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21/10/2011

La sauce contestataire des Indignados, "Occupy Wall Street", révolution grecque, ne trouve aucun steak à napper en Russie.

Les prolétaires ne s’unissent pas

Publié le 21 octobre 2011 à 10:25

 

Il n’y a pas de demande sociale pour une protestation antimondialiste en Russie

Les actions de masse des anti-globalistes contre le capitalisme, sous la forme qu’elles prennent dans le monde entier, sont impossibles en Russie.

L’extrême gauche russe est trop disparate pour unir derrière elle les foules. De leur côté, les syndicats, par peur de tomber en disgrâce et du fait de leurs problèmes structurels, ne sont pas capables de prendre la tête d’un mouvement de contestation. De la population, il ne faut pas attendre de soutien à des mots d’ordre abstraits du type « À bas la dictature du grand capital ! ».

Les Russes moyens, en effet, s’intéressent à des problèmes locaux : santé, éducation, retraite.

Pourtant, les experts interrogés par Moskovskie Novosti [MN], considèrent, unanimes, que si la rébellion arrivait, ses formes seraient de très loin moins civilisées qu’en Europe et aux États-Unis.

Quelques mois après que le vent de la révolution et des interventions de masse contre le pouvoir a soufflé en Afrique et au Proche-Orient, le centre de la protestation s’est déplacé vers les pays occidentaux. En Europe, où l’activisme et le rôle de l’extrême gauche dans les contestations de masse sont traditionnellement très importants, les choses sont allées jusqu’à des destructions de banques et de bâtiments gouvernementaux.

Mais dans la Russie contemporaine, les idées de la révolte anticapitaliste n’ont pu mobiliser ni les citoyens politisés, ni, d’autant moins, les habitants moyens apolitiques. Les interventions des anarchistes russes, qui tentaient d’exprimer leur solidarité avec leurs camarades de lutte européens, sont, du fait de leur petit nombre, passées inaperçues.

À Moscou, le week-end dernier, 60 personnes tout au plus sont descendues dans la rue en signe de solidarité.

En théorie, les antifascistes russes étaient bien placés pour soutenir leurs frères-révoltés européens. Ils ont fait la démonstration de leur capacité à adresser au pouvoir des gestes catégoriques à l’été 2010, à Khimki : plusieurs centaines de jeunes gens avaient attaqué l’administration de la ville de Podmoscovie, soutenant ainsi la contestation contre la construction de l’autoroute Moscou – Saint-Pétersbourg à travers la forêt de Khimki.

« Mais notre extrême gauche est trop disparate : les anarchistes n’aiment pas les antifa et réciproquement », a confié à MN, un militant antifasciste, se présentant comme « juste Ivan » et expliquant la passivité de ses compagnons d’armes.

Autre raison : le caractère relativement abstrait, pour la Russie, des mots d’ordre mondiaux.

« Chez nous, il n’y a pas, aujourd’hui, de tendance anticapitaliste clairement exprimée. Si on avait annoncé un regroupement pour une action contre la xénophobie, les gens seraient descendus », assure Ivan.

Dans le fait que la rébellion anticapitaliste a contourné la Russie, les coupables ne sont pas les militants d’extrême gauche : simplement, les habitants des grandes villes russes, dans lesquelles se concentre la contestation idéologique, ont été de très loin moins touchés par la crise économique que les citoyens d’Europe et des USA, considère le célèbre anarchiste et rédacteur en chef du journal Volya (« Liberté ») Vladlen Tupikine.

« Pour comprendre, il faut regarder le niveau du chômage à Madrid justement. Là-bas, dans certains quartiers, le chômage des jeunes atteint 50 %. On observait la même image dans les pays d’Afrique qui ont été ébranlés par les révolutions. À Moscou et dans les grandes villes du pays, relativement, tout va bien. Pour une protestation anticapitaliste, il manque le principal : la demande sociale », a déclaré Tupikine à MN.

Certes, remarque l’anarchiste, la situation est pire, de beaucoup, en province, mais là, le mécontentement « n’est pas idéologisé » et, de fait, les causes d’une éventuelle rébellion russe auront un caractère social.

