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30/09/2011

Un rassemblement portugais de tous les indignés, également étrangers pour le 15 octobre qui assimilent Angela Merkel à "Ilsa louve des SS".

La leçon d’histoire des jeunes portugais à Angela Merkel

Francisco seco/AP/SIPA

29.09.2011 | 16:40

Par

Une encyclopédie pour Angela Merkel ! Les jeunes portugais veulent réapprendre l’histoire à la chancelière après ses déclarations sur la perte de souveraineté des pays qui ne respecteraient pas les critères de Maastricht.

La démarche est pleine d'humour, mais le ton frondeur, franchement indigné.

Malgré les mesures d’austérité et la précarité du travail [nous sommes] prêts à faire un effort pour acheter l’encyclopédie de l’histoire du 20ème siècle et l’envoyer à Merkel (...) Nous lançons un défi à la Chancelière pour qu'elle scrute l’histoire récente de son pays et comprenne les conséquences que ce genre de déclarations belliqueuses ont eu par le passé."

explique le mouvement du 12 mars (M12M), ce collectif né après la manifestation qui avait réuni près de 300 000 personnes dans les rues de Lisbonne et Porto au printemps dernier.

A l'image des Grecs, les jeunes Portugais sont las d'être présentés comme des feignants dépensiers, responsables de tous les maux de la zone euro. Ils craignent surtout pour leur souveraineté nationale. L'hypothèse d'une "mise sous tutelle" des "mauvais élèves" émise très clairement par le premier ministre néerlandais, Mark Rutte, mais aussi par la ministre du travail allemande et Angela Merkel, inquiète et agace.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Chancelière allemande, au cours d'une allocution sur la chaîne publique allemande ARD, le 25 septembre, a menacé les Etats qui violeraient les critères de Maastricht:

[ils] devront abdiquer d'une partie de leur souveraineté,"

a rapporté le Jornal de negocios. Le menace est encore plus précise: "Si un pays de la zone euro ne respecte pas les critères de stabilité, il devra être poursuivi devant la Cour de justice européenne [CJE]".

Le même jour, dans une interview au Tagesspiegel, la ministre du Travail Ursual von der Leyden, expliquait déjà qu'une "entité centrale européenne doit intervenir si un pays membre ne colle pas aux règles communes''.

Un texte, adopté mercredi 28 septembre par les députés européens, prévoit justement un durcissement du Pacte de stabilité avec des sanctions financières colossales – automatiques et préventives – pour les mauvais élèves incapables de tenir leurs déficits. De quoi faire oublier l'idée d'un recours à la CJE ? Probable, d'autant qu'une telle mesure impliquerait de réformer les textes européens.

Le esprits s'échauffent

Mais les Portugais sont usés de devoir encore et toujours faire des efforts et en colère face à l'intervention croissante des bailleurs de fonds étrangers dans leur politique intérieure.

Dix jours après la manifestation monstre qui a signé la naissance du M12M, le premier ministre socialiste José Socrates présentait sa démission. Depuis, l'action du nouveau gouvernement de droite consiste en une litanie de mesures d'austérité. Car le Portugal, étranglé par sa dette, s'est engagé à respecter le mémorandum signé avec la "troïka" [BCE, FMI et Commission européenne] de l’aide internationale en contrepartie d’une enveloppe de 78 milliards d’euros.

Cette politique de rigueur mine le moral des Portugais. Alors, les esprits s'échauffent, au risque de comparaisons hasardeuses:

Depuis les attaques des nazis, jamais un gouvernement n'a proféré une telle menace, une telle atteinte à l'indépendance et au droit et à l'égalité formelle des Etats consacrées par le droit international,"

poursuivent, vindicatifs, les Indignés portugais. Avant de conclure: "Nous ne voulons pas que l'histoire se répète".

C’est un phénomène d’héritage génétique cette forme de pensée ? Est-on en train de construire une nouvelle carte géographique dans la mesure où après l’euro ce sera la fin de Schengen ? Angela Merkel veut-elle placer ses ministres à l’assemblée portugaise ?"

s’interroge furieuse, Adelina Barradas de Oliveira, juge et bloggeuse.

Les dettes de l'Allemagne

La révélation du déficit dissimulé par Madère (île atlantique au statut de région autonome) a encore relancé la polémique, les pays d'Europe du Nord y voyant une nouvelle illustration du laisser-aller des "sudistes" - le désormais célèbre "Club Med". Retour de bâton: l'hostilité vis-à-vis de l'Allemagne gagne du terrain. Et le mouvement du 12 mars affiche sa solidarité avec la Grèce, elle-aussi mise à mal par les cures d'austérité à répétition et les exigences de ses créanciers.

Les manifestants vont ainsi jusqu'à faire référence aux milliards que Berlin devrait toujours à Athènes en réparation des dommages causés par les nazis et en raison du prêt d’occupation forcé, payé aux Allemands par la Grèce en 1942.

