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08/12/2011

Après chaque grande guerre, de bonnes âmes rappellent toujours les signes avant-coureurs qui l'annoncaient. Soyons donc avertis avant!

Du Proche-Orient à la Chine, c’est le branle-bas de combat

8 décembre 2011 - 10:01
                   
 

8 décembre 2011 (Nouvelle Solidarité) – L’enchaînement vers un nouveau conflit mondial est-il déjà inéluctable ? D’une guerre larvée qui dure depuis quelques années entre un Occident au bord de l’implosion financière et les nouveaux centres de pouvoir et de croissance en Eurasie et en Asie-Pacifique – la Russie, la Chine, l’Inde – , on est passé en l’espace de quelques semaines à une véritable offensive militaire menée par Obama — comme Truman jadis pour le compte de l’Empire britannique —, offensive qui provoque la riposte des pays visés.

Dans un commentaire hier à ses collaborateurs, Lyndon Larouche a estimé que si cette tentative de l’oligarchie Britannique de provoquer une nouvelle guerre mondiale, a été quelque peu grippée jusque là par une forte opposition au sein des forces armées et des services de sécurité américains, les Britanniques n’ont pas dit leur dernier mot.

Pour l’heure, la volonté guerrière affichée par les Etats-Unis provoque déjà une réaction forte chez les victimes potentielles de cette guerre. Face à la volonté affichée par Obama d’occuper une place militaire centrale en Asie Pacifique, la Chine prend des mesures ; face aux menaces de frappes aériennes contre les installations nucléaires, l’Iran décrète la mobilisation générale ; face aux menaces d’invasion, la Syrie, soutenue de main ferme par la Russie, mobilise aussi ses capacités militaires.

* En Chine, réagissant à l’intrusion d’Obama dans la région Asie-Pacifique, le président Hu Jintao, accompagné du vice-président Xi Jinping, s’est adressé solennellement à la puissante Commission militaire centrale, qu’ils dirigent tous deux, dans des termes on ne peut plus clairs. Lors de cette intervention, Hu Jintao a appelé la marine chinoise à « accélérer résolument sa modernisation » et à « mener des préparatifs intensifs pour le combat militaire », afin de « sauvegarder la sécurité nationale et la paix mondiale ».

Pour tous les observateurs avertis, pas de doute : ce sont les Etats-Unis qui sont visés. Au cours d’une tournée en novembre, Barack Obama avait considérablement renforcé le déploiement militaire américain au nord de l’Australie, créant une base permettant de cibler directement la mer de Chine méridionale tout en restant hors de portée des missiles chinois. Idem aux Philippines, où le traité militaire existant avec les Etats Unis a été complètement réorienté : on est passé d’un simple accord de lutte contre le terrorisme à un véritable déploiement naval renforcé pour faire face à la Chine. La Chine dispose de l’armée la plus importante au monde, mais depuis une période récente elle développe aussi une capacité navale, suivie à la loupe par Washington. L’unique porte-avion chinois a ainsi effectué sa deuxième sortie fin novembre.

* En Iran, c’est le Guide suprême de la Révolution, Ali Khamenei, qui a sonné le tocsin dimanche dernier, donnant l’ordre de mobilisation générale à tous les chefs d’état-major et aux différents services de sécurité et de renseignements, les responsables iraniens étant persuadés de l’imminence d’une guerre. Mohammad Ali Jaafari, commandant des Gardiens de la Révolution a procédé à la mobilisation des forces. Selon certaines sources il aurait ordonné la dispersion des missiles Shahab de longue portée, des explosifs sophistiqués, de l’artillerie et des unités des Gardiens, vers des lieux secrets, protégeant ainsi tout son dispositif de riposte.

Après avoir abattu un drone de renseignement américain, dimanche dernier à la frontière avec l’Afghanistan et le Pakistan, l’Iran a également annoncé son intention de faire profiter ses amis du Hezbollah libanais de tous les renseignements qui ont pu être tirés de cet engin sophistiqué — probablement un RQ 170 Sentinel, utilisé lors des missions de reconnaissance « sensibles ». Enfin, les actes de sabotage contre l’Iran ayant été menés depuis l’étranger, l’état-major des forces armées iraniennes a menacé le 5 décembre de mener désormais des opérations « contre tout appareil agresseur » au-delà même de l’espace aérien iranien.

* Branle-bas de combat aussi dans une Syrie requinquée par le soutien de la Russie mais où, comme l’a montré le récent déploiement du Vice-président américain Joseph Biden en Turquie et en Irak, les Etats-Unis ne lâchent pas prise et sont à la manœuvre pour créer une zone d’exclusion aérienne en Syrie, comme ils l’ont fait en Libye, et une zone tampon entre la Turquie et la Syrie. Selon le quotidien syrien Al Thawra, La Syrie a organisé le 5 décembre des exercices militaires à armes réelles destinés à tester la force de frappe de ses missiles à longue portée, de ses véhicules blindés et de ses divisions d’hélicoptères, en cas d‘agression militaire étrangère.

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