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21/12/2011

Les USA sont en guerre contre l'Europe avec leurs marchés financiers, car elle veut son émancipation. Leurs défenseurs sont des renégats.

Les Américains promettent la fin de la zone euro

 

20.12.2011, 20:46

© Flickr.com/photosteve101/cc-by
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Les Etats-Unis évoquent déjà des schémas de partage des biens européens en cas de faillite. Ils sont préoccupés non seulement par la question du partage des actifs, mais aussi des dettes accumulées. Le thème est repris par l’observateur de Voix de la Russie Sergueï Gouk et son invité, Pavel Medvedev, membre du Conseil bancaire national de Russie.

 

Il y a trop de spéculations sinistres au sujet d’un éventuel démembrement de l’union monétaire européenne, estime le chef de la Banque centrale européenne Mario Draghi. Il ne faut pas cependant cultiver d’avance un état d’esprit pessimiste. «Je n’ai aucun doute en la capacité de l’euro de tenir le coup et surmonter la crise. L’euro subsistera, son existence est irréversible», a assuré Draghi devant les députés du Parlement Européen.

Toutefois, l’Institut de l’Economie internationale Peter Peterson aux Etats-Unis s’engage déjà à dispenser des recommandations gratuites aux hommes politiques de l’Union européenne. Les membres de l'institut sont persuadés de la désintégration inévitable de l’espace monétaire et économique de l’UE et s’obstinent à conseiller aux leaders européens de quitter le navire «vite et simultanément», bien qu’il faille délaisser pour une certaine période l’euro afin d’éviter du chaos dans les règlements de paiements mutuels. Ensuite, chaque pays doit, naturellement, retourner à son ancienne monnaie nationale. Les Américains entrevoient un problème dans «le partage des biens», et surtout le repartage des «dettes toxiques».

Une multitude de complications

«Je pense qu’un partage des biens serait une catastrophe», estime Pavel Medvedev, membre du Conseil bancaire national de Russie. «J’ai suivi ce processus en URSS. C’était impossible à voir, ce nombre inimaginable de problèmes qui surgissent, lorsqu'une monnaie est remplacée par une autre. Imaginons une seconde : tous les pays de la zone euro ont repris leurs anciennes monnaies. La Grèce, en quelle monnaie devra-t-elle rembourser ses dettes? C’est un problème irrationnel, auquel chaque pays sera confronté. Car chaque Etat doit quelque chose à quelqu’un. Actuellement les dettes sont calculées en euros. Comment faudra-t-il les convertir en monnaies nationales? Là en effet il y aura de spéculations à profusion. Je crois que c’est un scénario qui doit faire peur pour contenir le démembrement. Et je ne pense pas que c’est la principale chose à craindre. La principale la perte, c'est tout ce qui était positif dans l'économie européenne. Mais je ne crois pas que les Européens se permettront vraiment même de réfléchir à une séparation».

Le vice-président de la Banque centrale européenne Vitor Constancio, qui a présenté lundi un rapport sur la situation au sein de l'union monétaire, a répondu à tous ceux qui avaient des doutes: «En ce qui concerne les indicateurs de marché, je ne vois pas de signes d’un démembrement de la zone euro». Son opinion est partagée par d’autres analystes qui jouissent de l’autorité au sein de l'Union européenne et en dehors.

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