Il faudrait commencer par annuler l'abandon par la Grèce de la dette allemande au lendemain de la 2ème guerre mondiale."

pouvait-on lire sur la page facebook du M12M. Si les estimations varient considérablement selon le mode de calcul, Jacques Delpha, économiste et membre du Conseil d'analyse économique (CAE) avance le chiffre de 575 milliards d'euros. En décembre 2010, le Secrétaire d’État aux finances grec, Philippos Sahinidis, évoquait la somme de 162 milliards.

Le 15 octobre les jeunes et moins jeunes du M12M ont appelé à un nouveau rassemblement, pour participer au grand mouvement international des Indignés: défilé, déclaration au Parlement et veillée sont au programme. Et les jeunes d'adopter un ton martial, par la voix d'un communiqué:

nous ne nous rendrons pas !"

L'Afrique du Sud dans la course aux armements présentant son dernier joujou, pas chic et cher. Attendons de voir son efficacité dans l'action!

L’AHRLAC, le premier avion militaire africain

29 septembre 2011 – 16:17

A l’heure où l’armée américaine, et notamment l’US Navy, cherche un avion léger spécialement conçu pour la lutte contre la guérilla, les groupes sud-africains Aerosud et Paramount proposent un appareil qui pourrait éventuellement se charger de ce type de mission.

En effet, l’AHRLAC (Advanced High Performance Reconnaissance Light Aircraft) a été officiellement présenté à Pretoria, le 27 septembre. Si l’on excepte l’Atlas Cheetah, en fait un Mirage III de Dassault Aviation revu et corrigé par l’Afrique du Sud, cet appareil est le premier avion militaire africain.

Il s’agit d’un avion de 13 mètres d’envergure pour 10,5 m de longueur, doté d’un turbopropulseur Pratt&Whitney PT6A pouvant le faire évoluer à une vitesse maximale de 272 noeuds. Mis en oeuvre par un pilote et un navigateur, son autonomie est d’un peu plus de 7 heures de vol. D’une masse au décollage de 3.800 kg, il peut être armé par des lance-roquettes, des canons de 20 mm et des missiles. Il est en outre équipé d’un radar SAR et de capteurs électroniques à des fins de renseignement.

 

Détail important, il peut décoller sur une distance de 550 mètres, à partir de pistes sommaires. Ce qui en fait un atout certain pour ses constructeurs, étant donné qu’il s’adresse avant tout aux pays africains, et plus généralement aux pays émergents, qui n’ont par ailleurs pas forcément les moyens de s’offrir et d’entretenir des systèmes d’armes sophistiqués, tels que peuvent l’être les avions de combat, voire même les drones armés.

Son coût devrait être de l’ordre de 10 millions de dollars pièce. D’ailleurs, aux dires de Paramount et d’Aerosud, qui ont mis 200 millions pour le développer, plusieurs pays auraient manifesté leur intérêt pour cet appareil léger, qui peut être utilisé pour des missions militaires ou de police, comme par exemple la surveillance aux frontières ou encore la lutte contre le braconnage. Un point faible, peut être : l’AHRLAC, dont le premier vol est prévu en 2012, semble relativement vulnérable…

11:05 Publié dans Armement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : www.opex360.com

Patience! L'hiver us-raélien pointe le bout de son nez. Qu'advientrait-t-il si us-rael s'effondre en tant que puissance régionale?

Printemps palestinien, hiver US-raélien

 

30/09/2011

A l’approche du discours du président palestinien devant l’ONU, nous avons renoncé à écrire un peu comme on retient son souffle. L’instant était historique à mains égards, alors nous avons mis le téléphone en mode « silence » et suivi le discours du raïs en direct sur euronews.

Un discours limpide et fort, poignant et retenu à la fois, au point que nous aurions voulu y déverser quelques hectolitres de vitriol à l’adresse des bouchers de Gaza, tout en sachant que cela aurait été une erreur, que ce n’était ni le lieu ni le moment, et que la prestation d’Abbas s’avérait à ce titre sans fausses notes.

De manière fort démocrate, nous nous sommes donc réjouis à l’unisson avec une grande partie du peuple de Palestine occupée, alors même que nous doutons fortement de la pertinence et de la viabilité d’une solution à deux Etats (celui de l’occupant sur près de 80% de la patrie historique des Palestiniens, et celui des oppressés sur les lambeaux d’un bantoustan éclaté et constellé de colonies).

Mais le premier intérêt de la démarche du raïs était de faire tomber les masques, de forcer les vertueux protagonistes du cauchemar palestinien à se positionner publiquement soit du côté de la justice et du droit, soit du côté de l’oppresseur.

