Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

12/11/2011

Le sol chinois est encore inexploité alors qu'il regorge de pétrole, de gaz, de ressources minérales. Cette découverte va changer le monde.

 

La plupart des réserves minérales de la Chine restent inexploitées

Publié le 2011-11-04 11:50:23 | French. News. Cn

 

  

BEIJING, 3 novembre (Xinhua) -- La Chine a une grande quantité de ressources naturelles inexploitées, car seulement 36% des gisements minéraux ont été découverts jusqu'à aujourd'hui, a déclaré jeudi le ministère chinois du Territoire et des Ressources.

 

Une enquête sur les ressources minérales potentielles de la Chine a révélé que fin 2010, le taux d'exploration du minerai de fer chinois était de 27%, contre 19% pour la bauxite, a annoncé le ministère dans un rapport.

 

Quant au pétrole, seulement 26% des gisements ont été prospectés, et 85% des réserves de gaz naturel restent inexploitées, indique le rapport.

 

Zhang Hongtao, ingénieur en chef du ministère, a fait savoir que la Chine avait dépensé370,8 milliards de yuans (58,4 milliards de dollars) pour réaliser des relevés géographiques et avait découvert 2 839 nouvelles mines et réserves au cours des cinq dernières années.

 

La Chine est également devenue un géant de la consommation et de la production de minéraux, a ajouté M. Zhang. De 2006 à 2010, la production de charbon de la Chine a augmenté de 28% pour atteindre 2,53 milliards de tonnes métriques, alors que la production de pétrole brut a grimpé de 10% à 203 millions de tonnes métriques.

 

En 2009, la Chine a produit 97% de la production mondiale totale de terres rares, alors que ses réserves ne représentent que 36% des gisements de la planète, a-t-il précisé.

 

 

 

NOTA BENE :

 