« Par ailleurs, il est très difficile de faire des pronostics sur ce qui peut faire descendre les Russes dans la rue. Mais je pense que pour une contestation de grande ampleur, il suffit de lancer quelque chose du type d’une deuxième monétisation des avantages sociaux », assure Tupikine.

Le directeur de l’Institut de la mondialisation et des mouvements sociaux Boris Kagarlitsky justifie également l’extrême gauche russe : « en Occident, à la différence de la Russie, s’est développée une culture de la contestation et de la solidarité, considère le chercheur. La question n’est pas dans les anarchistes et leur petit nombre. Elle est dans les gens : les Russes sont, socialement, extrêmement passifs, ils ont perdu l’habitude de la consolidation. Ils peuvent soutenir des mots d’ordre et être d’accord avec les contestataires, mais ils ne descendent pas dans la rue ; ainsi, exiger d’eux quelque chose est absurde, c’est comme obliger un paralytique à marcher : il veut, mais il ne peut pas ».

Parallèlement, l’expert remarque que le degré de ressentiment des Russes envers le pouvoir est plus élevé que chez les Européens : et la rébellion russe, si elle a lieu, se déroulera sous une forme de très loin moins civilisée qu’en Occident. « Peut-être qu’ils tueront quelqu’un, ou quelque chose de ce genre. Les gens sont patients, mais extrêmement hargneux », suppose Kagarlitsky.

La directrice de l’Institut « Action collective » Carine Clément est d’accord sur le fait que l’ordre du jour, contestataire au niveau mondial est étranger aux Russes.

« Les gens s’intéressent à de tout autres problèmes. Des problèmes locaux », a-t-elle déclaré à MN. Pour autant, Carine Clément reconnaît que le potentiel contestataire des Russes n’est jusqu’à présent pas totalement réalisé, et que les conséquences des réformes récemment initiées dans l’éducation et la santé conduiront dans la rue de plus en plus de gens.

Les experts ont du mal à dire qui pourrait prendre la tête d’une contestation de masse, mais il est peu probable en tout cas que ce soient les syndicats. « Nos syndicats sont en crise : ils n’ont pas la capacité pour une action de protestation. Il y a un certain nombre d’unions professionnelles puissantes, mais il est peu probable qu’elles puissent emmener derrière elles des foules et, vraisemblablement, c’est plutôt qu’elles ne le veulent pas. Elles ont d’autres objectifs », note Boris Kagarlitsky. « L’initiative viendra vraisemblablement des divers mouvements sociaux qui naissent et s’étoffent », suppose Carine Clément.

Le co-directeur du parti non officiel PARNASSE Boris Nemtsov ne voit rien d’étonnant dans la rébellion anticapitaliste mondiale, mais, à son avis aussi, ce format ne s’acclimatera pas en Russie. « Les mots d’ordre sur la justice sociale sont éternels, mais nos militants de gauche sont gênés par leur propre antiaméricanisme fondamental. Il me semble que l’origine géographique de la contestation actuelle est la principale cause venant expliquer qu’il n’y a pas eu, chez nous, d’action solidaire claire. Si les contestations étaient nées, par exemple, en Italie ou en Allemagne, nous aurions vu des actions analogues également dans notre pays », a noté Boris Nemtsov en entretien avec le correspondant de MN.

Plus généralement, a souligné Nemtsov, pour la Russie d’aujourd’hui serait plus actuel le mot d’ordre « À bas le capitalisme d’État !».

« Personnellement, il me plaît plus », a conclu l’opposant, rappelant qu’il était lui même « mondialiste ».

Traduit par :

Commentaires

Il ne faut toutefois pas se faire d'illusions sur certains points. La comparaison entre Madrid et Moscou, si elle doit être faite (et on se demande sur quelles bases), ne doit pas faire oublier que le niveau de vie réel d'un Madrilène, même avec le chômage, est bien supérieur à celui d'un Moscovite et surtout que la vie en Espagne, même avec la crise, est grevée d'encore moins de problèmes sociaux qu'en Russie. Je crois que, plus qu'à une "bonne situation" dans la crise vis-à-vis de la crise, c'est la non politisation des Russes.

Écrit par : Coronado | 24/10/2011

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Écrit par : Poséidon | 09/02/2012

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Écrit par : Poséidon | 29/02/2012

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