Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

19/11/2011

Hillary Clinton, prévoyant une guerre civile en Syrie, prouve que les USA soutiennent politiquement et financièrement l'opposition armée.

Hillary Clinton entrevoit la possibilité d'une guerre civile en Syrie
 
Publié le 2011-11-19 14:05:06 | French. News. Cn  

WASHINGTON, 18 novembre (Xinhua) -- La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a déclaré vendredi qu'une guerre civile en Syrie était possible si l'opposition dans le pays devenait plus forte.

"Je pense qu'il pourrait y avoir une guerre civile avec une opposition très déterminée et bien armée et finalement bien financée, laquelle, bien que n'étant pas dirigée par les militaires ayant fait défection, est clairement influencée par eux", a déclaré Mme Clinton lors d'un entretien sur la chaîne de télévision NBC.

"Nous le voyons déjà, et c'est quelque chose que nous n'aimons pas du tout parce que nous sommes en faveur de manifestations pacifiques et d'une opposition non-violente", a-t-elle dit, accusant le président syrien Bachar al-Assad d'avoir incité l'opposition à "prendre les armes".

Les manifestations anti-gouvernementales qui ont débuté à la mi-mars en Syrie ont fait quelque 3.500 morts jusqu'ici, selon les estimations des Nations Unies.

Les Etats-Unis, leurs alliés européens et les pays arabes ont accru la pression sur la Syrie. Lors d'une réunion tenue mercredi à Rabat, la capitale du Maroc, la Ligue arabe a officiellement suspendu la qualité de membre de la Syrie, et a donné au gouvernement du président Assad trois jours pour mettre en œuvre un plan de paix négocié par la ligue, lequel réclame l'arrêt des violences et la possibilité que des observateurs de l'organisation entrent en Syrie.

"Je pense que ce que la Ligue arabe a fait, ce que la Turquie a dit, tout ça a beaucoup plus de poids sur l'opinion au sein du gouvernement [syrien] et au sein de la société [syrienne] que ce qui vient de nous, qui sommes beaucoup plus éloignés", a souligné Mme Clinton.

Faisant référence à l'intervention en faveur de l'opposition en Libye, la secrétaire d'Etat a ensuite affirmé : "Personne ne souhaite ce genre d'action vis-à-vis de la Syrie. La Libye était un cas unique." "Mais ce n'est pas applicable à la Syrie. La Syrie a son propre rythme, et ce qu'a fait la Ligue arabe est un signal clair à Assad lui signifiant que c'en est fini pour lui", a-t-elle renchéri.

La communauté internationale est divisée sur la façon de régler la crise en Syrie. Durant sa visite à Moscou jeudi, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a appelé à exercer des pressions sur le gouvernement syrien pour qu'il cesse la violence dans le pays, alors que le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, s'est déclaré persuadé que des forces extérieures cherchaient à aggraver la situation en Syrie, afin de justifier leur ingérence dans les affaires politiques internes du pays.

Les commentaires sont fermés.