Il se pourrait donc, si Pékin décidait de prospecter les 74% restants des gisements de pétrole que le pays recèle, que la Chine s’émanciperait quelque peu de sa dépendance vis-à-vis de l’Afrique, du Moyen-Orient et de la Russie, pour afficher une maîtrise énergétique nouvelle qui s’élèverait à 30% (taux arbitraire) pour ses besoins domestiques projetant même l’ouverture de nouveaux couloirs vers les pays de l’ASEAN (excepté le Vietnam qui est déjà bien exploitée pour ses abondantes réserves) afin d’en retirer une exploitation rentable à l’exportation, à l’instar de la Russie. Sur le plan géostratégique, elle s’affranchirait, à coup sûr, de la crainte du piratage dans la mer de Chine du Sud et les divers détroits dont le célèbre détroit de Malacca. Il y va de la même éco-stratégie pour le gaz. D’autant que si des accords débouchaient sur la concrétisation de plusieurs tracés énergétiques traversant deux pays Laos (pour joindre le Cambodge) et Myanmar (avec débouché sur le Golfe du Bengale), dont la Chine investit en masse dans les économies et dans le renforcement des accords bilatéraux incluant la sécurité, en plus du projet connu de tous sur l’isthme de Kra pour lequel la Chine souhaite ardemment intéresser la Thaïlande et la Malaisie à la concrétisation de ce projet de creusement d’un canal de 44 km, dans la partie la plus étroite de chacun de ces deux pays dont les frontières jouxtent en bandes étroites, qui les trancherait évitant ainsi le détroit de Malacca (trop sujet à la piraterie, avec une possible instrumentalisation par des services étatiques), ce serait l’objet d’une tension géopolitique insupportable pour les anglo-saxons qui y perdraient irrémédiablement tout outil de coercition diplomatique sur l’Empire du Milieu. L’idéal pour la Chine serait donc que le Myanmar s’ouvre au libre-échangisme total avec son puissant voisin où les parties concluraient un indéfectible lien économique et sécuritaire sur le long terme. De la sorte tout le fret à destination de la Chine pourrait éviter non seulement le passage des détroits à risques mais abandonneraient aussi le projet de l’isthme de Kra qui s’avèrerait bien plus coûteux pour ramener la Thaïlande et la Malaisie à la raison purement économique et non plus politique. Et la proximité d’avec le Tibet assurerait la défense du Myanmar grâce à l’implantation définitive d’ogives nucléaires chinoises au Tibet décourageant toute tentative d’agression maritime (Golfe du Bengale), terrestre (Inde et Russie) sans oublier une surveillance accrue chinoise sur le cours du Mékong. Ainsi, il est important d’observer l’évolution de l’opposition birmane qui est travaillée au corps par les services et ONG américaines et britanniques (connaissant parfaitement le pays) qui espèrent un changement de régime politique pour mettre à terre la junte militaire qui est tentée d’accéder au scénario chinois. Une lutte féroce est engagée dans la société birmane pour inverser le cours de la tendance à la démocratisation du régime. Qui l’emportera ? Dieu seul le sait dans le contexte actuel. C’est un conflit d’importance mondiale qui se déroule en ce moment, silencieusement pour nos oreilles occidentales, dont l’issue aura une répercussion notable dans la redistribution des cartes ; ce pays est devenu l’épicentre de la guerre que se livre le mondialisme et le monde multipolaire en gestation. Les USA devraient bien se méfier de l’Inde qui a de nombreux motifs de jouer de la duplicité, tenue en étau par une économie qui dépend en partie de son approvisionnement en eau qui coule, avec le Gange, des profondeurs du Tibet dont la Chine, avec ses barrages, pourraient en tarir la source pour sa destination et la protection anglo-saxonne contre le Pakistan (protection chinoise). Rappelons que le Pakistan est un pays observateur de l’OCS comme l’Inde, dans laquelle on retrouve des ennemis tels que la Chine et l’Inde qui malgré tout s’entendent sur la géopolitique financière et la multi polarisation du globe dans le cadre du BRICS, alors pourquoi ne pas imaginer le Pakistan et l’Inde comme membres attablés aux côtés de la Chine ? D’autant que des discussions (en cours) très prometteuses sur un partenariat de lutte contre le terrorisme qui gangrène les deux puissances nucléaires réchauffent les relations. De nombreux experts prédisent la transformation du statut d’observateur au statut de membre à ces pays pour très bientôt, sans doute pour 2012 déjà. Restons vigilants sur l’usage que l’Inde fera de cette organisation de coopération qui est sensée gommer les contentieux frontaliers et encourager la coopération en matière de sécurité régionale. Son principal projet (OSC) est de faire de l'ombre à l'ASEAN et former un bloc pour contrer au maximum l’influence de la première puissance mondiale (USA) à l’intérieur du périmètre eurasiatique. La Chine est, depuis peu, associé à certains projets de prospection en Arctique. L’impression que me donne l’action réelle de l’OCS est son efficience et sa volonté de rapidement modifier le rapport de force militaire, économique et financier mondial. Mais je sais aussi que la possibilité d'extraire de son sol des richesses inestimées précisément mais probablement importantes confortera l'affirmation de la Chine dans la zone du Sud-est asiatique et les îles Spratley et Paracel; ce qui influencera également les rapports entre la Chine et la Russie, car cette dernière espérait voir en elle l'alternative déterminante pour échapper au piège de la dépendance à l'exportation d'énergies à l'Europe. Ce bloc eurasiatique financier, économique, sécuritaire passera-t-il sans heurt le cap des premières déceptions commerciales, une fois l'incandescence de la lutte pour l'instauration d'un monde multipolaire éteinte où dès lors risque-t-il la désintégration pour y voir naître de nouveaux blocs plus naturels car fondés sur le nationalisme ethnique et la culture voire la civilisation? Est-ce encourageant pour les Européens, qui devraient y voir l’Eldorado dans un futur proche qui l’extrairait de l’ornière actuelle mais avec la perspective d’une Aventure car l’expérience serait inédite et psychologiquement déstabilisante, ou inquiétant, pour quasiment les mêmes raisons, car cette redistribution des cartes mondiales minerait à jamais de solides fondations euro-atlantiques stables dont l’influence européenne prend doucement le pas dans les rapports avec les USA au sein de certaines organisations telles l’OTAN et le FMI et pourquoi pas certaines organisations de l’ONU (Unesco) dont les centres de gravité glissent subrepticement vers le continent européen? Quelle est l’ambition de l’Europe contrôlée par l’Allemagne ? Nul ne peut encore le dire. Par contre, l’Europe comme le reste du monde ne peut se priver des « terres rares » dont l’industrie est fortement dépendante et que la Chine exporte à son gré comme la Russie avec les céréales russes en y manipulant les marchés. Si l’Europe, sous la conduite allemande, ne cède aux pressions eurasiatiques d’intégration à l’espace continental, les prix des matières premières et minerais pourraient s’envoler dès 2013. On sait maintenant que les problèmes techniques de l’US Air force, notamment sur les appareils F-22 et F-35, sont dus au marché parallèle chinois des puces électroniques soldées acquises depuis l’ère Clinton, qu’en sera-t-il si les principales puissances de l’OCS, pour accentuer la pression, décidaient la rupture de stocks de ces matières premières et en cessaient donc la livraison non pas un an mais deux années consécutives ? L’Europe, même si elle renforce son intégration en instituant via un nouveau traité une direction européenne formée d’un groupe de dix pays fédérés économiquement, financièrement, militairement, elle n’aurait pas assez de temps mais non plus de moyens pour devenir une puissance armée capable de tenir en joue le BRIC et l’OCS sans oublier l’OTSC (bras armé tactique eurasiatique à l’avant poste de l’OCS stratégique) et refuser ostensiblement toute intégration au continent ; elle y sera contrainte de gré ou de force. Et lorsque j’évoque la force, elle ne viendra sûrement pas de l’OCS (qui préfère l’attentisme, la défense offensive ; ils tiennent le bon rôle, sûr des changements inéluctables du monde en leur faveur), mais des USA lorsqu’ils sont acculés devant l’ultimatum de leurs conditions extérieures et intérieures dans un élan de « fuite en avant » ou de la perte définitive de leur influence mondiale en tant que puissance impériale ; cette époque cruciale qui décidera de cette fuite en avant pour sauvegarder leur suprématie se fixera non sur le calendrier des interventions extérieures euro-atlantiques mais sur le calendrier des forces économiques et financières eurasiatiques lorsque la Chine notamment sera assurée d’une alternative au fret actuel des matières premières. Les méthodes machiavéliques sont en ébullition dans le Sud-est asiatique aux rives du Bengale et les hauteurs sibériennes. Faites vos jeux ! La roulette tourne. Russe ?

 

Les commentaires sont fermés.