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21/12/2011

"La page de l'histoire que le monde est politiquement, économiquement dominé par les USA a été tournée", déclare Rudi Thomaes de la FEB.

Belgique : le patronat prévoit une croissance économique de 0,2% en 2012
 
Publié le 2011-12-21 09:20:32 | French. News. Cn  
 

BRUXELLES, 20 décembre (Xinhua) -- La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) a annoncé mardi ses prévisions de croissance de 0,2% seulement pour l'économie du royaume l'année prochaine.

Dans son dernier Focus conjoncture, elle a mis l'accent sur "un changement fondamental de la situation au dernier semestre de cette année : l'incertitude au sujet de la survie de la zone euro, de la stabilité du système financier et de la capacité des Etats à réaliser les assainissements et les réformes alimentent la méfiance des entreprises et des ménages".

Aucun secteur ne pense maintenant que l'activité économique s'améliorera au cours des six mois à venir et aucun secteur ne prévoit une augmentation des investissements, alors qu'il y a six mois pas moins de 60% des entreprises belges se déclaraient encore confiantes dans l'avenir, a précisé le patronat belge.

Il est plus pessimiste que la Banque Nationale de la Belgique ( BNB), qui tablait mercredi dernier sur une croissance économique de 0,5% en 2012 après une importante révision à la baisse de la perspective de croissance par rapport à une estimation de 2,3% en juin dernier.

Lors d'un point de presse, Rudi Thomaes, administrateur délégué de la FEB, a estimé que l'économie belge était énormément influencée par l'Europe et par le monde, alors que l'Europe devrait s'adapter à un monde multipolaire.

"La page de l'histoire que le monde est politiquement, économiquement dominé par les Etats-Unis a été tournée", a-t-il dit.

La stabilisation de la zone euro et le rétablissement de la confiance des investisseurs étrangers doivent donc être la priorité absolue des autorités européennes, selon la FEB.

"L'Union européenne (UE) et chacun des 27 Etats membres doivent s'inscrire dans un 'triple play' de discipline, de dynamique et de politique monétaire ferme", a précisé M. Thomaes, souhaitant que la Banque centrale européenne puisse "enfin faire ce que font les autres banques centrales pour rompre le cercle vicieux".

Le pronostic de croissance de 0,2% établi par la FEB pour 2012 se situe beaucoup en dessous de l'hypothèse retenue par le gouvernement belge pour établir son budget.

"Si le pronostic de la FEB se confirme, le gouvernement devra dès les prochains mois trouver plus d'un milliard d'euros supplémentaire" pour atteindre ses objectifs du déficit budgétaire, comme ce que recommande la Commission européenne pour remédier à la crise de la dette souveraine dans la zone euro, a mis en garde le patronat belge.

La FEB a exprimé sa préoccupation sur le retour probable du protectionnisme dans un climat économique mondial difficile, sur la hausse des coûts salariaux qui affecte la compétitivité et les parts de marché de l'économie belge, ainsi que sur le risque de l'impasse politique aux Etats-Unis confrontés à la nécessité d'assainir leurs finances publiques.

"On prévoit que la dette publique américaine dépassera cette année la barre symbolique des 100% du PIB et la situation n'est pas près de s'améliorer avec un déficit budgétaire de 10% du PIB.

Le système financier international et l'économie globale restent pourtant très dépendants de la confiance des investisseurs dans les titres de l'Etat américain", a-t-elle souligné.

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