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13/12/2011

L'Eurasie comme grenier alimentaire fait chuter les prix des matières premières par sa bonne récolte de 2011, et 2012 sera encore meilleure.

www.ruvr.ruLa Russie fait chuter les prix des aliments dans le monde

12.12.2011, 15:55

© Flickr.com/norbert garaj/cc-by-nc-sa 3.0
     
Selon le nouveau rapport de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, les cours des denrées alimentaires baissent dans le monde notamment grâce à une bonne récolte en Russie, l'Ukraine, le Kazakhstan et les pays asiatiques.

Depuis cinq derniers mois, les prix mondiaux des aliments sont en chute libre, lit-on dans le rapport de l'Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui vient d'être publié. Le retour sur le marché international du blé russe en est l'une des causes principales.

La bonne récolte de cette année en Russie et dans certains pays asiatiques, ainsi que de belles perspectives pour l'année prochaine ont eu pour effet la baisse des prix des aliments à 1%, mentionne le rapport de la FAO. Les céréales constituent la base du panier alimentaire, explique Maria Kataranova du cabinet d'experts russe «Ekonomicheskaya expertnaya grouppa». «Les céréales constituent un produit de référence pour les producteurs des autres produits d'alimentation. Sans parler de ce que leur part dans le panier de la ménagère est déjà assez importante, c'est aussi la matière première pour d'autres secteurs dont l'élevage», explique-t-elle.

Le blé freine la baisse des prix

Malgré la tendance à la baisse des prix, les céréales restent toutefois une denrée qui coûte assez cher. La dernière augmentation des prix mondiaux a été provoquée par la sécheresse de l'année dernière qui avait fait perdre la majeure partie des récoltes. La Russie était même contrainte d'interdire les exportations du blé afin de ne pas priver son marché intérieur. L'été dernier l'interdiction a enfin été levée.

«Le retour de la Russie sur le marché international est devenu un facteur très puissant de la mise en place de l'environnement plus concurrentiel et de la privation des fournisseurs de la possibilité de faire pression», analyse Alexandre Korboute, le vice-président de l'Union céréalière russe. «Car la Russie est un très gros joueur sur le marché international. Aujourd'hui, la part de la Russie avec l'Ukraine et le Kazakhstan dans le négoce international du blé est d'ordre de 20%».

Malgré l'augmentation considérable de l'offre, la demande reste quand-même importante. Ainsi les éleveurs, qui étaient obligés l'année dernière de nourrir leurs bêtes avec du maïs, se dépêchent actuellement à stocker du blé bon marché. Selon les experts, une bonne récolte en vue pour 2012 n'aura pourtant pas pour effet de noyer le marché international avec du blé. Il est donc inutile de s'attendre à une importante chute des prix.

 

 

http://www.test-qi.be/#697267

 

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