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08/10/2011

Gasprom est le 1er consortium mondial pour la production du gaz naturel. La Commission européenne craint son poids en Europe.

"Gazprom a du poids, et on veut exercer une pression sur lui"

 
7.10.2011, 20:10

Photo: EPA
     

Le consortium gazier russe Gazprom est une société économiquement forte, qui jouit d'une notoriété importante auprès des clients européens. C’est ainsi que les journalistes du journal allemand Der Spiegel ont commenté la situation avec des inspections surprises, menées la semaine dernière dans le cadre d’une enquête de la Commission Européenne auprès des sociétés européennes, affiliées au consortium.

Selon les journalistes allemands, il ne faut pas mettre en doute le fait que Gazprom soit le premier consortium mondial pour la production du gaz naturel.

Et ce fait peut être considéré comme l’un des prétextes pour de telles inspections, estime l’expert allemand pour l’Europe de l’Est Stefan Meister. "A mon avis, c’est toute une campagne, que nous pouvons observer, car l’initiative émane de la Commission Européenne", affirme-t-il. "Gazprom a du poids, et on veut exercer une pression sur lui pour montrer qu’il n’en a pas, car les intérêts de l'Europe sont ailleurs. C’est certainement l'une des raisons de ces inspections".

Les Européens imputent à la Russie et au consortium Gazprom des plans irréalistes, considère Konstantin Simonov, spécialiste des questions de sécurité énergétique. "Nous avons là affaire à un certain nombre de préjugés, qui reviennent constamment", indique-t-il. "En réalité ces dernières années la part de la Russie sur le marché européen ne cesse de se réduire. C’est un exemple classique lorsqu’on crée un mythe, auquel on croit".

Finalement l’histoire avec des inspections nuit à l’image de la Commission Européenne et non pas à celle du géant gazier russe, ajoute l’analyste Dmitri Alexandrov. "Les mesures sevères de la Commission Européenne entrent en contradiction avec les intérêts des citoyens, ceux des gros consortiums énergétiques, mais aussi ceux de certains gouvernements européens".

Par ailleurs, le sort d’un autre gazoduc, «Nabucco», considéré depuis récemment comme le concurrent principal du projet «South Stream», devient de plus en plus flou. Les banques commerciales n’entendent pas octroyer des crédits à un projet gazier qui n’a pas de composante essentielle – le gaz. C’est une autre raison du comportement de la Commission Européenne, qui cherche à résoudre par des moyens politiques des questions économiques en inventant des scandales à propos du monopole de Gazprom en Europe.

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