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21/01/2012

Où se trouve la liberté d'expression si on s'autocensure sans cesse? Cette psychologie dictée par les "Droits de l'homme" règne en despote.

Pour la censure, nous n’avons

pas besoin de SOPA-PIPA

21/01/2012

La vérité attristante et évidente est que le bloc américaniste-occidentaliste (BAO), d’une façon générale, dans sa psychologie, dans ses règles et ses conformismes, et dans ses actes officiels ou semi-officiels quotidiens, vit dans un régime général de censure. La censure est devenue une part intégrante de la vie publique, de l’utilisation du système de la communication par le Système en général, de la perception du monde décisivement influencée par l’épisode maniaque où s’agitent nos directions politiques et ce qu'on désigne sous l'expression charmante de “nos élites”. L’action du Système en tant que tel étant absolue dans cette partie du monde (bloc BAO), et dans la perception psychologique qu’elle entraîne, cette censure, qui tente d’éviter une “vitrine” trop officielle, est extrêmement diversifiée, de diverses sortes bien entendu, avec une place importante faite à l’autocensure vécue comme une vertu fondamentale (dialectique de la démocratie, droitdel’hommiste, etc.). Ainsi, le débat autour des lois SOPA-PIPA, s’il est intéressant pour ce qu’il nous dit de la réalité substantielle de nos structures de pouvoir les plus majestueuses (le Congrès US en l’occurrence, ses ors et ses pompes), pour la mise à nu de cette tendance profonde et structurelle à la censure, pour l’esprit de résistance qu’il insuffle, ne concerne pas l’essentiel pour l’exercice de la censure. Notre censure n’est pas législative ni policière essentiellement, elle est psychologique.

Deux évènements viennent de nous montrer, par des démonstrations indirectes convaincantes, notre état de censure. Ils viennent de deux sites qui ne font pas partie du Système, étant situés dans des pays exclus du bloc BAO, indirectement ou directement. Ces évènements ne font pas de ces sites ni de ces pays, par un de ces automatismes manichéens qu’affectionne l’esprit du bloc BAO, des sommets de vertu et des océans de sagesse. De ce côté, également, la liberté qui caractérise le jugement de censure qu’on porte sur le bloc BAO doit jouer et faire apprécier ses acteurs pour leurs défauts autant que pour leurs qualités. Il n’empêche que ces mêmes acteurs constituent, selon la loi de l’“ennemi principal” et l’urgence de la crise générale qui nous presse, des points de stabilité et des références pour la résistance qui passe essentiellement par l’information. Dans la guerre de la communication, ce sont des alliés, même si cette alliance est d’abord due aux circonstances. Mais les alliances de circonstance sont vitales aujourd’hui, au sens précis du mot “vital”, elles se placent dans un cadre antiSystème fondamental car l’“ennemi principal” est le pire qu’on puisse concevoir dans notre civilisation devenue contre-civilisation, – puisqu’il s’agit du Système, représentation structurée du Mal, – et rien de moins. (Cela est écrit sans passion de notre part, sans emportement maniaque, mais plutôt selon une «réaction dépressive transcendée» en une volonté d’action de résistance [voir le 19 janvier 2012], exprimée et expliquée d’une façon à la fois intuitive et rationnelle, – dans cet ordre des priorités pour l’esprit.)

• Le premier site est Russia Today (RT). Hier, 20 janvier 2012, RT a publié un texte sur lui-même, célébrant un afflux considérable de visiteurs. Le site attribue cet afflux, – fort justement à notre sens, en fonction de sa couverture exceptionnelle de ces évènements, – à sa présence importante et très diverse, du point de vue de la communication de l’information, dans les affaires SOPA-PIPA, le raid policier officiel (FBI) contre OpMegaupload, les ripostes diverses d’Anonymous, etc. Dans ce cadre qui importe essentiellement à la résistance contre le Système, RT est intervenu avec efficacité, donnant des informations solides, interviewant des personnes liées à la résistance, etc. En face, ce fut le réflexe habituel de notre autocensure psychologique et maniaque (terme pathologique), c’est-à-dire la plus vile et la plus lâche des censures, la censure passive du silence, – disons la censure du négationnisme, puisqu’ils affectionnent ce terme.

