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11/01/2012

Les banques italiennes jettent les petits commerçants désirant emprunter dans les filets de la mafia qui les transforme en esclaves.

11.01.2012 | 11:05

La mafia se déguise en banquier. Snobés par les établissements traditionnels, les petits commerçants italiens viennent doper le business mafieux. A leurs dépens.

"L’extorsion en col blanc". Ou quand la mafia devient le premier banquier des Italiens. C’est le cri d’alarme lancé par l’ONG italienne SOS Impresa, dans une étude diffusée hier et massivement reprise par la presse transalpine.

Le crime organisé a profité de la crise pour développer ses activités. Son nouveau fond de commerce ? Les prêts bancaires crapuleux. Ses victimes ? Les petits commerçants italiens, qui n’arrivent plus à convaincre les banques traditionnelles de leur accorder l’obole. Résultat, "avec 65 milliards d’euros de liquidité, la mafia est la première banque d’Italie", assène l’ONG.

Et le business est florissant: la mafia réalise 140 milliards d’euros de chiffre d’affaire annuel, pour 100 milliards de profit. Soit 7% du PIB…

Du beurre dans les épinards de la Camorra napolitaine et de la Cosa Nostra sicilienne, et un coup de mou pour l’économie italienne. "L’usure [prêts abusifs assortis de taux d'intérêt trop élevés, NDLR] a provoqué la fermeture d’environ dix-huit cents entreprises et provoqué la disparition de milliers d’emploi". Fleuristes, supérettes ou hôtels, les victimes de l’usure mafieuse seraient près de 200.000.


Repéré sur Il Tempo: In Italia la mafia è la prima banca

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