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03/11/2011

Qui a dit que la Libye était perdue pour la Russie? Sans avoir versé son écot, Moscou récupère ses traités d'avant crise. Malins les Russes.

La coopération avec la Russie va rapporter gros à la Libye

 
2.11.2011, 21:38
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Le groupe pétrolier russe Gazprom Neft et la compagnie italienne Eni ont déjà repris leurs activités en Libye. Selon le représentant de la Russie à Tripoli, le pays ne devrait pas réviser les contrats signés avec les compagnies étrangères avant la guerre.

Les compagnies pétrolières étrangères commencent à reprendre progressivement leurs activités en Libye. C’est ce qu’a annoncé mercredi le représentant spécial du président russe pour l’Afrique Mikhaïl Marguélov. Il est persuadé qu’il n’existe pas de raisons politiques pour une révision par Tripoli des contrats, signés avec des sociétés russes. A présent, des projets infrastructurels sont à l’ordre du jour.

Gazprom Neft est la deuxième compagnie russe à revenir en Libye au cours de ces 15 jours. Gazprom, qui a un projet de coopération avec le géant pétrolier et gazier allemand Wintershall est revenue la première. Les deux consortiums possèdent des concessions au sud-est de Tripoli.

Une infrastructure détruite par la guerre

Avant de pouvoir reprendre la production du pétrole dans le pays, Gazprom Neft et l'italien Eni étaient obligés de résoudre des problèmes très compliqués. L’infrastructure du champ pétrolier «Eléphant», où les deux compagnies travaillent, était complétement détruite pendant la guerre civile. A la fin de septembre Eni a informé de la reprise de l’exploitation sur 15 puits à 300 km au sud de Benghazi. Et au début de cette semaine, la compagnie a confirmé son intérêt pour la reprise du partenariat avec Gazprom Neft. Selon Sergueï Pikine, directeur du Fonds de développement énergétique, les nouvelles autorités de la Libye vont encourager le retour des sociétés, qui possédaient déjà des contrats dans le pays.

«Le nouveau gouvernement libyen a besoin des recettes supplémentaires que leur peut procurer la vente du pétrole. Le pays veut également redresser sa situation budgétaire», considère Pikine. «Il n’est pas donc dans l'intérêt des autorités de rompre les liens qui existaient avec les compagnies étrangères. Elles reviendront donc en Libye très prochainement».

Libye convoitée par les compagnies pétrolières

Alexeï Podtserob, l’ancien Ambassadeur de Russie en Libye et expert de l’Institut de l'Orient sous l'égide de l’Académie russe des sciences, prévoit une concurrence serrée pour obtenir les nouveaux contrats.

«Beaucoup de compagnies pétrolières veulent travailler en Libye. La concurrence y était toujours très serrée. Actuellement le département public pour le pétrole est liquidé, et de ce fait la volonté d’accéder au pétrole libyen s’accentue davantage. D’autant que l’un des objectifs de la guerre menée par l’OTAN consistait précisément à établir le contrôle sur le pétrole libyen».

Hier, le nouveau Premier ministre libyen Abdel Rahim al-Qib a confirmé que la nouvelle direction allait honorer tous les contrats gaziers et pétroliers signés avec la Russie. Ce sera l’un des principaux thèmes de discussion lors de sa rencontre avec Mikhaïl Marguélov, prévue pour la mi-novembre.

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