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17/01/2012

La puissance militaire occidentale perd de sa fraîcheur pour satisfaire les budgets. Bientôt l'Otan pourra être à la merci de l'OTSC sans coup férir.

Gros souci pour la version navale du F-35

16 janvier 2012 – 21:14

En décembre 2011, au cours d’un entretien accordé à AOL Defense, le vice-amiral David Venlet, le directeur du programme F-35 au Pentagone, s’était dit surpris par le nombre de « points faibles décelés » et leurs coûts mis en évidence lors des essais de cet appareil, appelé à constituer l’épine dorsale de l’aviation américaine et de plusieurs autres forces aériennes.

« La plupart (des points faibles) sont petits. Mais quand on les met tous ensemble, et qu’on regarde où ils se trouvent sur l’avion et à quel point il est difficile de les résoudre après l’achat de l’appareil, le fardeau des coûts est à couper le souffle » avait ajouté l’officier.

Et quelques uns de ces points faibles figurent dans un document interne au Pentagone, intitulé « DOD F-35 Concurrency Quick Look Review« , daté du 29 novembre dernier. Et oure les soucis de logiciels et autres problèmes, l’on y apprend notamment que la version navale du Joint Strike Fighter (F-35 C) est incapable d’apponter sur un porte-avions : les huit tentatives qui ont été faites à ce jour se sont toutes soldées par un échec.

Cela s’explique, d’après le rapport, par la position de la crosse d’appontage, lequelle serait placée trop près du train d’atterrissage. Cela étant, ce n’est pas encore la panique car une solution aurait été trouvée et de nouveaux essais sont prévus en avril prochain.

Mais tout de même, si elle ne fonctionne pas comme prévu, il faudra revoir profondément la conception du F-35, ce qui, n’en doutons pas, générera des coûts supplémentaires qui viendront s’ajouter aux autres. Mieux encore, le rapport souligne que compte tenu que la version navale de l’appareil n’a pas été testée dans d’autres domaines, il est à craindre que d’autres défaillances futures – et donc non encore identifiées – soient découvertes.

Outre-Atlantique, le Joint Strike Fighter est appelé le « Trillion Program », en raison du dérapage régulier de ses frais de développement. Pour mémoire, l’armée américaine en a commandé 2.443 exemplaires poiur 323 milliards de dollars. Et compte tenu du contexte budgétaire, le Pentagone devrait décider de décaler la livraison de 120 avions après 2017.

Mais les plus gênés dans l’histoire sont les Britanniques, qui comptent sur le F-35C pour disposer des capacités aéronavales qu’ils ont perdues avec le retrait du service actif des Harrier. Par souci d’économie, la version navale de l’appareil développé par Lockheed-Martin a été préférée, finalement, à celle à décollage court/atterrissage vertical (F-35B) qui avait été initialement commandée par Londres.

Le Royaume-Uni a commandé 50 F-35C pour 5 milliards de livres. Mais il ne devrait compter que 6 unités d’ici 2020, si l’on en croit les confidences faites par des responsables de la Royal Navy au quotidien The Telegraph.

 


 

Les militaires néerlandais pourraient s’entraîner avec des chars de l’armée allemande

16 janvier 2012 – 16:47

Les restrictions budgétaires ont lourdement affecté les forces armées néerlandaises. Avec un milliard d’euros d’économies à trouver d’ici 2014 afin de contribuer la lutte contre les déficits publics, ces dernières sont contraintes, entre autre, de supprimer 12.000 postes, de désarmer 4 chasseurs de mines ainsi qu’un navire ravitailleur, de dissoudre un escadron de 19 F-16 AM/BM Block 30, de se passer d’une batterie d’antimissiles Patriot et de revendre ses 60 derniers chars lourds Leopard.

D’ailleurs, compte tenu des politiques d’austérité décrétée dans la plupart des pays européens, les Pays-Bas ne sont pas les seuls à vouloir se débarrasser de leurs chars lourds. La Belgique a également fait ce choix. De même que, plus récemment, l’Autriche, qui compte réduire drastiquement sa flotte de ce type de blindés.

Et il est à craindre que la France suive cette tendance, en diminuant encore le nombre de ses Leclerc en service à l’issue de la révision du Livra Blanc sur la Défense et la sécurité nationale.

Certes, et comme le soulignait un article publié par le site Internet de la Radio Nederland Wereldomroep (l’équivalent batave de RFI), si le scénario d’une guerre conventionnelle en Europe semble actuellement « ridicule », « l’Histoire nous apprend à nous attendre à l’inattendu ».

Et de citer Marcel de Hass, professeur assistant au Département Etudes des conflits à l’Ecole royale militaire à Bruxelles : « Il est facile de se débarrasser, disons, de deux bataillons de chars d’assaut en six mois (…) Mais il faudrait cinq, six ou même plus d’années pour les ravoir ». Et là, il n’est question que de l’aspect matériel… Car cela suppose aussi, au-délà du déficit capacitaire, une perte de compétences pour faire manoeuvrer les unités de chards lourds.

Aussi, le chef d’état-major des forces terrestres néerlandaises, le général Mart De Kruif, a confié au quotidien Trouw que des discussions sont actuellement en cours avec la Bundeswehr pour que les soldats néerlandais puissent garder la main en s’entraînant avec des chars Leopard allemands, cela afin que » l’expertise militaire ne soit pas perdue ».

« Les chars demeurent essentiels, même lors des missions à l’étranger » a estimé le général De Kruif. « Vous avez besoin de ses capacités – la puissance de feu, la mobilité, la protection – pour dominer un adversaire sur le terrain » a-t-il expliqué. Ce que les forces terrestres néerlandaises n’ont plus actuellement.

Cela étant, l’officier sait de quoi il parle puisqu’il a pu voir les chars Leopard canadiens à la manoeuvre pour soutenir les unités d’infanterie dans le sud de l’Afghanistan, région où il a commandé les troupes de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF) entre 2009 et 2010.

Par ailleurs, le ministre de la Défense Hans Hillen, a plaidé pour une coopération militaire accrue devant l’Atlantic Council, à Washington, la semaine passée. « Afin de faire en sorte que l’Otan reste une garantie de sécurité, il est nécessaire que les Etats membres continuent d’étendre leur coopération » a-t-il déclaré.

14:43 Publié dans Armement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : www.opex360.com

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