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02/10/2011

Des incidents graves pouvant surgir dans les prochains mois et des changements importants amèneront Biden à la tête des USA.

Psychologie, du sénateur à l’idiotie congénitale

01/10/2011

Certes, il ne faut pas jeter l’entièreté du bébé avec l’eau du bain ; en garder une partie, l’un ou l’autre membre, deux ou trois morceaux du cerveau… En effet, le sénateur McCain a parfois une utilité considérable, par exemple lorsqu’il attaque le JSF. Pour le reste, lorsqu’il visite un pays “libéré” par les soins du Système, la subversion de la psychologie du sénateur de l’Arizona, ex-pilote de A-4 SkyHawk descendu par la DCA nord-vietnamienne, atteint les limites aguichantes de l’idiotie congénitale. La démonstration convaincante vient d’en être faite lors d’un voyage du sénateur, avec quelques autres, en Libye “libérée”.

Russia Today, qui prend de moins en moins de gants pour se payer l’américanisme, son arrogance, sa prétention extraordinaire de “vieux fromage qui pue” en voie de désintégration mais continuant à poser comme le phare suprême de la civilisation, Russia Today, donc, éructe de fureur méprisante et affichée devant les dernières en date du sénateur. Certaines des déclarations de McCain en Libye sont stupéfiantes, tant elles feraient reculer, de confusion inévitable, même un robot bien programmé… Par conséquent, voici John McCain, annonçant que ce qui s’est passé en Libye, où l'on sait que cela est assimilé par certains à la réalisation d'un sorte de processus politiquement complètement vertueux, pourrait se passer en Russie et en Chine. (Russia Today, le 30 septembre 2011.)

«In comments that are drawing raised eyebrows in Russia and beyond, a US Senator said the fall of ousted Libyan leader Muammar Gaddafi was inspiring people all over world - including in Moscow. “We believe very strongly that the people of Libya today are inspiring the people in Tehran, in Damascus, and even in Beijing and Moscow," said John McCain, the Republican Senator from Arizona and a former presidential contender. McCain was part of a congressional visit to Tripoli, the Libyan capital, where American lawmakers are attempting to pave the way for investors who are anxious to do business in the oil-rich country.

»“They [the Libyan people] continue to inspire the world – and let people know that even the worst dictators can be overthrown and be replaced by freedom and democracy,” the Senator continued. “How they succeed will also be watched very carefully by the rest of the world,” he added. […]

»[Asked]if the United States would cooperate with Libya in the event that it had an Islamic government. McCain replied: “I think the US will be prepared to cooperate with any government that the Libyan people decide. But obviously our relations will be affected by what kind of government that is.”

»McCain then took the opportunity to chastise Iran, which the United States believes is attempting to acquire nuclear weapons under the guise of a civilian energy program. “I do not claim to be an expert on Libya but I do know enough to know that the people of Libya are not in significant numbers interested in a radical Islamic extremist government such as we have in Iran or a couple of other countries. That's not the nature of the Libyan people,” he said.

»As for how Russia should handle the provocative McCain comments, [ Russian parliamentarian] Markov offered a suggestion: take him to court in the United States. “I generally believe that Mr. McCain’s statements can be qualified as deliberately aimed at inciting a riot,” the political analyst stated. “We should think whether it would be possible to sue John McCain, most likely before an American court, and charge him with inciting a riot.”»

L’idiotiea certainement plusieurs sens. Il y a l’idiotie vue d’un point de vue positif, du type “idiot du village”, perçue comme l’équivalence des simples d’esprit et des “innocents”, et comme un retour vers les choses naturelles, pures et simples. L’“idiotie congénitale”, celle dont l’on parlerait à propos de McCain, homme plongé dans la pompe des honneurs washingtoniens et réduit à la fonction satisfaite et sûre d’elle-même de robot-Système, renvoie plutôt à une définition de type médical, pour un cas qui présenterait une dégradation accélérée à cause de la pratique des comportements exigés par le Système, pouvant prendre l'allure d'une maladie, d'un traumatisme ou d'une hérédité politique (l'hérédité qu'est désormais devenu le comportement-Système imposé par le Système aux membres de l'establishment) : «A l’extrême, l’idiotie devient une arriération mentale. En médecine, l’idiotie est associée aux malformations du système nerveux, des organes des sens ou du squelette, à cause d’une maladie, un traumatisme ou une hérédité. On parle alors d’idiotie congénitale.» Nous dirons donc que McCain est proche de l’état d’“idiotie congénitale” sans pour cela souffrir de la moindre affection biologique (neuronale), mais plutôt souffrant d'une affection d'influence et de communication qui vient d'une sorte de pandémie dispensée par le Système.

