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08/10/2011

L'ONU n'est pas un outil de renversement des régimes dans le monde...? Je vous apporte la preuve que oui dans le NOTA BENE.

L’ONU n’est pas un outil de renversement des régimes dans le monde

7.10.2011, 21:33

Photo: RIA Novosti
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La Russie continuera à protester contre la légitimation des sanctions unilatérales par le biais des Nations Unies, si le but de cette légitimation est de renverser des régimes politiques, a déclaré le président russe Dmitri Medvedev lors d’une réunion du Conseil de sécurité de Russie. Le veto russe, qui a bloqué le vote de la résolution sur la Syrie au CS de l’ONU, témoigne d'une politique pondérée et respectueuse du droit international, a affirmé le chef de l’Etat russe.

La Russie part de l’idée que les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU doivent être conscients de leur responsabilité du maintien de la paix dans le monde. Le projet de résolution bloqué le 4 octobre par la Russie et la Chine prévoit des sanctions contre la Syrie au cas où le pays continue à réprimer l’opposition. Mais le texte n'exclut pas une intervention extérieure des forces armées.

"Les auteurs de la résolution n’ont pas tenu compte des préoccupations que nous avions exprimées. Par ailleurs, et c’est peut-être le plus inquiétant, ils ont refusé de reconnaître l’inadmissibilité d’une intervention militaire extérieure dans ce conflit. Je crois que tout le monde comprend ce que cela veut dire. Cela veut dire que nos partenaires du Conseil de sécurité de l’ONU et d’autres organisations n’excluent pas le scénario libyen en Syrie. Le texte qui leur était soumis, permet de recourir à nouveau à la force, cette fois-ci en Syrie. La Russie et ses partenaires ne peuvent pas donner leur accord pour des actions de ce genre", a souligné Dmitri Medvedev.

Moscou et Pékin ont, par ailleurs, proposé à l’ONU un plan de règlement du conflit syrien, qui permet d’établir le contact avec les autorités, mais aussi avec l’opposition, a ajouté Medvedev. Les autorités syriennes doivent mettre en œuvre les réformes le plus rapidement possible. Mais si elles n’en sont pas capables, elles devront partir. La Russie n’est pas un avocat de Bashar el-Assad, elle condamne les violences contre les manifestants. Pourtant les événements récents montrent que l’opposition syrienne, qui se radicalise de plus en plus, adopte ses propres méthodes terroristes, fait remarquer le représentant permanent de la Russie auprès de l’ONU, Vitaly Tchourkine. Des mécènes étrangers soutiennent ces états d’âme parmi les opposants syriens. La Russie se prononce contre la confrontation et les menaces adressées au régime de Bashar-el-Assad. La solution est à trouver dans le dialogue et la mise en œuvre des réformes promises par le président syrien. Moscou fera donc tout pour que l’ONU ne soit plus utilisée comme un simple instrument de la mise en place d’un régime voulu par l’Alliance atlantique, que cela soit en Syrie, ou ailleurs.
 
 
NOTA BENE :

voici une dépêche parue ce vendredi 10 octobre 2008 sur le site www.ruvr.ru soit la Voix de la Russie :

                                            

« L’Otan cherche à se substituer à l’Onu 

La Russie s’est dite surprise au sujet des circonstances de signature d’un accord de coopération entre l’Otan et l’ONU. Moscou considère que ce document n’a pas été visiblement concerté avec les  membres de l’Organisation, était adopté en petit comité et ne reflétait pas l’opinion de la communauté internationale.

Le fait même de coopération de l’Onu avec des organisations régionales ne peut être que salué. Or, lorsque cela se produit en secret et remplace, en fait, le rôle de la communauté mondiale en matière de règlement des problèmes globaux – cela suscite de l’étonnement chez les pays membres de l’Onu. Telle était la réaction diplomatique du ministre des Affaires Etrangères de Russie Sergueï Lavrov, se trouvant en Kirghizie pour la conférence des chefs de la diplomatie de la CEI, à la demande de commenter les actions du Secrétariat Général des Nations-Unies de Ban Ki-Moon. Nous savions qu’un tel accord entre les secrétariats de l’Onu et de l’Otan était préparé. Nous nous attendions à ce qu’avant la signature d’un tel accord, son projet soit soumis pour examen aux pays membres. Dans ce cas-là rien de tel ne s’est produit. L’accord entre les secrétariats a été signé en secret.

Dans le cadre de la session de l’Assemblée Générale Sergueï Lavrov a eu un entretien avec le Secrétaire Général de l’Onu Ban Ki-Moon. Le ministre russe s’est inquiété sur les raisons d’agir aussi discrètement.

Je n’ai pas entendu d’explications intelligibles, dit Sergueï Lavrov. Cela surprend. Nous sommes également étonnés de trouver dans le texte de l’accord, qui n’a pas été, d’ailleurs, pour le moment publié sur les sites de l’Onu et de l’Otan, des dispositions, touchant directement les prérogatives des Etats membres. Notamment, cela concerne l’intention de l’Onu et l’Otan de coopérer dans les questions de maintien de la sécurité internationale sur la base non seulement de la charte de l’Onu, mais de quelconques directives internationales. Nous avons posé des questions aux directions des deux Secrétariats sur ce que cela pouvait signifier. Nous attendons leurs réponses. Mais nous avons mis en garde nos collègues dans la direction de l’Onu que ce genre de choses devait se faire nécessairement publiquement, sans rien cacher aux pays membres, et en fonction des pouvoirs du Secrétariat.

Parlant des prérogatives des pays membres de l’Onu, M. Lavrov a diplomatiquement insisté sur la tentative de se substituer à la communauté mondiale pour ce qui concerne le règlement des problèmes liés à la sécurité globale. La réaction de l’ambassadeur de Russie à l’Otan Dimitri Rogozine a été plus dure. Il a dit carrément que l’adoption d’un tel document, d’un côté, laissait le champ libre à l’Otan pour lancer des opérations militaires partout dans le monde. Et de l’autre côté, il s’agit d’une tentative manifeste de l’Alliance Atlantique de faire endosser par d’autres la responsabilité pour un possible échec de sa mission en Afghanistan. M. Rogozine a été catégorique : en tant que membre du Conseil de Sécurité de l’Onu, la Russie ne l’admettra jamais. En particulier, elle n’entend pas assumer la responsabilité pour les frappes aériennes et les victimes civiles où que ce soit. 10.10.2008 ».

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