«Over one million unique visitors logged on to RT.com in the last 24 hours, and while we can’t say that a particularly well-crafted headline or social media campaign got us that far, we do have an idea how it happened. At RT, we suspect that the recent surge in traffic has something to do with us serving as the only major news source following the biggest story of the day.

»On Thursday afternoon, news broke that some of the biggest websites belonging to the US government and the entertainment industry were collapsing, one-by-one. The action, retaliation for a raid earlier that day on the file sharing service Megaupload, escalated over the course of hours and eventually crippled the websites for the Federal Bureau of Investigation, the US Justice Department and the Recording Industry Associate of America, among others.

»But even if you weren’t trying to get a job with the FBI, browsing case records or checking sales stats on the new Justin Bieber EP, you might not know that several major entertainment and government websites were shut down.

»That’s because even though thousands of hacktivists attacked the websites for the FBI, the US Copyright office, the DoJ and the RIAA — along with several other related sites — on Thursday, the mainstream media by and large were blind to a massive campaign launched by some very angry users of the World Wide Web.

The mainstream media did cover, to a degree, an early Thursday raid on the website Megaupload, a crackdown that involved arresting several affiliated persons for their role in what US authorities say was a massive conspiracy that raked in millions of dollars, robbed the entertainment world of potentially billions and violated an entire slew of copyright laws. The aftermath, however, an online attack launched at both the Hollywood and Washington DC entities responsible for the raid — went unnoticed.

 

»That is, of course, except for on RT…»

• Le second cas est l’action de révocation de la licence d’utilisation de la plate-forme Sky par la chaîne de télévision iranienne PressTV.com, sur décision de l’organisme officiel OffCom (Office of Communication). La plate-forme Sky fait partie de ce qu’il reste de l’“empire Murdoch”. Le site PressTV.com estime (le 20 janvier 2012), en s’appuyant sur une interview du journaliste britannique Phil Rees, qu’il s’agit d’un acte de censure. Il explique que l’OffCom est proche de la famille royale et que la famille royale n’a pas apprécié certaines nouvelles sur elle-même diffusées par PresTV.com ; on pourrait ajouter que Sky, c’est-à-dire Murdoch, ne doit pas être fâché de ce “service” rendu à la dignité de la fonction royale. L’alliance de la dignité royale, d’un gouvernement dont on mesure chaque jour la hauteur morale et l’intelligence de l’efficacité, et du prince de la corruption qu’est Murdoch, situe le fond de bassesse où les directions politiques du bloc BAO stagnent aujourd’hui sous l’empire du Système. Dans ce cas, la censure devient une sorte de réflexe machinal, comme on se gratte.

«In an exclusive interview with Press TV on Friday, Phil Rees said Ofcom's assumption of balance and impartiality is delusional, adding that UK laws are essentially geared towards “restricting debate” in the country.

»On Friday, Ofcom revoked Press TV's license for what it calls breaching the broadcasting code. This while, Ofcom had earlier hit Press TV with a fine of 100 thousand pounds. The British media regulator stepped up pressure on Press TV after the news channel covered British police crackdowns on anti-austerity protesters in London and other British cities.

»Ofcom is said to have close ties to Britain's royal family. The cables released by the whistleblower website WikiLeaks show that Press TV's programs on the royal wedding, which many in the country described as extravagant, angered the royal family.

»Many observers have also noted that the British government's hostile campaign against Press TV has its roots in the channel's extensive and transparent coverage of the role that the British government played in the killing of tens of thousands of innocent people in Iraq and Afghanistan. Press TV has extensively given coverage to Britain's support for autocratic Persian Gulf monarchies and even given legitimacy to the dictatorial regimes in Bahrain and Saudi Arabia.»

 

Mis en ligne le 21 janvier 2012 à 06H24

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