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11/11/2011

Im Westen Neues. L'armée russe ne chôme pas et joue même, à l'instar des Etats-Unis, de la provoc pour les tester, à ses heures perdues.

Deux porte-avions à propulsion nucléaire en projet pour la flotte russe

Les autorités russes se prépareraient à engager un programme de construction de deux porte-avions à propulsion nucléaire. Le projet s’inscrit dans le cadre d’un désir russe fréquemment réexprimé de disposer d’un total de six porteavions entre la flotte du Pacifique et celle de l’Arctique. Les deux navires devraient être prêts à l’horizon 2027 et seraient construits par tronçons aux chantiers Sevmash de Severodvinsk.
Ces informations doivent être prises avec prudence.
D’une part parce que l’OSK change fréquemment de discours sur le dossier des porte-avions : Roman Trotsenko, son patron avait annoncé cette année qu’un premier navire d’un tonnage de 80 000 tonnes serait prêt en 2023.
D’autre part parce que le choix de Sevmash n’est pas nécessairement le plus pertinent : le chantier, spécialiste de la construction de SNLE et SNA a lamentablement échoué dans son chantier de modernisation du porte-avions Admiral Gorshkov. Le navire, qui devait être retrofité avant d’être transféré à l’Inde en 2008 pour 800 millions de dollars, n’arrivera finalement dans le pays qu’en 2012-2013 avec un surcoût de près d’1,7 milliard, soit un coût total de 2,5 milliards pour New Delhi.  OSK a commenté ce choix industriel en déclarant qu’il coûterait trop cher de bâtir un nouveau chantier naval pour la réalisation de ces porte-avions. Ce qui semble indiquer que pour l’heure les projets pétersbourgeois de l’île de Kotlin ou la possibilité d’agrandir le chantier de la Baltique, récemment acquis par OSK, ne sont pas en vogue.

 

Moscou commande trois navires

Le ministre de la défense russe Anatoli Serdyoukov a signé un contrat avec l’OSK, l’homologue russe du Français DCNS, pour la réalisation de deux sous-marins et d’un navire de soutien logistique et de sauvetage.
Le premier contrat, conclu avec le bureau d’études Malakit, spécialiste russe des sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) porte sur la réalisation d’un SNA de la classe Yasen.
Le second a été passé avec le bureau d’études Rubin, spécialiste lui des SNLE. Il porte sur la construction d’un nouveau sous-marin de la classe Boréï. Trois exemplaires de ce type de SNLE sont actuellement aux essais ou en cours de construction. Ces deux sous-marins seront construits par le chantier naval Sevmash de Severodvinsk, sur la mer Blanche.
Enfin un navire de secours et de soutien a été commandé aux chantiers du Nord (Severnaya Verf).
La signature de ces trois contrats a eu lieu à Severodvinsk en présence de Vladimir Poutine. Les trois entités concernées sont installées à Saint-Pétersbourg qui est de nouveau le siège de l’Etat-major de la marine russe.
Ces commandes prennent place dans le cadre d’une relance extrêmement ambitieuse de la construction navale de défense en Russie. D’ici 2020 plus de cent navires, dont cinq SNLE supplémentaires, doivent théoriquement rejoindre les escadres russes. Un plan qui s’appuie sur un effort financier très conséquent : Moscou investira en moyenne 47,4 milliards d’euros par an pour l’acquisition de nouveaux armements entre 2011 et 2020, dont près de 11,5 milliards d’euros pour la marine chaque année. 
Les autorités russes ont déclaré mercredi dernier qu’elles venaient de passer sept contrats d’armement pour un montant total de 6,7 milliards d’euros.

 

 
Le programme T-50 avance bien

Après la présentation en vol lors du dernier salon MAKS des deux premiers prototypes de l’avion de combat de cinquième génération russe, le T-50-3, troisième prototype de l’appareil développé par Sukhoï, devrait bientôt prendre son envol. Un quatrième appareil en serait aux étapes finales de construction. Le T-50 devrait entrer en service en 2016.

 

L’armée de l’air russe poursuit sa modernisation

Les aviateurs russes devraient recevoir un total de 65 jets d’entraînement Yak-130 d’ici 2017. Le ministère de la défense russe devrait prochainement signer un contrat avec Irkut, filiale de la holding OAK, pour la construction de ces engins. Le bureau d’études Yakovlev, concepteur de ces appareils relève toujours, pour l’heure, d’Irkut.
LeYak-130 est un biplace d’entraînement qui peut aussi mener des missions d’attaque au sol grâce à une capacité d’emport de trois tonnes d’armement.

 

 
Indra et Russian Technologies signent un accord

L’entreprise espagnole Indra et le consortium étatique Russian Technologies ont signé un accord de collaboration pour développer des projets communs dans des domaines aussi divers que le transport et la gestion du trafic, la santé, et bien sûr la défense et la sécurité. Cet accord permettra d’un côté à Indra de s’appuyer sur une vaste capacité industrielle et technologique. Pour Russian Technologies, l’entreprise espagnole est une entrée supplémentaire sur les marchés européens et latino-américains. Une collaboration précédente avait permis le développement du système de contremesure laser MANTA (Cf. 3P n°5 « L’OTAN teste le système MANTA développé par Indra »).

 


Recrudescence des appareils militaires russes
dans l’espace aérien des pays baltes

Le ministre de la Défense lituanien a exprimé sa préoccupation face à la présence accrue d’avions militaires russes proche de l’espace aérien balte. Le 7 novembre, quatre F-16 danois chargés de la sécurité de cet espace ont repéré deux avions cargos AN26 et un Tupolev TU 134 qui se dirigeaient de l’enceinte de Kaliningrad vers la Russie et un avion-espion Iliouchine IL20 venant en le sens inverse. Les aéronefs russes volaient à la limite de l’espace international et de l’espace aérien balte. Erreur de navigation ou
volonté de tester les capacités de détection de l’OTAN ? Cet incident fait partie d’une tension latente dans la zone avec le déploiement de missiles d’une brigade de commandos marine dans l’enceinte de Kaliningrad pour répondre au projet de l’administration américaine d’installation de radars et
de batteries d’interception antibalistique en Pologne et dans les Etats baltes.

 


Russie-Pérou : une longue histoire

Le Pérou vient de recevoir le second lot de Mi-171 SH prévu au contrat signé en 2010 entre le gouvernement péruvien et Rosoboronexport, organisme chargé de la vente des matériels de défense en Russie. La relation russo-péruvienne remonte à 1969. A partir de cette date, de nombreux équipements soviétiques ont été fournis au pays (char T-55, avions de combat Mig 29, hélicoptères Mi-8).
Avec la disparition de l’Union soviétique, les commandes tombent à zéro mais reprennent à partir des années 2000 avec le contrat de remise en service des Mi-17 et Mig 29.
Depuis, le Pérou a signé plusieurs contrats (missile antichar Kornet en 2008, hélicoptère Mi-171 SH, Mi-35 P). Un centre de maintenance d’hélicoptères doit être installé dans les années à venir. Cette relation ancienne monte en puissance.

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