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25/01/2012

Le régime de Géorgie, qui fut protégée par l'Europe, est finalement reconnu, aujourd'hui, comme dictatorial par les USA themself.

La Géorgie a déçu l’Occident

Sergeï Il'ichev
24.01.2012, 15:58

Photo: RIA Novosti
     

 

L’organisation internationale des droits de l’Homme avec siège aux Etats-Unis, Human Rights Watch, a publié un rapport, critiquant la Géorgie pour le respect insuffisant des droits de l’Homme. Cela pour la dispersion l’année dernière de l’action de protestation de l’opposition, les atteintes à la liberté d’expression aux médias et l’expulsion des réfugiés.

 

Les auteurs du document indiquent qu’en dépit des relations privilégiées de l’Europe et des Etats-Unis avec la Géorgie, ils n’ont toujours pas réussi à obtenir d’elle une amélioration dans la sphère des droits de l’Homme. Les experts occidentaux sont le plus préoccupés par des restrictions de la liberté de rassemblement des citoyens. L’un des exemples les plus révoltants est la dispersion d’une manifestation des opposants en mai 2011.

La publication, enfin, d’un tel rapport réjouit, mais ses conclusions évoque des faits isolés, en passant sous silence l’essentiel : l’absence des libertés démocratiques en Géorgie. C’est, notamment, l’avis de l’expert à l’Institut de la CEI, Félix Stanevski, exprimé dans son interview à la «Voix de la Russie».

Passe encore que la critique de la Géorgie pour la violation des droits de l’homme se fait au niveau des organisations. Plus grave est qu’on choisit un détail, en créant l’impression que pour tout le reste tout va bien, sauf quelques défauts. Et pourtant il est clair que c’est un régime autoritaire qui prospère en Géorgie. Quant à la violation des droits de l’homme, elle paraît évidente dans le cas des minorités nationales, comme dans celui de l’opposition. En Géorgie l’Eglise arménienne est persécutée. Les églises arméniennes sont reconstruites et passent sous la main du clergé géorgien. L’opposition géorgienne est pourchassée sous main. Et même une opposition pro-occidentale constate le caractère autoritaire du régime en Géorgie et appelle son chef dictateur.

Le rapport de Human Rights Watch a constitué une surprise, a noté Vladimir Khomeriki, chef du Congrès de communautés ethniques de Russie.

Les Etats-Unis et l’Europe n’usent plus d’approches doubles à l’égard de la Géorgie et du régime de Saakachvili. Ses violations grossières des droits de l’homme font détourner de lui ses patrons, bien qu’il fasse tout pour leur plaire. Un mécanisme de répression du peuple est créé. Les deux tiers du budget vont au financement des structures fortes de Géorgie.

En Géorgie on viole également les droits des citoyens en puissance. Ainsi Tbilissi a fait échouer le plan du Conseil de l’Europe de rapatrier les Turcs-Meskhètes, déportés dans les années 40 du siècle dernier. Et tant que ce régime se maintient à Tbilissi, la situation avec les droits de l’Homme en Géorgie a peu de chances de s’améliorer.

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