Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/09/2011

Une mise en scène libyenne pour la Syrie est impensable étant donné l'incapacité de l'OTAN d'assurer efficacement ce genre d'opération.

L’impuissance de l’OTAN en Libye et les « héros accidentels » de la guerre contre Kadhafi

24.09.2011, 16:04

Photo: EPA
     

L’opération de l’OTAN en Libye a mis en évidence l’impuissance militaire de l’alliance, raconte le politologue russe Alexandre Khramtchikhine dans son article « L’Impuissance militaire de l’OTAN : une victoire qui est devenue une défaite ». Selon l’expert, les motifs de l’intervention de l’Occident dans le conflit civil en Libye sont « incompréhensibles » et il souligne que les membres de l’alliance n’ont pas été unis.

Les événements en Libye on montré que la discipline à l’Intérieur de l’OTAN s’est ébranlée encore plus qu’à l’époque de l’opération militaire commune contre la Yougoslavie en 1999, annonce le politologue Alexandre Khramtchikhine. L’opération a été accomplie par la Grande-Bretagne et la France et elle a été soutenue symboliquement par le Canada et la Belgique. Le rôle d’autres membres de l’OTAN a été plutôt symbolique, alors que les Etats-Unis se sont désistés.

Ces appréciations correspondent aux conclusions du compte-rendu « Les héros accidentels : la Grande-Bretagne, la France et l’opération n Libye » de Royal United Services Institute. On y annonce que le renversement de Kadhafi est devenu possible grâce à « l’improvisation, l’innovation et la chance » aussi bien que grâce à la maîtrise militaire. En même temps, on annonce dans le document que les Forces aériennes royales ont épuisé leurs réserves de missiles et les forces navales ont été obligées de suspendre certaines d’autres opérations. Les Britanniques soulignent que les Etats-Unis sont sortis de cette opération déjà au début. Finalement, la Grande-Bretagne et la France ont exercé le rôle principal. La décision de sortir de l’opération a été dictée dictée, selon Alexandre Khramtchikhine, par la mauvaise volonté de participer à la troisième guerre :

Deux guerres dans le monde islamique, en Irak et en Afghanistan leur suffisent. Il ne leur restait que déclancher la troisième et discréditer définitivement leur image aux yeux des musulmans. Les Américains ont décidé de « piéger » l’Europe et de mettre en évidence sa faiblesse.

Selon les observateurs, après la Libye l’OTAN peut entreprendre une tentative de se mêler dans le conflit syrien pour renverser le président Bachar el-Assad. Cependant, Alexandre Khramtchikhine évalue d’une façon sceptique la possibilité du commencement de cette opération.

A ce qu’il parait, l’OTAN ne veut pas mettre encore une fois en évidence son impuissance militaire. Parce que si cela a lieu encore une fois, les contribuables européens auront le droit de poser à leurs autorités la question suivante : avons-nous besoin d’une telle alliance?

10:01 Publié dans Armement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : www.ruvr.ru

Les commentaires sont fermés.