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04/12/2011

Nabucco est fini. Même si le ténor azerbaïdjanais ait quitté la scène, les Européens tardent à baisser le rideau. Ils ont tous bien chanté. Bravo!

La fin de Nabucco?

2.12.2011, 15:23

Photo: EPA
 
     
L'Azerbaïdjan a déclaré qu'elle souhaitait réaliser un gazoduc indépendant pour acheminer son gaz vers le Sud de l'Europe. Bakou renonce ainsi à participer au projet Nabucco.

Le projet de gazoduc Nabucco, déclaré prioritaire par l’Union Européenne (UE) et appelé à livrer le gaz de la mer Caspienne en Europe en contournant la Russie, serait en passe de devenir un rêve inassouvi. Le coup fatal a été porté par la décision de l'Azerbaïdjan de renoncer à livrer le combustible.

Pas de gaz d'Azerbaïdjan

Au cours du VIème Forum énergétique à Sopot (Pologne), Ilham Chabanov, le directeur du centre de recherche sur le pétrole d'Azerbaïdjan, a déclaré que l'azerbaïdjan soutenait politiquement le projet Nabucco. Mais il a déplorait que personne n'avait pris en considération les intérêts des sociétés de production d'énergie du pays.C’est pourquoi l’Azerbaïdjan prévoit de développer son propre projet de livraisons d'énergie à l'Europe. La compagnie nationale de production d'hydrocarbures et le consortium BP s'intéressent déjà à ce projet.

Cela implique qu'il n'y aura pas de gaz azerbaïdjanais dans le gazoduc Nabucco.

«Le changement de la position de Bakou concernant Nabucco est devenu le coup le plus fort pour le projet», estime un analyste du marché du pétrole et du gaz de la société d'investissement Troïka-Dialog.

«Selon l’accord entre l’Azerbaïdjan et la Turquie, nous prévoyons de construire un gazoduc indépendant et moins grand. Il devra transporter, à plus petite échelle, le gaz du gisement «Shah Deniz» en Europe du Sud. Ce projet est plus souple et plus réalisable. Il faudra probablement renoncer au projet plus ambitieux, Nabucco, bien que les fonctionnaires et les bureaucrates européensl’aiment beaucoup», a souligné M. Chabanov.

La fin de l'opéra

Le journal britannique Sunday Telegraph a écrit il y a peu qu’après la mise en service du gazoduc Nord Stream et le développement actif du marché du gaz liquéfié, le projet «Nabucco» n'est plus nécessaire.

Selon l'entreprise allemande Handelsbatt, nous arrivons à la «dernière chanson» de l’ «opéra politique». Le projet porte en effet le nom d’un opéra célèbre de Verdi portant sur la libérations des Juifs de l'esclavage à Babylone. On peut faire un parallèle avec la libération de l’Europe de l’«esclavage gazier» russe.

Pour le moment Bruxelles n’est pas pressée de faire tomber le rideau.

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