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30/01/2012

La Commission Européenne veut supprimer les retraites. Ce seront donc les actifs qui entretiendront leurs parents (parricides à prévoir).

Une Union Européenne sans la pension

28.01.2012, 01:25

Photo: RIA Novosti
     

 

De l’aveu du Commissaire européen à l’Emploi, aux problèmes sociaux et à la politique de l’intégration sociale Andor Laszlo, dans les conditions de la crise économique et financière en cours les gouvernements européens n’ont d’autre solution que de partager le fardeau des problèmes économiques avec leurs citoyens: «Il faut à la fois et simultanément repousser l’âge du départ à la retraite dans tous les pays et augmenter le montant des cotisations à verser aux fonds de pensions».

 

Les détails avec notre observateur Piotr Iskenderov.

Les propositions de la Commission Européenne consistent soit à supprimer l’âge de la retraite, soit à le repousser à 75 ans simultanément dans tous Etats membres de l’UE. Ces années-ci l’âge moyen du départ à la retraite dans l’UE oscillait autour de 61-62 ans, en cédant au Japon (70 ans), mais aussi aux Etats-Unis (65 ans). En même temps la tendance démographique est au vieillissement progressif de la population en Europe.

A première vue, dans le contexte présent la suppression de l’âge de la retraite peut sembler «le moindre des maux». Or des telles évaluations ne rencontrent visiblement pas de compréhension dans des pays comme la Belgique, la Grande-Bretagne, la Bulgarie, où des actions de protestation de masse contre la hausse de l’âge de la retraite se sont déjà déroulées ces dernières semaines. Le gouvernement bulgare proposait de repousser l’âge du départ à la retraite de seulement douze mois, mais a été obligé de renoncer.

En cas de suppression totale ce sera précisément la population active décroissante qui devra entretenir leurs parents et grands-parents. Pour le budget d’Etat c’est probablement un bien, mais pour la stabilité sociale la proposition de la Commission Européenne va plutôt s’avérer une menace réelle.
Nikolaï Kavechnikov qui dirige la section de l’intégration politique à l’Institut de l’Europe auprès de l’Académie russe des sciences, a remarqué en parlant à notre correspondant:

«Le budget annuel de l’UE comme institution varie actuellement autour de 140 milliards d’euros. C’est 1 % du PIB des pays membres de l’UE. Alors que les budgets nationaux totalisent environ 40 % du PIB. C’est-à-dire que les gouvernements des pays de l’UE ont à leur disposition à peu près 40 fois plus que l’organisation. Et il appartient tout de même aux gouvernements eux-mêmes de résoudre les problèmes liés aux fonds de pensions et aux cotisations à verser. C’est autre chose qu’au regard de garder le soutien électoral il est difficile et politiquement dangereux de s’en occuper».

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