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07/12/2011

La déclaration de G. Schröder est intéressante; son seul point faible est son attachement à la Turquie, qui n'est plus vital d'intégrer à l'Europe.

Repenser l'Union Européenne

6.12.2011, 15:52

Photo: RIA Novosti
 
     
Selon l'ex-chancelier allemand Gerhard Schröder, l'Union Européenne doit être repensée pour sortir de la crise. Il préconise notamment le rapprochement avec la Russie.

Il est primordial de revoir en profondeur la structure de la zone euro si l'on veut venir à bout de la crise en Europe. Elle devrait notamment développer des relations avec la Russie et accepter l'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne (UE). Telle est l'opinion de l'ex-chancelier fédéral allemand Gerhard Schröder qui préside actuellement le consortium Nord Stream AG.

Renforcer la coopération avec la Russie

Schröder est connu pour être un partisan des relations donnant-donnant entre la Russie et l'Union européenne. Même si l'ex-chancelier fait l'objet de critiques constantes de la part de certains hommes politiques européens qui diabolisent la Russie et redoutent une dépendance grandissante au gaz russe, la position de l'ex-chancelier reste inchangée.

Il est convaincu que l'Europe ne pourra se développer que si elle coopère de façon plus étroite avec la Russie. L'UE sera alors capable d'être compétitive face à l'Asie, la Chine en particulier, et les Etats-Unis convalescents.

Elaborer une politique économique commune

Mais l'Europe devrait avant tout élaborer une politique économique commune, estime Iouri Boïko de l'Institut de l'Europe.

«Aujourd'hui il y a le Conseil européen, le Conseil de la zone euro mais il n'y a pas de politique économique coordonnée et commune à la différence de la politique monétaire. Par conséquent, on fait face à des situations où les Etats ne respectent pas la discipline budgétaire. C'est arrivé à la Grèce, l'Espagne, l'Italie. Mais au final c'est la totalité de la zone euro qui en souffre», déplore Iouri Boïko.

Le rapprochement sujet à caution

«Cela suppose un espace économique commun, une zone de libre échange, la libre circulation des biens, des capitaux et des personnes. Nous n'y sommes pas prêts et eux non plus. Cette idée qui a fait son apparition en 2003, suppose, par ailleurs, la mise en place d'une politique étrangère commune et d'un espace de sécurité unique. Mais c'est une chose impossible dans un avenir proche parce que les Européens n'ont pas aujourd'hui de ligne politique commune», a poursuivi le membre de l'institut de l'Europe, sceptique quant à une coopération plus poussée avec la Russie et l'adhésion de la Turquie à l'UE.

L'Europe perd de l'influence

Schröder critique régulièrement les gouvernements des Etats membres de l'UE qui, selon lui, sont les otages des marchés, des spéculateurs financiers et de la presse. L'ex-chancelier allemand appelle à moderniser le système de gestion européen. Schröder reconnait que les rapports de force sur la scène internationale sont en train de se modifier au détriment de l'Europe car des pays tels que la Russie, l'Inde, le Brésil et la Chine ont de plus en plus de poids.

Dans ces conditions la Russie est perçue comme un partenaire fiable dans le domaine énergétique qui serait capable de garantir le bien-être économique et le plein emploi en Europe. Cette coopération aura également pour effet d'assurer la stabilité et la sécurité du continent européen.

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