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19/11/2011

On savait que les USA considéraient la Chine comme menace pour la stabilité d'un monde unipolaire version américaine, mais l'Inde...?

Pour le chef du Pentagone, la Chine et l’Inde sont des menaces

18 novembre 2011 – 15:09

 

« Nous allons oeuvrer en faveur d’une plus grande coopération avec Pékin, notamment par le biais d’une meilleure communication entre nos armées pour promouvoir la bonne entente et éviter les erreurs de calcul », a déclaré, le 17 novembre, le président américain, Barack Obama, lors d’un discours prononcé devant le Parlement australien et dans lequel il a affirmé que les coupes budgétaires du Pentagone ne devraient pas remettre en cause la présence militaire des Etats-Unis dans la région Asie-Pacifique, considérée comme prioritaire à Washington.

Seulement, le même jour, et alors que le locataire de la Maison Blanche s’efforce à ne pas vexer Pékin, le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, a laissé échapper une phrase qui ne devrait pas plaire aux autorités chinoises.

Lors d’un déplacement dans le Connecticut pour visiter un chantier naval où sont construits les sous-marins nucléaires d’attaque de l’US Navy, le chef du Pentagone s’est enflammé en faisant l’inventaire aux risques potentiels pesant contre la sécurité des Etats-Unis.

« Nous faisons face à la menace de puissances émergentes, la Chine, l’Inde, d’autres pays face auxquels nous devons maintenir notre garde et faire en sorte que nous avons toujours suffisamment de puissance dans le Pacifique pour leur faire comprendre que nous n’en bougerons pas » a-t-il ainsi déclaré, après avoir évoqué l’Iran et la Corée du Nord.

Si la mention de la Chine n’est guère surprenante car, au-delà du language diplomatique, ce pays est régulièrement mis en cause pour l’opacité entourant ses forces armées ou encore pour ses activités de cyber-espionnage, celle de l’Inde est beaucoup plus inattendue, dans la mesure où Washington cherche à faire de New Delhi un partenaire stratégique.

Quoi qu’il en soit, le Pentagone s’est livré une séance de rétro-pédalage par la suite. Ainsi, l’un de ses porte-paroles, le capitaine de vaisseau John Kirby, a tout de suite cherché à éteindre tout début de polémique. « Il faisait référence aux défis auxquels sont soumis ces puissances émergentes, défis que nous partageons avec eux alors que nous essayons d’améliorer nos relations dans un environnement turbulent et dynamique sur le plan de la sécurité » a-t-il expliqué.

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