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04/12/2011

Le monde donne naissance à un nouveau bloc : le CELAC (Communauté des Etats Latino-américains et Caraïbes). Auguri. In bocca al lupo.

La CEALC, nouveau bloc régional reflet de la vision globale de l'Amérique latine
 
Publié le 2011-12-04 14:59:17 | French. News. Cn  
 
 
 

Par Maja Wallengren

MEXICO, 4 décembre (Xinhua) -- Les dirigeants de 33 pays d'Amérique latine et des Caraïbes ont formé un nouveau bloc régional samedi à Mexico, capitale du Mexique, afin de placer la région comme un acteur majeur sur la scène mondiale.

La Communauté des Etats d'Amérique latine et des Caraïbes (CEALC) nouvellement créée est un bloc régional politiquement diversifié dont les aspirations nationales sont variées. Ainsi son importance historique ne peut être ignorée, ont déclaré les analystes politiques.

"La création de la CEALC fait partie du changement global et continental, caractérisé par la baisse de l'hégémonie américaine et la levée d'un groupe des blocs régionaux qui former une partie du nouveau équilibre global", a écrit l'analyste mexicain Raul Zibechi dans sa colone sur La Jornada daily.

Le président vénézuélien Hugo Chavez a déclaré qu'il souhaitait voir une Amérique latine plus forte, plus unie et non-dépendante de l'influence américaine, un point de vu partagé par plusieurs pays membres de la CEALC dont la Bolivie, l'Equateur et le Nicaragua.

La formatio de CEALC a été saluée à travers toute la région.

Avec l'avènement de CEALC, nous avons crée un mécanisme que n'avons pas éta capable de faire durant nos 200 ans d'indépendance", a souligné le président mexicain Felipe Calderon.

Le dirigeant cubain Raul Castro a décrit la création de la CEALC comme "une façon d'être indépendant".

Les dirigeants de l'Amérique latine souhaitent établir un forum similaire à celui de l'Organisation des Etats Américains (OEA) mais ne veulent pas d'influence politique de la politique étrangère américaine.

"Les principales questions en Amérique latine et aux Caraïbes seront traitées par ce nouveau bloc régional et l'OEA perdra sa direction légèrement exercée qu'elle possède encore", a écrit le journal bolivien La Razon avec une caricature d'un navire en perdition nommé OEA.

Selon la "Déclaration de Caracas", un document important signé au sommet qui a permit la création de ce nouveau bloc régional, la CEALC jouera le rôle d'un "porte-parole régional" aux négociations ministérielles lors de forums internationaux majeurs.

Aucune d'indication n'a été spécifié dans la déclaration pour savoir si la CEALC chercherait à remplacer l'OEA, qui a accueilli le nouveau bloc comme "un nouveau mécanisme pour la coordination et l'accord politique dans la région". Et le secrétaire général de l'OEA Jose Miguel Insulza a déclaré que la CEALC va certainement "enrichir les discussions" en Amérique du nord et en Amérique du Sud.

Pourtant, les analystes continueront à discuter du futur rôle du nouveau bloc.

Selon ces derniers, quelques pays de la CEALC souhaitent remplacer l'OEA, ainsi, les Etats-Unis seraient exclus de toute tentative d'ingérence dans les affaires de l'Amérique latine.

"Les Etats-Unis devraient considérer ce mouvement comme un avertissement que sa négligence des besoins de développement de l'Amérique latine et des Caraïbes n'est pas dans son intérêt", a dit un analyste, ajoutant que Washington doit considérer les pays d'Amérique latine et des Caraïbes "les vrais partenaires et voisins".

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