Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24/11/2011

La tension entre les USA et la Russie prend corps avec la mise en place de mesures de rétorsion russe. La balle est dans le camp de l'OTAN.

Un choix difficile pour la Russie

 
23.11.2011, 20:52

Photo: RIA Novosti
     

 

Le président de Russie Dmitri Medvedev a désigné les mesures qui seront appliquées en réponse à la décision des Etats-Unis et de l’OTAN de déployer le système de défense antimissile en Europe. Un radar d’alerte concernant une attaque de missiles sera mis très prochainement en service à Kaliningrad.

 

Dans le contexte de la situation qui s’est créée autour de la défense antimissile (ABM) des pays de l’OTAN en Europe, Dmitri Medvedev s’est adressé aux citoyens russes dans un discours télévisé. Selon le président, le programme américain de défense ABM en Europe a déjà commencé. Et la Russie est contrainte de réagir à ce programme d’une manière adéquate. Le chef de l’Etat a adopté toute une série de décisions en réponse à l’aménagement du système antimissile en Europe.

«Le ministère russe des la Défense mettra en service sans tarder sur mon instruction à Kaliningrad un radar d’un système d’alerte pour les attaques de missiles. Deuxièmement, la protection des installations des forces nucléaires stratégiques sera renforcée en priorité dans le cadre de la formation d’un système de défense aérospatiale russe. Troisièmement, les missiles balistiques stratégiques des troupes de missiles stratégiques et de la marine de guerre seront dotés de complexes anti-ABM et de nouveaux blocs de combat. Quatrièmement, j’ai chargé les forces armées d’élaborer les mesures assurant si nécessaire la destruction des moyens d’information et de commande du système ABM. Ces mesures sont adéquates, efficaces et peu dispendieuses», a indiqué le président.

La Russie et l’OTAN ont envisagé il y a un an la possibilité d’aménager ensemble un système ABM en Europe. Cependant, les parties n’ont pas réussi se mettre d'accord sur le contenu de l’EuroABM. La Russie insiste sur les garanties juridiques concrètes que ce système ne sera pas dirigé contre elle. Des garanties qui ne lui ont pas été données.

Infographie: Bouclier antimissile européen: la position russe

Dans le même temps, la mise en œuvre du programme EuroABM prend de l’ampleur. Les bases ABM seront aménagées dans les pays de l'Europe de l'Est après 2015 et en perspective – à proximité des frontières russes et dans les eaux non loin de la Russie. Notre pays ne participera pas au programme susceptible d’affaiblir dans 6-8 ans son potentiel de dissuasion, a souligné Dmitri Medvedev. Moscou renoncera à la rigueur aux initiatives de paix et aux démarches en matière de désarmement et de contrôle des armements.

«Si les mesures énumérées s’avèrent insuffisantes, la Fédération de Russie déploiera dans l’Ouest et le Sud du pays les systèmes de choc modernes et les armements qui permettraient d’écraser la composante européenne du système ABM américain, notamment le système de missiles «Iskander» à Kaliningrad. L’interdépendance des armements stratégiques offensifs et défensifs peut nous contraindre à sortir du Traité START», a affirmé le président russe.

Dmitri Medvedev a souligné à plusieurs reprises que la Russie risque d'être confrontée à un choix difficile: aménager son système ABM ou reprendre la course aux armements. Quelle sera la réaction de l'OTAN aux déclarations du président russe? C’est maintenant à son tour de réagir.

Les commentaires sont fermés.