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02/01/2012

Les USA vont exploiter leurs réserves d'hydrocarbures; cela signifie qu'ils lâchent l'Arabie, y générant le chaos dû à la baisse des revenus.

Les États-Unis mettent en exploitation leurs réserves d’hydrocarbures

 
1.01.2012, 14:07

© Collage: "Voix de la Russie"
     

 

Le gouvernement américain a autorisé la compagnie Conoco Phillips à procéder à l’exploitation commerciale des réserves d’hydrocarbures de l’Alaska. Ce sera la première compagnie pétrolière à mettre en production les gisements situés au nord de l'Etat.

 

Le gouvernement américain, songerait-il à réduire sa dépendance des pays exportateurs de pétrole? La production de l'or noir en Alaska pourrait commencer en 2015 et ne dépassera pas 18.000 barils par jour dans un premier temps. Conoco Philips se propose d’investir plus de 500 millions de dollars dans ce projet. Les réserves de pétrole sur ce permis sont globalement évaluées à un milliard de barils. Les frais d’exploitation sont lourds en raison du manque d’infrastructures et des conditions naturelles difficiles, mais le groupe pétrolier américain est prêt à les assumer. Mieux encore, Conoco Phillips sera en bonne compagnie pour mettre en valeur les richesses naturelles d’Alaska. Comme l’a déclaré le président des États-Unis Barack Obama, les ventes publiques de permis d’exploitation des gisements de la réserve nationale deviendront annuelles.

La question reste de savoir pourquoi les États-Unis ont choisi ce moment pour mettre en service les réserves d’hydrocarbures, se trouvant dans une zone protégée. De l’avis de Sergueï Pikine, de la Fondation pour le développement énergétique, il n’y a pas de raisons objectives. «Les réserves qui peuvent être mises en production et livrées aux États-Unis ne manquent pas dans le monde. La cote du Brent n’est pas citrique. Ces derniers temps les prix restent stables au-dessous de 100 dollars le baril. Les États-Unis devraient plutôt se tourner vers le plateau continental de l’Arctique», estime-t-il.

Inquiétudes sur l'instabilité politique dans le Proche-Orient

Un Conseil pour la sécurité énergétique a été crée fin novembre à Washington. Cette nouvelle a interloqué les experts car les prix des combustibles fossiles restent relativement stables et celui du gaz naturel fléchit aux États-Unis, suite à l’augmentation de la production nationale. Il est fort probable que les politiciens et les hommes d’affaires américains qui ont pris l’initiative de création du Conseil, soient préoccupés par la dépendance du pays à l’importation de pétrole. Ils estiment que les importations d’hydrocarbures en provenance du Proche-Orient renforcent la base matérielle du terrorisme international qui constitue toujours la principale menace pour les États-Unis.

Alan Greenspan, ex-président de la Banque Centrale Américaine met en garde contre les actes de sabotage sur les champs de pétrole au Proche-Orient et la demande croissante chinoise qui pourraient provoquer une flambée des prix des matières premières. Les analystes américains tirent la sonnette d’alarme en affirmant que d’ici deux ans le prix du baril pourrait s’établir à 150 dollars. Dans ces conditions, la politique d’autosuffisance énergétique des États-Unis trouve de plus en plus d’adeptes, note Alexandre Passetchnik, expert de la Fondation pour la sécurité énergétique nationale.

«Les Américains importent une partie du pétrole mais leur stratégie est différente. Ils pensent surtout à l’avenir préférant importer du pétrole et ménager leurs propres réserves. Cette stratégie est en train de changer et les forages sur le plateau d’Alaska montrent que les États-Unis cherchent à se débarrasser progressivement de cette dépendance. Après tout, la conjoncture des prix est telle qu’il devient avantageux de mettre en production même les gisements difficilement accessible».

Il convient de noter par ailleurs que pratiquement tout le réseau de transport des États-Unis fonctionne à partir de combustibles dérivés du pétrole. C’est pour cette raison que la part du lion de leur budget militaire est affectée à assurer la sécurité des routes d’importation de pétrole. Le Pentagone cherche également à réduire sa dépendance aux hydrocarbures. Il a récemment acheté 450.000 gallons de biocarburant pour la Marine nationale à cinq fois le prix de l’essence ordinaire.

Il est par conséquent évident que la société Conoco Phillips n’est que la première dans la mise en production des réserves stratégiques des États-Unis en Alaska.

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