Depuis l’époque Bush et l’invasion de l’Irak, McCain est devenu un maximaliste absolument intempérant, une sorte de caricature d’un parlementaire sous influence neocon, mais sans véritable argument idéologique, par une sorte de réflexe pavlovien pour la posture maximaliste per se. Il a ainsi épousé toutes les causes maximalistes, du soutien à l’attaque contre l’Iran au soutien des Géorgiens contre les Russes en août 2008. Il proposa même secrètement, peu après son investiture comme candidat républicain contre Obama, fin août 2008, une intervention militaire US en Géorgie dans le but de provoquer un conflit avec la Russie. Cette idée lui valut l’inimitié de l’état-major et du secrétaire à la défense Gates, qui ne voulaient pas entendre parler de semblables aventures, et concourut à la défaite de McCain en novembre 2008.

Ses dernières sorties en Libye sont absolument extravagantes et le fait d’aucune préparation, ni d’aucune concertation, y compris avec ses amis les “ultras” type-neocons. Au contraire, le dithyrambe des rebelles libyens et l’espèce d’acceptation conditionné à on ne sait quoi d’un gouvernement libyen qui comprendrait des islamistes ont plutôt causé la consternation chez les neocons et chez les Israéliens dont on sait la position beaucoup plus qu’ambiguë, et dans tous les cas très contradictoire de groupe à groupe, à ce propos. Il semble que McCain ait atteint, au niveau de la formulation de la politique étrangère, le stade effectif de l’idiotie congénitale, ce qui pose un réel problème dans la mesure où les circonstances l’ont affublé d’une sorte de réputation de “porte-parole” de l’establishment sur les questions de sécurité nationale.

Sa sortie contre la Russie a attiré des réactions officieuses extrêmement vives. La tirade du parlementaire Sergeï Markov, rapportée par Ruissia Today, est une indication dans ce sens et une marque sans aucune contestation possible du mécontentement de la direction russe. La mention explicite du mouvement Occupy Wall Street indique la volonté russe, dans ses actions de communication, de profiter au maximum des faiblesses de plus en plus criantes du système de l’américanisme. (Cette mention montre d’autre part combien ce mouvement de contestation contre le cœur du capitalisme US commence à avoir des effets de mavaise réputation.)

«While people in [various] countries may aspire to social upheaval, Russians are simply terrified at the thought that there might be another revolution, Markov [said]. But to confuse matters more, it is the questionable behavior of Wall Street, not Moscow, that is “inspiring the people” to take to the streets in the United States, where high unemployment rates alongside breathless levels of corporate greed and corruption are finally gaining attention.

»The protests now taking place in Manhattan, New York are aimed at “addressing various issues including police brutality, union busting and the economy,” according to Occupy Wall Street protest group. The demonstrations have entered their fourteenth day and the protesters have said they will stay on until 20,000 people join them in protest. In late 2008, the global economy fell into a death spiral as US banks and financial institutions, which had purchased billions of dollars of tainted “subprime” mortgages, suddenly realized they were in a precarious position as the overspent US consumer began to have great difficulties returning their “adjustable rate” home loans. Yet it was the banks, corporations and financial institutions that were judged “too big to fail.”

»According to Markov, Russia is resilient against such social disturbances as it will be the people themselves who demand law and order. “The people will even demand that the authorities crack down hard on any aspiring revolutionaries, so that they wouldn’t start dismantling the country once again and plunge us all into poverty, confrontation and a collapse of governance” he said.»

C’est un problème qui commence à se signaler, à Washington, notamment dans les relations extérieures, – il s’agit de la faiblesse psychologique grandissante de divers acteurs et figurants de l’establishment, qui pousse à des déclarations intempestives et hors de tout contrôle de la machine bureaucratique du Système. L’ignorance, l’inculture extraordinaires de McCain dans ses connaissances prétendues des divers pays et peuples dont il parle, ignorance et inculture désormais largement documentées, ajoutées à une arrogance et une absence complète de responsabilité non moins extraordinaires, constituent un ensemble psychologique avéré qui peut jouer un grand rôle dans la façon dont ses déplacements sont soutenus et accueillis. C'est une situation où une psychologie proche effectivement de l’idiotie congénitale, est d’autant plus remarquable et dangereuse qu’il n’existe désormais aucun contrepoids sérieux du côté de l’administration pour équilibrer et annihiler les tendances incontrôlables type McCain. On observe notamment le silence de plus en plus remarquable du vice-président Biden, jusqu'alors très affirmé en matière de politique étrangère et très influent auprès de ses anciens collègues du Sénat. Une explication est que Biden prend de plus en plus ses distances de l’administration Obama, dont il juge la politique de plus en plus erratique à cause de problèmes personnels du président Obama. Certains commentateurs, notamment un Wayne Madsen, jugent que des incidents graves peuvent arriver dans les prochains mois, et qu’un Biden n’est pas loin de considérer comme possibles des changements importants à la tête des USA, l’amenant lui-même au poste de responsabilité suprême dans un mode transitoire. A cet égard, si l’on veut, l’évolution psychologique de McCain correspond après tout à un climat général dont plus personne ne peut nier la réalité…

 

Mis en ligne le 1er octobre 2011 à 14H56

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