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25/09/2011

La présidente d'Argentine cite son pays en exemple pour une alternative possible en Europe.

ONU : Kirchner plaide pour le défaut souverain et met en garde contre le fascisme

24 septembre 2011 - 19:16

24 septembre 2011 (Nouvelle Solidarité) – La présidente argentine Cristina Fernandez de Kirchner a consacré la première moitié de son discours devant l’Assemblée générale des Nations Unies à l’effondrement du système financier. Bien qu’elle n’ai pas évoqué l’indispensable remède Glass-Steagall, elle s’en est prise à la finance spéculative et a montré, à travers le cas de son pays, qu’il y a une vie après le défaut de paiement !

Il y a exactement huit ans devant cette même Assemblée, le Président de mon pays, le Dr Nestor Carlos Kirchner, déclarait que l’Argentine avait fait défaut en 2001, que près d’un quart de la population était au chômage, que la pauvreté et la misère dépassait les 50%. A cette époque, il parlait de la nécessité de réformer les institutions multilatérales de crédit, en particulier le FMI. (...)

Ces huit dernières années, l’Argentine a restructuré sa dette, la réduisant de 160% du PIB à moins de 30%. Les niveaux de pauvreté et de misère sont retombés à un chiffre, même s’il faut continuer à nous battre. Le chômage est à un de ses plus bas historique. (…)

En 2003, nous avions consacré 2% de notre PIB à l’éducation et 5% pour rembourser la dette. Aujourd’hui, l’Argentine consacre 6,47% de son PIB à l’éducation et 2% pour payer la dette. (…)

L’Argentine ne prétend pas s’ériger en modèle ou en exemple pour quiconque, mais nous prétendons réaffirmer le besoin d’édicter des règles claires sur les transferts de capitaux, sur la spéculation financière. (…)

Lorsque l’on regarde la croissance des actifs financiers par rapport au PIB mondial, qui représente les biens et les services que nous produisons en tant que groupe de citoyens et d’entreprises dans le monde entier, l’on voit clairement pourquoi nous avons affaire à un monde dans lequel il semble n’y avoir aucun frein à la spéculation. (…)

Il y a un écart formidable entre ce que nous produisons et ce qui entre dans la catégorie que je surnomme économie « Enter », car si l’on essaye de trouver ces actifs, il suffit d’appuyer sur la touche « Enter » de l’ordinateur pour les transférer d’un endroit à un autre, les faire passer d’une monnaie à une autre, créant une volatilité sans précédent sur les marchés ainsi que des crises récurrentes qui voient les bourses monter et chuter chaque jour, engendrant la destruction de milliers d’emplois en même temps que des profits phénoménaux amassés par quelques uns. (...)

Hélas, nous sommes dans la même situation qu’il y a deux ans car mise à part quelques changements que je qualifierais de purement cosmétique, rien de substantiel n’a été fait pour satisfaire au besoin de régulation. (…)

Par ailleurs, les agences de notation, en grande partie responsables de bon nombre des choses qui sont arrivées, par exemple, qualifiaient jusque récemment l’économie argentine de marginale, alors que la dette des économies qui sont sur ​​le point de défaut étaient bien mieux considérées. (…)

Comme je le disais l’autre jour à un collègue lorsque nous étions en Europe, les crises économiques finissent toujours par impacter les systèmes politiques.

 

Il ne peut y avoir de crise économique profonde où des millions de personnes tombent dans la pauvreté, où des millions de gens perdent leur emploi, leur éducation, leur logement, leur santé, sans que cela n’engendre des changements politiques. Et lorsque la politique n’a pas réussi à y répondre correctement, l’on a vécu des expériences au cours du XXe siècle que je ne préfère pas commenter, où le totalitarisme est survenu à plusieurs reprises. (...)

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