pride est un événement politique important pour l’État, qui av reçu une lettre de la Commission européenne et du Parlement européen disant qu’ils suivaient de très prés cet évènement.

    Quand on lui a demandé de faire un commentaire sur la déclaration commune du Syndicat de la police serbe et du mouvement d’extrême droite Dveri, Ivica Dačić a demandé aux journalistes si Dveri était interdit avant d’ajouter que ce n’était pas le travail de la police d’interdire une organisation.

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