Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27/10/2011

Ce n'est ni au CNT ni à l'Otan qu'il revient de décider de mettre un terme au mandat de la résolution 1973 sur la Libye, mais au CS de L'ONU.

Libye: la fin de la mission, prérogative du Conseil de sécurité (Moscou)

Dmitri Rogozine
12:54 27/10/2011
 
BRUXELLES, 27 octobre - RIA Novosti

C'est au Conseil de sécurité de l'Onu et non à l'Otan qu'il revient de décider de mettre terme au mandat de la résolution 1973 sur la Libye, a annoncé mercredi le représentant permanent de la Russie auprès de l'Alliance, Dmitri Rogozine.

"La Russie souligne que ce genre de décisions demeure la prérogative absolue du Conseil de sécurité de l'Onu. (…) Ce n'est pas à l'Otan de décider de mettre terme à une résolution votée par les Nations unies", a-t-il déclaré.

"Nous nous attendons à ce que les démarches des dirigeants de l'Alliance se conforment au moins formellement aux décisions prises à New York", a poursuivi M.Rogozine.

Le Conseil de l'Otan a provisoirement pris vendredi la décision de mettre fin à sa mission Protecteur unifié en Libye le 31 octobre. L'Otan s'est engagée à garantir la sécurité de la population du pays jusqu'à cette date. Le CNT a demandé mardi aux dirigeants de l'Otan de prolonger d'un mois son opération militaire.

L'affrontement contre le régime de Mouammar Kadhafi, qui avait gouverné le pays pendant 42 ans, a duré près de neuf mois. La répression sanglante des manifestations a provoqué une intervention militaire internationale, suite à l'adoption de la résolution 1973 par le Conseil de sécurité de l'ONU.

Le 31 mars, l'Otan a commencé sa mission Protecteur unifié en Libye. La confrontation armée opposant les troupes du colonel Kadhafi aux forces du Conseil national de transition (CNT), instance politique des insurgés libyens soutenue par l'Otan, a fait des milliers de morts et a porté un préjudice grave à l'économie de ce pays producteur de pétrole. Mouammar Kadhafi a été tué le 20 octobre dernier près de sa ville natale de Syrte.

 

NOTA BENE :

Je rappelle que Mr. Rogozine s'élevait déjà en 2008 contre le coup d'Etat mondial, contresigné dans un document tenu secret pour l'Assemblée générale, entre le secrétariat du Conseil de Sécurité de l'Onu et le secrétariat de l'Otan absolvant systématiquement et autorisant automatiquement toute action extérieure conduite par l'Otan.

 

« L’Otan cherche à se substituer à l’Onu

La Russie s’est dite surprise au sujet des circonstances de signature d’un accord de coopération entre l’Otan et l’ONU. Moscou considère que ce document n’a pas été visiblement concerté avec les membres de l’Organisation, était adopté en petit comité et ne reflétait pas l’opinion de la communauté internationale.

Le fait même de coopération de l’Onu avec des organisations régionales ne peut être que salué. Or, lorsque cela se produit en secret et remplace, en fait, le rôle de la communauté mondiale en matière de règlement des problèmes globaux – cela suscite de l’étonnement chez les pays membres de l’Onu. Telle était la réaction diplomatique du ministre des Affaires Etrangères de Russie Sergueï Lavrov, se trouvant en Kirghizie pour la conférence des chefs de la diplomatie de la CEI, à la demande de commenter les actions du Secrétariat Général des Nations-Unies de Ban Ki-Moon. Nous savions qu’un tel accord entre les secrétariats de l’Onu et de l’Otan était préparé. Nous nous attendions à ce qu’avant la signature d’un tel accord, son projet soit soumis pour examen aux pays membres. Dans ce cas-là rien de tel ne s’est produit. L’accord entre les secrétariats a été signé en secret.

Dans le cadre de la session de l’Assemblée Générale Sergueï Lavrov a eu un entretien avec le Secrétaire Général de l’Onu Ban Ki-Moon. Le ministre russe s’est inquiété sur les raisons d’agir aussi discrètement.

Je n’ai pas entendu d’explications intelligibles, dit Sergueï Lavrov. Cela surprend. Nous sommes également étonnés de trouver dans le texte de l’accord, qui n’a pas été, d’ailleurs, pour le moment publié sur les sites de l’Onu et de l’Otan, des dispositions, touchant directement les prérogatives des Etats membres. Notamment, cela concerne l’intention de l’Onu et l’Otan de coopérer dans les questions de maintien de la sécurité internationale sur la base non seulement de la charte de l’Onu, mais de quelconques directives internationales. Nous avons posé des questions aux directions des deux Secrétariats sur ce que cela pouvait signifier. Nous attendons leurs réponses. Mais nous avons mis en garde nos collègues dans la direction de l’Onu que ce genre de choses devait se faire nécessairement publiquement, sans rien cacher aux pays membres, et en fonction des pouvoirs du Secrétariat.

Parlant des prérogatives des pays membres de l’Onu, M. Lavrov a diplomatiquement insisté sur la tentative de se substituer à la communauté mondiale pour ce qui concerne le règlement des problèmes liés à la sécurité globale. La réaction de l’ambassadeur de Russie à l’Otan Dimitri Rogozine a été plus dure. Il a dit carrément que l’adoption d’un tel document, d’un côté, laissait le champ libre à l’Otan pour lancer des opérations militaires partout dans le monde. Et de l’autre côté, il s’agit d’une tentative manifeste de l’Alliance Atlantique de faire endosser par d’autres la responsabilité pour un possible échec de sa mission en Afghanistan. M. Rogozine a été catégorique : en tant que membre du Conseil de Sécurité de l’Onu, la Russie ne l’admettra jamais. En particulier, elle n’entend pas assumer la responsabilité pour les frappes aériennes et les victimes civiles où que ce soit.

10.10.2008 ».

Les commentaires sont fermés.