Potentiel explosif

A ce titre déjà, le jeu en valait donc clairement la chandelle par son potentiel explosif. Car si l’initiative palestinienne devait finalement tourner court à la faveur d’un veto US où d’autres manœuvres plus sournoises, c'est-à-dire si la fameuse « communauté internationale » – le bloc occidental et sa poignée de zélateurs – devait enterrer la demande palestinienne, nous nous retrouverions alors dans la situation d’un ONU qui a imposé la création de l’Etat d’Israël sur une Terre où il y avait bel et bien un peuple ; qui s’est ensuite rendu complice de 60 ans d’épuration ethnique, de massacres de masse et d’apartheid, et qui refuse aujourd’hui de concéder au peuple martyr de Palestine l’établissement d’un Etat sur le lambeau de territoire qui lui reste.

Situation explosive donc, puisqu’elle devrait faire éclater au grand jour cette notion devenue si étrangère au Système : la vérité sur les intentions des uns et des autres, vérité qui entrerait alors en collision frontale avec la narrative droit-de-l’hommiste et vertueuse dudit Système.

Quand la complexité est un leurre

C’est que depuis des décennies, la fameuse « communauté internationale » refuse d’agir sous couvert de la complexité de la situation. Or cette prétendue complexité est un leurre.

• En 1948, les Israéliens sont entrés dans la Maison Palestine armes à

la main.

• Ils ont chassés les Palestiniens de toutes les chambres, les ont occupées, ont changé l’adresse du lieu et parqué ses propriétaires dans la plus petite pièce.

• Depuis, ils resserrent les murs de cette pièce à coups de bulldozer, en contrôlent l’arrivée d’eau et de nourriture, affament régulièrement ses occupants, les harcèlent ou les tuent, les empêchent de sortir, et tentent de «négocier» leur déménagement à la cave, ce qu’ils appellent «processus de paix».

Voilà pour la réalité de la situation.

La seule complexité des choses vient de la nature de l’agresseur, de la culpabilité, scientifiquement entretenue, liée à son histoire, et de la complicité du bloc occidental qui considère cet agresseur-là comme un allié, sorte de bunker occidentaliste planté sur le rivage pétrolifère arabo-musulman.

Le parrain US bientôt HS

Sauf que la situation a considérablement évolué ces dernières années.

Comme nous ne cessons de l’observer, l’hyper-puissance américaine, matrice du Système que nous décrions tant, est en phase d’effondrement (la simple incapacité de Washington à empêcher la démarche palestinienne est un en soi un formidable aveu d’impuissance). Or il est clair que l’Empire entrainera dans sa chute ses alliés les plus dévoués ou les plus dépendants.

L’obligation qui lui sera faite, par la demande d’Abbas, de tomber le masque et de se positionner peut-être officiellement contre la Palestine, ruinera le peu de crédibilité qui lui reste dans ce monde arabe que Glamour-Obama avait cru pouvoir berner avec de beaux discours. Sur fond de Printemps arabe, cette ruine-là sera un élément de plus qui accélérera le déclin US, donc celui du Système.

L’intérêt mal compris de l’entité sioniste

Aveuglée par l’hystérie sioniste, Israël ne semble pas du tout mesurer le danger. Car la guerre perpétuelle dont elle s’accommode parfaitement aujourd’hui n’est viable que tant que le parrain américain reste au faîte de sa gloire et de sa puissance pour fournir le parapluie, les armes et les munitions nécessaires. Que ce soutien vienne à faire défaut, et la toute puissance de l’entité sioniste refluera rapidement.

Autre erreur majeure : la colonisation de la Cisjordanie. Là encore, l’hystérie sioniste rend de plus en plus improbable la solution à deux Etats qui, seule, peut pourtant garantir à long terme le caractère juif tant souhaité de l’entité sioniste. Et face à un bantoustan morcelé, sans continuité territoriale et constellé de colonies, la seule solution qui restera peut-être, enfin, à l’Autorité palestinienne, sera de réorienter sa lutte sur le modèle sud-africain avec, pour objectif final, un Etat binational.

Post scriptum

Aujourd’hui, les menaces de veto et les gesticulations onanistes du Quartett montrent que les Etats-Unis et leurs zélateurs ont choisi le déni et la fuite en avant, dans une tentative désespérée de pratiquer la respiration artificielle sur le cadavre de leurs certitudes ou de leurs illusions.

De son côté, parano-Netayahou suit la même logique en annonçant la construction de 1'100 logements supplémentaires à Jérusalem-Est. US-raël reste donc enfermée dans sa bulle, celle du monde d’avant. Une bulle qui, à terme, ne peut que lui exploser à la figure.

L’hiver us-raélien pointe son nez.

Patience.

Pierre Vaudan

 

NOTA BENE:

Rappel sur le remodelage du Moyen-Orient qu'envisagent les Etats-Unis. Israël doit en revenir, selon eux, aux frontières de 1967.

dedefensa.org